Santé : quatre assurtech qui montent

Santé : quatre assurtech qui montent
Santé : quatre assurtech qui montent
Santé : quatre assurtech qui montent
Santé : quatre assurtech qui montent
Santé : quatre assurtech qui montent

Les assurtech ont levé plus de 80 M€ en 2017, contre 26,1 M€ en 2016, 7 M€ en 2015 et 2 M€ en 2014, selon une étude Kleinblue Ratings, une agence de notation spécialisée dans les acteurs innovants de la finance. La santé n’est pas le segment sur lequel elles sont le plus nombreuses, mais elles ont l’ambition de faire bouger les lignes. Focus sur quatre start-up aux positionnements différents.

MesDocteurs ne néglige pas les zones blanches

Les utilisateurs de la plateforme de télémédecine MesDocteurs qui résident dans des zones mal couvertes par Internet peuvent désormais joindre un médecin par téléphone.

MesDocteurs, la start-up marseillaise spécialisée dans l’e-santé, poursuit son développement. Détenue majoritairement (61 %) par le groupe mutualiste Vyv (rapprochement de MGEN, Istya et Harmonie), elle vient de lancer un nouveau service à destination de ses utilisateurs : la téléconsultation téléphonique. Ce service cible prioritairement les zones mal couvertes par Internet qui ne peuvent donc pas utiliser le service phare de visioconférence de la start-up. Il entend également séduire les personnes âgées préférant généralement joindre un médecin par téléphone. « Nous proposons désormais une offre à 360° via l’ensemble des canaux de communication existants en télémédecine : e-mail, chat, visioconférence », se réjouit Séverine Grégoire, cofondatrice de MesDocteurs. Que de chemin parcouru depuis son lancement en 2015 par l’équipe fondatrice de Monshowroom (start-up vendue au groupe Casino fin 2014). « Tout est allé très vite, reconnaît Séverine Grégoire, avec une levée de fonds d’1,2 M€, début 2016, auprès d’Omnes Capital, Partech Ventures et de Delta Assurances, puis l’accord de l’Agence régionale de la santé qui a autorisé MesDocteurs à poser un diagnostic en ligne et délivrer des ordonnances, puis notre rachat... » La plateforme MesDocteurs, grâce à ses partenariats avec les assureurs et les mutuelles, propose ses services de téléconsultation médicale à 15 millions d’assurés. Elle s’est fixé un objectif clair : réaliser deux millions de téléconsultations d’ici à 2020.

Caroline Dupuy

 

Betterise donne le bon conseil au bon moment

La jeune pousse spécialisée dans le coaching santé a réussi à devenir rentable en cinq ans, sans levée de fonds.

Pour se sentir bien et aller mieux, il suffit de bouger, de manger plus équilibré, et de mieux dormir. Sur la base de ces principes, Betterise a été créé en 2013 pour proposer un service d’accompagnement et de coaching santé. L’idée est simple : avec les nouvelles technologies, il est possible de créer une plateforme « qui envoie le bon conseil à la bonne personne au bon moment ». Betterise aborde 17 thématiques différentes (sommeil, poids, nutrition, tabac...) permettant de mettre en place un programme complet de prévention. L’idée, parfaitement dans les préoccupations des assureurs santé, a en plus été portée par un des médecins les plus connus de France, l’animateur de télévision et de radio Michel Cymes, qui figure parmi les cinq fondateurs. Lorsqu’en 2015, le groupe Harmonie a décidé de devenir client de Betterise pour proposer gracieusement à tous ses assurés un accès aux services de coaching en ligne de la start-up, une étape décisive a été franchie. Mais la plateforme s’enorgueillit d’avoir d’autres grands clients, comme la Croix-Rouge qui propose les services Betterise à ses donateurs, le groupe hospitalier Capio (pour ses salariés), et Auchan, qui achète un coaching centré sur la nutrition pour ses clients. La plateforme s’est aussi internationalisée, avec la mutuelle belge Partena, et l’assureur suédois Gjensididge. Au bout de cinq ans, la réussite est au rendez-vous. Grande originalité dans le monde des start-up, Betterise s’est contentée des capitaux apportés par ses cinq fondateurs et n’a procédé à aucune levée de fonds. Le business model est d’ores et déjà validé puisque l’entreprise, qui affiche en 2017 un chiffre d’affaires de 1,5 M€, est bénéficiaire. En 2018, Betterise table sur un chiffre d’affaires entre 2 et 2,5 M€.

