Tricentenaire, le Lloyd's s'offre un lifting pour maintenir son rang

Le plus vieux marché de l'assurance, qui a affiché des bénéfices semestriels en léger retrait, continue de revendiquer son attrait par rapport à d'autres places financières et poursuit sa modernisation.

Après plus de trois cents ans d'existence, le marché de l'assurance londonien ne se laisse pas émouvoir par le moindre cyclone ni même par la popularité croissante de places financières concurrentes. Luke Savage, directeur financier du Lloyd's, confiait ainsi, juste après la publication des résultats semestriels de l'institution le 27 septembre dernier, qu'il ne s'inquiétait pas de la tendance croissante de ses membres à domicilier leur siège aux Bermudes, pour payer moins d'impôts. « Il y a toujours des entreprises au sein du Lloyd's. Seulement, elles encaissent leurs bénéfices à l'étranger. » Ces derniers mois, Hardy, Omega, Hiscox, Wellington et Amlin ont, en effet, tous mis le cap sur les Bermudes pour y alléger leur feuille d'impôts.

Réformer l'impôt pour retenir les assureurs

Toutefois, le marché de l'assurance londonien n'a pas caché qu'il réfléchissait actuellement à des solutions pour alléger la fiscalité en Grande-Bretagne, et qu'il avait, de ce point de vue, l'écoute du ministre des Finances, Gordon Brown, conscient que l'industrie financière était la plus importante du pays. Après tout, le plus vieux marché de l'assurance semble avoir toutes les raisons du monde de ne pas s'inquiéter.

Sur les six premiers mois de l'année, le Lloyd's a publié un ratio combiné (le rapport coûts et sinistres sur primes) de 86 %, contre 87,3 % un an plus tôt, ce qui le place, selon ses propres estimations, au premier rang mondial en termes d'efficacité : la place financière a fait donc mieux que les Bermudes (89 % en moyenne), nettement mieux que les assureurs dommages américains (97 %), mais également bien mieux que les assureurs et les réassureurs européens (93 %). Outre l'allégement de la fiscalité, d'autres chantiers attendent le marché de l'assurance londonien. « Quand je suis arrivé à la tête du Lloyd's, j'ai découvert un marché extrêmement fort, avec une salle de "trading" particulièrement active. En revanche, j'ai également remarqué que les processus de back-office n'étaient pas dignes d'une salle de marché du xxie siècle. » Fidèle à sa réputation, Richard Ward, le nouveau directeur général du Lloyd's qui s'exprimait lors d'une séance de questions-réponses aux analystes, a également mis un point d'honneur à poursuivre la transformation du marché londonien tricentenaire en une salle électronique flambant neuve.

Les transactions comptables à l'heure électronique

Depuis le 11 septembre dernier, le marché de l'assurance a mis en place une procédure de gestion des documents électroniques, un projet commencé avant l'arrivée de Richard Ward, et dont les bénéfices, selon le directeur général, devraient se faire sentir dès l'année prochaine. « Il y a d'autres projets que nous sommes en train d'étudier, par exemple les transactions comptables électroniques ».

Dès le mois de janvier prochain, le directeur général devrait d'ailleurs définir un nouveau business plan. Signe que le vieux marché londonien n'a nullement l'intention de se laisser détrôner.

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