Résultats – Mutuelles d’assurances – Internet : La Macif fait cap vers la rentabilité

La multiplication par deux du résultat net IFRS et l'éradication des foyers de pertes n'occultent pas le redressement opérationnel auquel le groupe mutualiste doit s'attaquer.

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Après un exercice 2011 plutôt compliqué, le groupe Macif a en apparence respiré en 2012. En apparence, car la multiplication par deux du résultat net en normes IFRS, à 124,8 M€, n'occulte qu'en partie le redressement structurel de la rentabilité auquel le groupe mutualiste doit désormais s'attaquer. Sur le sujet, son président, Gérard Andreck, et son directeur général, Jean-Marc Raby, semblent au diapason, tout en restant convaincus du potentiel que leur confèrent leurs quelque 5 millions de sociétaires et assurés.

Après dix années de diversification et d'investissements tous azimuts, l'heure est donc à l'optimisation de l'entreprise et à l'amélioration de l'efficacité opérationnelle. C'est d'ailleurs la mission du plan à trois ans présenté en fin d'année dernière. À horizon 2015, la Macif devra ainsi être capable de dégager un résultat net total de 150 M€, d'afficher un ratio combiné de 100%, et de faire en sorte que ses frais généraux, qui représentent 27% des primes, ne progressent pas plus que le chiffre d'affaires.

IdMacif, un modèle qui se cherche encore

Filiale d'assurances 100% Internet de la Macif, IdMacif disposait, fin 2012, d'un portefeuille de 56 000 contrats auto, en hausse de 40% par rapport à 2011 (soit 16 000 contrats supplémentaires). « Un développement assez signifi-catif », selon les termes de Jean-Marc Raby, directeur général du groupe Macif, et ce d'autant que le parti pris a été de ne pas investir massivement en communication, contrairement à certains concurrents. Un « laboratoire » Il reste que ce « modèle un peu différent » doit encore faire ses preuves sur le plan financier. « Nous n'avons pas une rentabilité technique établie, le portefeuille reste modeste, et nous avons encore des ajustements à faire », reconnaît Jean-Marc Raby, évoquant des pertes « de 6 à 7 M€ » pour l'exercice 2012. Une autre difficulté est la « cannibalisation » du portefeuille de sociétaires Macif, de l'ordre de 20%, un taux nettement supérieur à ce qui avait été estimé au départ (entre 1 et 2%). Lancé au mois de juin 2008 comme « distributeur automatique d'assurances en ligne » pour les 27-45 ans, IdMacif visait initialement 150 000 contrats à l'horizon 2015. « Le modèle n'est pas stabilisé. Il n'est pas sûr que l'auto soit le vecteur le plus important pour l'avenir », détaille Jean-Marc Raby, évoquant plutôt la santé comme axe de développement. En attendant, IdMacif fait office de « laboratoire » pour le groupe, notamment par une présence sur les comparateurs, alors que l'offre de la mutuelle en est absente. G. V.

L'urgent est réglé

En 2012, le groupe a paré au plus pressé, en coupant ses deux gros foyers de pertes. Le déficit de Macifilia a été ramené de 108 M€ en 2011 à 15 M€ en 2012, dont près de la moitié correspond en réalité à IdMacif, la filiale 100% Internet (lire ci-dessous). Quant au Portugal, la perte a été ramenée à 4 M€ pour 20 M€ de chiffre d'affaires (contre 18 M€ de pertes en 2010 et 2011). « La situation n'est plus de nature à perturber les équilibres techniques », commente Jean-Marc Raby.

Il reste que la rentabilité opérationnelle, même si elle s'améliore, est encore loin des 100% visés en 2015. Le ratio combiné est encore de 104,3% en 2012 (après 106,8% en 2011). Surtout, le résultat net reste assez largement dépendant d'éléments exceptionnels favorables. Le groupe mutualiste a ainsi extériorisé une plus-value supérieure à 35 M€ en cédant les trois quarts de sa participation dans la société belge Vivium, achetée pour 100 M€ en 2007. Le rebond des marchés financiers, l'an dernier, représente en outre un coup de pouce d'un peu plus de 25 M€ dans les comptes IFRS, effet que l'on ne retrouve pas dans les comptes en normes françaises (98 M€ de résultat net, en baisse de 45%), qui servent pour le calcul de la solvabilité (136% sur la base des fonds propres durs, 214% de ratio global) et pour établir les comptes combinés de Sferen.

Un redressement en demi-teinte


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Simplifier et accélérer

Parmi les leviers opérationnels identifiés, la Macif compte faire évoluer l'organisation de ses onze régions, responsables de la relation avec les sociétaires et les prospects. L'objectif est qu'elles disposent, à l'horizon de deux ou trois ans, de processus normés et unitaires. Autre levier : améliorer le taux de décroché des vingt plates-formes téléphoniques et le faire passer de 85% à 90%. « C'est la première urgence », indique Gérard Andreck.

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