Réassurance: ambiance de plomb à Monte-Carlo

Sortis par le haut de la crise financière, les réassureurs doivent maintenant soigner leur rentabilité technique, dans une conjoncture qui demeure incertaine.

Le coeur n'y était visiblement pas, cette année, à la cinquante-quatrième édition des Rendez-vous de septembre, qui réunissait, comme tous les ans, acheteurs, fournisseurs et intermédiaires de réassurance. En cause, une crise interminable dont nul n'entrevoit réellement l'issue, et une configuration, côté réassureurs, digne des années les plus compliquées, avec des surcapacités qui pèsent sur les tarifs et menacent donc la rentabilité technique des affaires. « Le niveau des taux est déjà très bas, et nous ne voyons pas comment nous pourrions encore descendre », résume Thomas Hess, managing director chez Swiss Re.

Le tout, sous l'oeil vigilant des agences de notation, pour lesquelles les perspectives du secteur à horizon de 12 à 18 mois ne sont guère réjouissantes. « Il y a, certes, des facteurs positifs, mais ils sont obérés par des éléments qui, s'ils ne sont pas bien gérés, peuvent nuire aux résultats des réassureurs », résume Lotfi Elbhardadi, directeur groupe assurances chez Standard and Poor's.

Alors que les réassureurs misaient sur un accroissement de la demande de la part des cédantes, notamment dans la perspective de la directive Solvabilité 2, les études montrent que celles-ci ont, au contraire, réduit la voilure. Et rien n'indique que leur budget sera plus élevé pour 2011. Moody's souligne ainsi que 83 % des sondées envisagent d'acheter autant, voire moins, de capacités que pour 2010, même si 28 % prévoient d'acheter davantage de protections en cat' nat'.

Baisse de la demande sans hausse des taux

Cette baisse de la demande, alors que l'offre est surabondante, ne peut même pas être compensée par des hausses de taux, puisque les dommages des neuf premiers mois n'ont pas été assez conséquents pour enclencher le mouvement, comme l'a constaté le président du directoire de Hannover Re, Ulrich Wallin. Pour 2011, celui-ci veut néanmoins croire en la bonne discipline du marché, et aux promesses de croissance des marchés émergents, de l'agriculture ou encore de l'assurance-crédit et des Insurance Linked Securities (ILS).

Chez Scor, le mot discipline reste également de mise, quitte à continuer de résilier une partie des affaires si le compte n'y est pas. Le réassureur français est revenu dans le détail à Monte-Carlo sur son nouveau plan stratégique triennal, Strong Momentum (lire p. 27).

Parmi les autres nouveautés sur le marché, Partner Re et Paris Re mènent leur première campagne de renouvellements d'après-fusion et Philippe Renault, auparavant directeur adjoint d'Aon Benfield, a fait sa rentrée comme patron de l'entité française de Guy Carpenter.

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