Séverine Charon

 

Qalyo se diversifie vers les hôpitaux et les laboratoires pharmaceutiques

Après les mutuelles, la start-up, qui propose un carnet de santé virtuel et intelligent, s’ouvre au milieu hospitalier et aux laboratoires pharmaceutiques.

Qalyo, c’est la rencontre entre Laurent Goldstein, docteur en médecine – et ancien directeur santé de Mondial Assistance France –,spécialiste des programmes d’accompagnement des malades, et Jean-Marc Daillance, ingénieur bénéficiant d’une longue expérience industrielle chez Zodiac. Avec l’aide d’une équipe d’ingénieurs, ils ont développé un assistant médical personnel digital. Ce dernier, consultable sur téléphone portable, vise à démocratiser et améliorer le suivi médical. Sorte de carnet de santé virtuel et intelligent, il permet d’accroître la connaissance de l’individu sur sa maladie, de le responsabiliser et de lui organiser un parcours de soin. « C’est un outil, simple à utiliser, qui propose son savoir-faire en organisation sanitaire, résume Laurent Goldstein. De plus, Qalyo reprend les règles de bonnes pratiques médicales codifiées par la Haute autorité de santé. » Initialement développé pour les mutuelles soucieuses d’enrichir leur palette de services dédiés au bien-être et à la santé, ce produit intéresse depuis peu le milieu hospitalier. « Il s’agit notamment pour les cliniques et hôpitaux d’améliorer la gestion du risque d’un assuré hospitalisé. » Cette année, le produit s’ouvrira également aux laboratoires pharmaceutiques. « Ceux-ci cherchent, par exemple, à cibler les bonnes personnes pour connaître les bénéfices de tel ou tel médicament. » Pour faire face à ce développement, la société envisage d’ouvrir dès cette année son capital, aujourd’hui détenu par trois actionnaires, dont les deux fondateurs. « Compte tenu de nos nouveaux débouchés, nous devrions intéresser des assureurs investisseurs mais également des fonds d’investissement impliqués en santé », suppose Laurent Goldstein.

Caroline Dupuy

 

DMD Santé au chevet des applications

Deux jeunes médecins qui s’interrogeaient sur la pertinence des outils d’e-santé favorisent aujourd’hui leur développement.

Tout est parti d’un programme de recherches mené par Nicolas Laffere et Guillaume Marchand, alors étudiants en médecine. Guillaume Marchand, en psychiatrie, sait que certains patients de sa spécialité souffrent de pathologies cardio-vasculaires liées à leurs traitements. « Plutôt geek », comme il se définit lui-même, il s’interroge sur l’utilité réelle des premiers objets connectés et décide de procéder à une analyse scientifique. Avec Nicolas Laffere, il publie plusieurs études dans des revues qui font référence dans le domaine. En 2012, les deux jeunes médecins décident de s’associer et créent DMD Santé, une plateforme d’évaluation des outils d’e-santé. DMD Santé se penche sur leur pertinence, c’est-à-dire leur utilité médicale, mais aussi sur leur conformité avec la réglementation. En 2015, DMD Santé lance Health Quality, un label européen en santé mobile et connectée.

Aujourd’hui, DMD Santé propose un accès payant à sa plateforme et aux résultats des évaluations, et offre des services en amont aux éditeurs, aux laboratoires pharmaceutiques et aux fabricants de dispositifs médicaux désireux de mettre au point une application. Au lieu de se perdre dans le maquis réglementaire, ils peuvent disposer des services du consultant automatisé DMD Santé, qui leur fournit en 1 h 30 un compte-rendu complet sur les prérequis réglementaires auxquels doit répondre l’application pour être conforme. À ce jour, plus de 300 clients ont utilisé ce service. Les prescripteurs d’applications font aussi appel à DMD Santé. Parmi ses clients, le Groupe Pasteur Mutualité fournit les évaluations d’applications à ses assurés, des professionnels de santé, qui peuvent ainsi connaître la qualité des outils d’e-santé qu’ils suggèrent à leurs patients d’utiliser.

Séverine Charon

 

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

Commentaires

Santé : quatre assurtech qui montent

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié