[DOSSIER] Premier semestre 2014 : les résultats dans le secteur [...] 15/25

Scor a réussi son « équation magique » au premier semestre

Scor a réussi son « équation magique » au premier semestre

Denis Kessler, le PDG de Scor, a de quoi être satisfait. Les résultats du premier semestre répondent en effet à « l’équation magique rentabilité – solvabilité – croissance » au cœur de son nouveau plan stratégique « Optimal Dynamics », annoncé en septembre dernier. « Au premier semestre, nous avons réussi à combiner les trois éléments », se félicite-t-il ainsi.

Croissance tirée par Generali US

Concrètement, le réassureur, qui profite notamment des effets de « la très bonne intégration réussie » de Generali US sur son activité vie (les primes brutes ont progressé de 19,5% en vie, dont 2,6% de croissance organique), mais aussi des « bons renouvellements de Scor Global P&C et de la signature d’importants nouveaux contrats par Scor Global Life », affiche une croissance de 12,5% de ses primes brutes émises à 5427 M€ à taux de change constants (+8,9% à taux de change courants). « En vertu du principe de congruence, qui fait que nous gérons nos actifs dans la monnaie correspondant à nos engagements, raisonner à taux de change constants est ce qui reflète le mieux la croissance du groupe », explique Denis Kessler. Le semestre a été marqué par d’importants effets de change pour le groupe, dont les primes sont facturées à 38% en dollars, 24% en euros, 10 % en livres et le reste en monnaies diverses (yen, won, Rmbi).

Erosion tarifaire limitée

Scor indique par ailleurs de pas pâtir de la baisse des tarifs à deux chiffres constatée sur certaines branches en dommages, du fait de sa faible exposition aux catastrophes naturelles aux Etats-Unis, notamment comparé à certain de ses concurrents. « Notre situation nous immunise de la baisse des tarifs sur les cat’ aux Etats-Unis, et nos programmes cat’ américains sont rentables », avance Denis Kessler. Rappelant que « les évolutions tarifaires dépendent de chaque portefeuille », il indique que les renouvellements du 1er juillet, qui incluent notamment les traités catastrophe aux Etats-Unis, se sont soldés par une baisse des prix de l’ordre de 3% cat’ comprises, et de 0,8% en les excluant.

Bonne rentabilité technique

La croissance ne s’est donc pas faite au détriment de la rentabilité. « Nos résultats techniques sont très bons. Le ratio combiné, à 90,9% (contre 94,3% au premier semestre 2013), est le plus bas jamais enregistré depuis que je suis à la tête de Scor », indique Denis Kessler. Certes, le premier semestre 2014 s’est montré particulièrement clément sur le front des catastrophes naturelles, dont le budget annuel est chiffré par Scor à 7 points de ratio combiné. Mais le ratio combiné attritionnel (hors cat’ nat’) s’est également amélioré, de l’ordre de 0,7 point, reflet « d’une activité de meilleure qualité globalement ». En vie, la marge s’est légèrement dégradée, passant de 7,4% à 7,2%, mais reste en ligne avec ce que cible le groupe. Le rendement de fonds propres (ROE) annualisé est, à 10,3%, cohérent avec l’objectif d’un rendement supérieur de 1000 points de base au taux sans risque, et le rendement des actifs, à 2,9%, se situe dans le haut de la fourchette de 2,5% à 2,9% évoquée par le groupe sur l’année. Enfin, le ratio de solvabilité, calculé à partir du modèle interne du groupe, ressort à 231%, contre 221% à fin 2013.

Impact limité des catastrophes aériennes

Revenant sur la série de catastrophes aériennes récentes (Air Algérie, Malaysia Airlines, bombardements de l'aéroport de Tripoli), qui impacteront les comptes du troisième trimestre, Denis Kessler explique qu’elles auront un impact de l’ordre de 25 à 35 M$ (après rétrocession et avant impôt. « Cela peut sembler important, mais rapporté au 5 Md€ de primes de Scor Global P&C sur l’année, cela reste totalement dans le budget et cela n’aura pas d’incidence sur la rentabilité du troisième trimestre », indique Denis Kessler. Le groupe est présent dans le domaine des risques aériens via deux pools, la Réunion Aérienne et le pool mondial de Londres, mais il n’est pas présent dans l’aviation war business, qui est un risque spécifique.

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