[DOSSIER] Spécial Lyon 6/7

Ressources humaines : des emplois à saisir, la qualité de vie en plus

Les opportunités de carrière dans l'assurance ne manquent pas à Lyon. Et même si les salaires ne sont pas à la hauteur de ceux proposées en région parisienne, le cadre de vie suscite les candidatures.

Boulevard Vivier-Merle, troisième arrondissement de Lyon. C'est ici, en plein coeur du quartier d'affaires de La Part-Dieu, qu'April a installé, il y a cinq ans, son imposant siège mondial. Et c'est à peine à 200 mètres de celui-ci qu'en mai prochain, un bâtiment tout neuf accueillera environ 400 salariés des filiales du courtier lyonnais et ses futurs collaborateurs. « En 2012, nous avons recruté 312 personnes en Rhône-Alpes, soit les deux tiers de nos embauches en France. Or, cette année, nos objectifs sont aussi élevés », explique Bruno Vialard, le directeur des ressources humaines d'April.

Avant tout des forces commerciales

Avec ses 8 900 salariés, la région représente 6% de l'effectif français du secteur. Les commerciaux y sont surreprésentés, avec 20 points de plus que la moyenne nationale.

Majoritairement dans le Rhône

Le poids du Rhône reflète celui des sièges sociaux installés à Lyon. Suivent les autres grands pôles régionaux que sont Grenoble (Isère) et Saint-Étienne (Loire).

Un vivier très courtisé

À Lyon, le monde de l'assurance crée des emplois. Et pas uniquement chez April. En pleine croissance, le courtier grossiste Alptis a ainsi embauché près de 200 personnes en 2012, tous statuts confondus, notamment dans les fonctions supports. Malheureusement, pour Béatrice Métral, sa directrice des ressources humaines, « attirer certains talents à Lyon, ce n'est pas toujours évident, par exemple pour certaines professions, comme les actuaires, dont les candidats, déjà trop rares, sont majoritairement installés à Paris ».

La capitale des Gaules est pourtant le fief de l'une des filières d'excellence du métier (lire L'Argus de l'assurance du 22 février 2013), l'Institut de science financière et d'assurances (Isfa). Situé dans le sud de Lyon, à deux pas du stade Gerland, cet établissement d'enseignement supérieur fréquenté par plus de 600 étudiants forme une centaine d'actuaires par an. « Certes, nous avons des liens privilégiés avec toutes les entreprises locales qui recrutent. Pour autant, le marché est tellement tendu pour cette population que beaucoup d'acteurs de l'assurance n'hésitent pas à venir de Paris pour faire passer des entretiens d'embauche au sein même de l'école », indique Nicolas Leboisne, administrateur provisoire de l'Isfa.

  • 15 à 20% La différence de salaire entre l'Île-de-France et la région lyonnaise
  • 2 heures Le temps de trajet en TGV entre Paris et Lyon
  • 3% Le turnover chez Apicil

Du temps...

Dans ces conditions, comment les entreprises lyonnaises tirent-elles leur épingle du jeu ? « Ici, les sociétés ont un avantage que n'auront jamais celles d'Île-de-France : le cadre de vie », explique Antoine Sutterlin, manager du cabinet de recrutement Walters People Lyon. Selon un sondage de l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) publié le 15 mars 2012, la région Rhône-Alpes arrive en tête de celles qui allient le mieux dynamisme économique et qualité de vie pour les jeunes cadres. Et Lyon est considérée comme l'agglomération française la plus attrayante pour s'y installer et y travailler. Pour les personnes interrogées, le temps de trajet domicile-bureau est le critère principal pour juger de l'attrait d'une ville. « Or, pour venir travailler le matin et rentrer chez eux le soir, nos collaborateurs ne passent pas des heures dans les transports. Cela contribue à leur épanouissement professionnel », observe Béatrice Métral. Implanté également dans le troisième arrondissement, le courtier grossiste se trouve précisément à 7 minutes en métro de la place Bellecourt, considérée comme le centre-ville de Lyon. Et à dix minutes à Vélo'V, le précurseur du Vélib' parisien, de la gare TGV de La Part-Dieu.

Apicil, qui a regroupé il y a trois ans ses locaux dans le Quartier de l'industrie, à Lyon-Vaise, est un peu moins bien desservi par les transports. Pour autant, le cinquième groupe de protection sociale français - le seul à ne pas avoir son siège en région parisienne - ne manque pas d'atouts pour attirer les postulants. Situé le long de la Saône, entre les monts d'Or et les collines de l'Ouest lyonnais, ce nouveau site haute qualité environnementale accueille 650 personnes sur 18 500 m², dans un cadre préservé, à 3 km du siège, situé à Caluire-et-Cuire. « Nos collaborateurs sont sensibles à l'environnement dans lequel ils travaillent », remarque Christian Musil. Le directeur du développement des relations humaines d'Apicil ajoute : « D'ailleurs, quand un candidat parisien postule chez nous, c'est souvent parce qu'il veut se rapprocher de la nature. » Notamment des montagnes : les stations de ski les plus proches sont à moins de une heure et demie.

Romain Di Meglio, responsable croissance externe d'April « Une certaine quiétude règne dans cette ville »

« Parisien d'origine, je suis venu m'installer à Lyon il y a deux ans. Entre les deux métropoles, la qualité de vie est nettement différente. Ici, j'habite à 500 mètres de l'entreprise. Mon loyer est deux fois moins cher. Et je mets rarement plus de quinze minutes pour aller d'un endroit à un autre. En fait, une certaine quiétude règne dans cette ville. J'ai été étonné de voir que, contrairement à Paris, les gens ne couraient pas pour attraper leur métro ! Autre bonne surprise : alors que mes fonctions professionnelles m'amènent à me rendre régulièrement à l'étranger, de nombreux vols internationaux partent directement de l'aéroport lyonnais. »

... contre un peu d'argent

Reste néanmoins un point sur lequel les entreprises lyonnaises ont toujours du mal à s'aligner sur les parisiennes. « Entre l'Île-de-France et la région lyonnaise, il y a une différence de salaires de 15 à 20% », observe Bruno Vialard. Un écart qui n'inquiète pas pour autant le DRH d'April : « Les candidats que nous rencontrons sont prêts à sacrifier une partie de leur rémunération en contrepartie d'un meilleur confort de vie. » Entre les loyers lyonnais et parisiens, le coût peut ainsi passer du simple au double.

Autant dire que dans ce contexte, si les candidats à l'emploi se posent des questions avant de poser leurs valises à Lyon, ils ont ensuite beaucoup de mal à bouger professionnellement. C'est ce qui expliquerait pourquoi le turnover ne dépasse pas 3% chez Apicil.

En 2012, nous avons recruté exactement 312 personnes en Rhône-Alpes, soit les deux tiers de nos embauches en France. Cette année, nos objectifs sont aussi élevés.

Bruno Vialard, directeur des ressources humaines d’April

Nos collaborateurs sont sensibles à l’environnement dans lequel ils travaillent. Quand un Parisien postule chez nous, c’est souvent parce qu’il veut se rapprocher de la nature.

Christian Musil, directeur du développement des relations humaines d’Apicil

Pour venir travailler le matin et rentrer chez eux le soir, nos collaborateurs ne passent pas des heures dans les transports. Cela contribue à leur épanouissement professionnel.

Béatrice Métral, directrice des ressources humaines d’Alptis

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