[DOSSIER] L'assurance face au Brexit (E-dossier) 4/8

Royaume-Uni : un Brexit pourrait coûter plus cher aux assureurs

Royaume-Uni : un Brexit pourrait coûter plus cher aux assureurs
En cas de sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni, les assureurs seraient soumis à une réglementation plus contraignante, selon Standard & Poor's.

Selon une étude de Standard & Poor's (S&P), l’hypothèse d’une sortie de Royaume-Uni de l’Union Européenne ne changerait cependant pas la donne pour le secteur.

Depuis l’élection du parti conservateur, le 7 mai dernier, l’hypothèse de l’organisation d’un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE se confirme. Prévu d’ici fin 2017, ce référendum pourrait avoir des conséquences sur les perspectives de croissance des secteurs de la finance et de l’assurance britannique. Dans une étude publiée mardi 23 juin, l’agence de notation Standars & Poor's (S&P) souligne ainsi qu’un Brexit pourrait rogner l’actuel excédent commercial dans les services financiers et l’assurance à hauteur de plus de 3% du PIB britannique. L’impact dépendrait cependant beaucoup des accords commerciaux que le Royaume-Uni parviendrait à négocier post-Brexit.

Contrainte de mise en place de filiales

L’actuelle adhésion européenne permet aux compagnies d’assurances de souscrire des activités dans n’importe quel pays européen sans pour autant y mettre en place des filiales, souligne l’agence de notation. En cas de Brexit, il ne serait donc plus possible aux compagnies européennes de souscrire des risques au Royaume-Uni au travers d’agences ou encore de passeports. Pour rappel, le passeport est « la faculté pour une entreprise agréée d'un État membre de l'Espace Economique Européen d’offrir ses services sur le territoire d'un autre État membre à partir d'un établissement permanent (par exemple, une succursale ou une agence)».

A l’inverse, les sociétés d’assurances britanniques n’auraient plus la possibilité de recourir à l’approbation du régulateur britannique pour exercer leurs droits de passporting dans le reste de l’UE. Selon S&P,  il existe à l’heure actuelle 562 assureurs dommages et 177 assureurs vie hors Royaume-Uni qui y souscrivent des risques via un passeport.  En l’absence de ce sésame, ces entreprises seraient donc contraintes de mettre en place des filiales au Royaume-Uni, ce qui engendrerait des coûts supplémentaires en matière de mise en place mais aussi de capital.

Une réglementation plus sévère

S&P fait également état de la perspective d’une éventuelle réglementation plus sévère de la part des régulateurs britanniques, la PRA (autorité de régulation prudentielle) et la FCA (autorité de conduite financière). De la même manière, les assureurs britanniques devront acquérir des licences pour exercer dans le reste de l’Europe. Mais, pour S&P, ces modifications, bien qu’inconfortables et coûteuses sur le court terme, ne devraient pas conduire à une transformation importante des activités des assureurs britanniques et de ceux du reste de l’Europe.

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