Santé, prévoyance, retraite : les marchés de la collective

Santé, prévoyance, retraite : les marchés de la collective

Toujours difficile d’évaluer les marchés de l’assurance de personnes dite collective, c’est-à-dire développée dans le cadre de l’entreprise ou de la branche professionnelle. Si les statistiques sur la santé sont relativement précises, les chiffres sont beaucoup plus épars en retraite, et surtout en prévoyance « lourde », à savoir les garanties invalidité-incapacité-décès. On peut ainsi regretter l’absence de données fiables sur l’engagement financier respectif des salariés et des employeurs...

Le sens de l’histoire en santé

Depuis une dizaine d’années, les contrats collectifs gagnent du terrain, puisqu’ils représentent 44 % des cotisations collectées en 2015, contre 40 % en 2007. La tendance devrait naturellement s’accentuer avec la mise en oeuvre de la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés au 1er janvier 2016. Mais il faudra attendre 2018 pour mesurer l’ampleur de la bascule du marché, compte tenu d’un décalage de deux ans pour la publication des chiffres de la Dress, seule source officielle réellement fiable à cet égard. En tout cas, les assurés devraient y être gagnants, car les contrats collectifs leur offrent un meilleur retour sur cotisations.

Le collectif domine en prévoyance

En prévoyance, le collectif domine largement sur le segment de la prévoyance dite « lourde » (hors assurance emprunteur, couvertures de type GAV ou assurance homme clé). Du côté des sociétés d’assurance, il représente 51 % des cotisations. Et du côté des institutions de prévoyance (IP), adhérentes du CTip, l’activité est réalisée quasi exclusivement en collective. Mais les IP ont vu leur chiffre d’affaires reculer du fait de la fin des clauses de désignation. À noter que des mutuelles ont une activité prévoyance chiffrée à 1,04 Md€ de prévoyance non-vie par la Mutualité française (FNMF), qui ne fournit cependant pas de ventilation entre le collectif et l’individuel.

LA RETRAITE d’entreprise frémit

La hausse des cotisations des plans d’épargne retraite (PER) entreprises à la fin du premier trimestre 2017, atteignant 607 M€. Plus connus sous le nom d’article 83 en référence à l’article 83 du Code général des impôts qui définit sa fiscalité, ces contrats couvrent désormais 4,2 millions d’assurés, enregistrant une progression de 3,8 % sur un an, selon la FFA.

Selon la Dress, les dispositifs de retraite supplémentaire représentent 207 Md€ de provisions mathématiques en 2015 – autrement dit de réserves constituées par les assureurs afin de garantir le paiement des prestations –, 13 Md€ de cotisations et 6 Md€ de prestations. Par rapport aux régimes obligatoires par répartition, ces produits restent néanmoins « marginaux », indique l’étude. En effet, en 2015, les cotisations associées à ces dispositifs ne représentaient que 4,3 % du montant total des cotisations de retraite (obligatoire et non-obligatoire), la proportion équivalente pour les prestations s’établissant à 1,9 %.

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