Scor : pas de nouvelle offre de Covéa

Scor : pas de nouvelle offre de Covéa

Le réassureur publie ce mercredi de bons résultats sur les 9 premiers mois de l’année. Son PDG Denis Kessler affirme ne pas avoir reçu de nouvelle offre d’achat, depuis la tentative de Covéa le 24 août.

Les voyants sont au vert pour Scor. Le réassureur, qui a fait l’objet fin août d’une tentative de rachat de son premier actionnaire individuel, le mutualiste Covéa, publie de solides résultats sur les neuf premiers mois de l’année. Le résultat net du groupe atteint ainsi 342 M€, contre seulement 25 M€ sur la même période en 2017. La fin d’année dernière avait, en effet, été marquée pour l’ensemble de l’industrie de la réassurance par une sinistralité exceptionnelle, du fait de la série d’ouragans aux Etats-Unis ainsi que des tremblements de terre au Mexique. Une facture depuis digérée par Scor. Hors impact de la réforme fiscale américaine, qui a généré dans ses comptes une charge d’impôts supplémentaire, son bénéfice net atteindrait même 405 M€ sur les neufs premiers mois de 2018.

Croissance des primes

De bons résultats tirés notamment par la dynamique commerciale : à taux de change constant, les primes brutes émises sont en hausse de 7,4%, à 11,336 Md€.  « Cela est remarquable dans une période où l’activité économique mondiale ne croit pas », souligne le PDG de Scor, Denis Kessler. Cette croissance est à la fois tirée par l’activité de réassurance dommages (Global P&C) dont le chiffre d’affaires est en hausse de 5% à taux de change constant, grâce au développement de l’activité aux Etats-Unis, et par l’activité de réassurance vie (Global Life), dont le chiffre d’affaires est en hausse de 9,2% à taux de change constant, tiré notamment par l’Asie et la Chine.

Des cat' nat' au troisième trimestre

Le groupe se félicite, d’autre part, d’afficher une solide rentabilité technique. En dépit de la très forte sinistralité climatique au troisième trimestre, le réassureur enregistre un ratio combiné de 93,6% grâce à sa « discipline de souscription forte », explique Denis Kessler. Dans le détail, les événements les plus coûteux ont été : le typhon Jebi au Japon (105M€ avant impôt), la tempête Florence aux Etats-Unis (50M€ avant impôt) et le typhon Mangkhut en Chine (22 M€ avant impôt).

Hausse des tarifs sur les lignes déficitaires

Sur les neufs premiers mois de l’année, les tarifs de la branche dommages ont enregistré une hausse de 2 à 3%, selon Victor Peignet, directeur général de Scor Global P&C. « Cette tendance tarifaire va continuer et même s’accentuer », a-t-il expliqué, particulièrement sur les « lignes d’activité déficitaires ». Et de citer : « l’énergie, la pétrochimie et le raffinage, l’automobile en Allemagne et le D&O (l’assurance responsabilité civile des dirigeants) aux Etats-Unis ». « Le niveau de tolérance des pertes par ligne de business n’est plus aussi élevé que par le passé. La ligne cat’ nat’ ne peut plus subventionner les autres », explique-t-il.

Grâce à son business mix équilibré et à la diversification de ses lignes d’activité, Scor tire son épingle du jeu en bénéficiant des hausses tarifaires sur certaines lignes. « Le loss ratio attritionnel (79,2% sur les 9 premiers mois de 2018) s’améliore au fil de l’eau car nous bénéficions de ces hausses tarifaires. Cela permet d’absorber en partie le coût des catastrophes naturelles lorsqu’elles se produisent », précise-t-il.

une capitalisation solide

Des résultats qui témoignent de « la pertinence de la stratégie du groupe », selon son PDG Denis Kessler. Interrogé sur l’offre de rachat proposée par Covéa le 24 août et refusée à l'unanimité par le conseil d'administration de Scor, ce dernier a maintenu qu’il s’agit d’une «offre hostile ». « Le conseil d’administration ne souhaite pas que Scor devienne une filiale de Covéa ». « Cette offre a été retirée, nous ne sommes pas en discussion car nous n’avons pas reçu de nouvelle offre », a-t-il poursuivi.

Et de défendre sa capitalisation : « Nous disposons d’un rating équivalent à celui des trois autres grands réassureurs Swiss Re, Munich Re et Hannover Re, c’est le signe que les agences de notation considèrent notre capitalisation comme élevée. Nous avons un ratio de solvabilité de 222%, au-dessus de la zone optimale. Nous avons un programme de rachat d’actions pour nos actionnaires. Nous savons gérer notre capital, contrairement à d’autres qui en ont trop et ne savent pas quoi en faire », a-t-il lancé. D’ailleurs, ajoute Denis Kessler, « le cours de bourse de Scor est en hausse, non pas en raison de l’offre de Covéa, mais car les cours cibles ont été révisés à la hausse au cours des derniers mois par les principaux analystes, certains à 39€ par action, d’autres à 42€, à 47€… ». La preuve, selon lui, de la réussite du modèle. Dont acte.

Emploi

KAPIA RGI

ANALYSTES FONCTIONNELS en Assurance Vie et /ou IARD

Postuler

KAPIA RGI

CHEFS DE PROJETS Vie et/ou IARD H/F

Postuler

KAPIA RGI

DÉVELOPPEURS ANGULARJS H/F

Postuler
Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Scor : pas de nouvelle offre de Covéa

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié