[DOSSIER] Résultats semestriels 2015 : les réassureurs (E-dossier) 2/6

Résultats semestriels 2015 : Fort de bonnes performances endogènes, Scor dit ne pas avoir besoin de consolidation

Résultats semestriels 2015 : Fort de bonnes performances endogènes, Scor dit ne pas avoir besoin de consolidation

Le groupe piloté par Denis Kessler affiche sur le premier semestre 2015 un résultat net de 327 M€, en hausse de près de 28%, pour des primes de 6493 M€, en hausse de 19,6% à change courant et de 5,3% à change constant. Scor affirme pouvoir croitre sans consolidation.

Dans un marché de la réassurance tendu, marqué par le retour de la consolidation, Scor profite de son statut de grand réassureur et de son positionnement équilibré entre vie et dommages. Au premier semestre 2015, le groupe piloté par Denis Kessler affiche ainsi un résultat net de 327 M€, en hausse de près de 28%, pour des primes de 6493 M€, en hausse de 19,6% à change courant et de 5,3% à change constant. Les fonds propres augmentent de 5,2 % au premier semestre 2015 pour atteindre 6 026 M€ au 30 juin, et les actifs affichent un rendement de 3,4%.

Certes, le groupe a été aidé par la réalisation de 128M€ de plus-values (dont 77 M€ sur actions), à analyser comme « des prises de gains sur le premier semestre » (la probable hausse des taux aux Etats Unis et au Royaume Uni au second semestre risquant d’avoir un effet négatifs sur les marchés actions), et non comme « une tonte de la performance », selon les termes de François de Varenne, CEO de SCOR Global Investments. Il n’en demeure pas moins que dans le détail, Scor affiche des résultats cohérents avec les ambitions de son plan stratégique « Optimal Dynamics », qui court jusqu’à fin 2016. En particulier, le rendement des fonds propres annualisé atteint ainsi  11,1 %, soit 1 112 points de base au-dessus du taux sans risque.

Baisse des prix contenue

En Dommages, Scor Global P&C affiche ainsi une croissance de 5,9% à change constant, avec des primes brutes émises de 2859 M€. Le ratio combiné reste stable sur le semestre, à 90,9%, la faible sinistralité « cat nat » (1,8 point de ratio de sinistralité contre 7 points budgétés) étant compensée par « un nombre anormalement élevé de grands sinistres industriels » (le plus important, un sinistre offshore, représentant 2,3 points de ratio de sinistralité, soit 55 M€ net avant impôt), phénomène qui devrait rester isolé. « Il n’y a pas de tendance de fond car cela les secteurs et les causes sont très différents », indique Victor Peignet, CEO de Scor Global P&C, anticipant « un retour à la normale sur les deux prochains trimestres ». Le groupe précise que « le ratio combiné net normalisé (avec un budget de sinistralité en matière de catastrophes naturelles de 7 %) s'établit à 96,1 % au premier semestre 2015 et intègre l'impact du sinistre Offshore susmentionné » et confirme  l'hypothèse d'un ratio combiné normalisé de 94 % pour 2015. Le groupe qualifie de « solides » les renouvellements de juin-juillet (qui portent sur environ 10 % du volume annuel total des primes de Scor Global P&C) même si les prix ressortent en baisse de 2,4%. Scor précise toutefois que sur le premier semestre 2015, la baisse des tarifs, qui se confirme « trimestre après trimestre » a été limitée à 1%. « Nous arrivons mieux à contenir la baisse des prix que nos principaux concurrents », commente Denis Kessler.

La vie dépasse le dommage

Sur le front de la réassurance vie, qui compte désormais pour 55% des primes, le groupe affiche Les primes brutes émises de 3634 M€, en hausse de 20,1 % à taux de change courants (+4,9 % à taux de change constants). La marge technique de SCOR Global Life s'élève à 7,2 % sur le premier semestre 2015, soit un taux stable par rapport au premier semestre 2014, et cohérent avec le plan stratégique. Interrogé sur le léger glissement du mix activité au profit de la vie, le groupe répond que son objectif est de « rester à 50 / 50 » entre vie et dommages, la « digestion » des acquisitions récentes (Transamerica re, Generali US) expliquant que le curseur se soit légèrement déplacé.

La consolidation n’est pas une nécessité

A cet égard, le PDG Denis Kessler se veut très clair : même s’il estime qu’effectivement, les conditions sont réunies pour lune nouvelle vague de consolidation entre réassureurs, « Scor fait la démonstration que l’on peut croitre sans consolidation, avec une rentabilité technique extraordinaire. La consolidation n’est donc pas une nécessité pour Scor, compte tenu de ses performances endogènes ». Quant à la consolidation en cours sur le marché de l’assurance dommages (Ace /Chubb, Zurich Insurance / RSA), elle confirme selon lui le « tiering » du marché, c’est-à-dire sa segmentation entre acteurs de première catégorie (Munich re, Swiss re, Hannover re et Scor) et acteurs de deuxième et troisième catégorie, qui eux, sont potentiellement concernés par la consolidation. « Les grands réassureurs tirent mieux leur épingle du jeu que les petits », affirme ainsi Denis Kessler. Etre bien noté par les agences de notation est également et de toute éternité, un atout dans le monde de la réassurance. A cet égard Scor devrait profiter du relèvement récent de sa note par Fitch, passée de « A+ perspective positive » à « AA- perspective stable ».

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