Résultats 2016 : Malakoff Médéric maintient ses positions

Résultats 2016 : Malakoff Médéric maintient ses positions
Aldo Sperber Thomas Saunier, directeur général de Malakoff Médéric

Le groupe de protection sociale, qui affiche un chiffre d’affaires stable à 3,8 Md€ et un résultat en baisse, a privilégié la consolidation de sa solidité financière. La complémentaire santé affiche une progression légèrement supérieure au marché.

La stabilité du chiffre d’affaires de Malakoff Médéric à 3,8 Md€ en 2016 constitue, selon Thomas Saunier, directeur général du groupe, « plutôt une bonne performance car le marché est de plus en plus concurrentiel ». Une analyse particulièrement valable pour l’assurance santé, qui représente 51,6% du chiffre d’affaires récurrent du groupe avec 1,9 Md€ (+2,1 % par rapport à 2015), où le groupe a été confronté à la fin des clauses de désignation, aux « effets pervers » de l’ANI et de la réforme des contrats responsables. Thomas Saunier évalue d’ailleurs l’impact de cette dernière à 40 M€, du fait de la baisse des garanties d’offres qui dépassaient souvent le plafond des nouveaux standards réglementaires, et donc des cotisations. Malgré cet environnement défavorable, la progression en santé est légèrement supérieure à celle du marché (1,3% selon les données du Fonds CMU-C)

La prévoyance en recul

En prévoyance, le chiffre d’affaires baisse à 1,5 Md€ (-2,3%) par rapport à 2015. Un recul inférieur aux -5,7% qui ressortaient dans le dernier classement de la prévoyance de l’Argus de l’assurance. Mais les chiffres de notre classement sont établis sur la base des données comptables, tandis que Malakoff Médéric communique ses résultats en chiffre d’affaires « récurrent », une notion qui prend notamment en compte des retraitements de réassurance en interne. Thomas Saunier impute la baisse de l’activité prévoyance à un gros contrat d’assurance emprunteur, dont le groupe portait le risque, aujourd’hui en run-off  et qui se traduit par une perte de chiffre d’affaires non compensée par des affaires nouvelles.

En santé comme en prévoyance, l’assurance collective se taille toujours la part du lion, puisqu’elle représente 85% du C.A., réalisé pour un tiers avec le courtage – les 15% réalisés en individuelle l’étant à 90% en santé - via Quatrem devenu l'an dernier Malakoff Médéric Courtage.  M. Saunier affirme également que le groupe a, sur ces deux métiers, moins souffert que certains de ses homologues de la fin des clauses de désignation, sur lesquelles il était moins présent.

L’épargne retraite stable

L‘épargne retraite, qui pèse 7,5% du chiffre d’affaires récurrent, a généré un chiffre d’affaires stable à 283 M€. Cette activité devrait rester réduite à la portion congrue tant que le contexte fiscal et l’environnement financier ne seront pas plus incitatifs.

Un résultat en berne

Malakoff Médéric affiche un résultat net en baisse à 7 M€ (126 M€ en 2015). Un recul lié, selon le groupe, a une volonté de privilégier la consolidation de sa solidité financière. Les fonds propres progressent de plus de 200 M€ et atteignent le niveau historique de 4,92 Md€. Le ratio de solvabilité 2 ressort à 203% hors mesures transitoires (210 % en 2015) et 350% avec les mesures transitoires.

Desperspectives favorables pour 2017

Pour l’exercice en cours, le groupe attend un retour à la croissance du fait d’une bonne année commerciale 2016, dont les effets se feront sentir cette année. Il compte sur l’impact de la stratégie offensive déployée dans le cadre du projet d’entreprise mm20, lancé fin 2016.
La transformation digitale constitue un autre volet important de ce plan. Malakoff Médéric n’exclut d’ailleurs pas de lancer, en septembre, un fonds d’investissement dans les start-up. La cible est non seulement les insurtech et fintech, mais aussi la santé et d’une manière plus générale tout ce qui touche aux services « b to b ». Une approche qui s’inscrit dans le continuité de la stratégie de déploiement de services auprès des entreprises clientes en santé et prévoyance.

Une Sgam en 2018

Après l’échec du rapprochement avec La Mutuelle générale en 2016, le groupe entend privilégier, toujours dans le cadre de son plan stratégique, une politique de partenariats en « architecture ouverte ». Le champ potentiellement concerné semble large, puisque le groupe évoque aussi bien les réseaux de soins que le tiers-payant ou encore les accords commerciaux et les mutuelles 45.

Ces dernières pourraient être accueillies au sein d’une société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) dont la création devrait être votée lors de l’assemblée de juin, pour une mise en place effective au 1er janvier 2018. Cette forme juridique est préférée à la Sgaps (société de groupe assurantiel de protection sociale) car le groupe possède déjà une mutuelle d’assurance, la CMAV.

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