Sécu étudiante : les mutuelles réagissent au lancement d’une pétition

Sécu étudiante : les mutuelles réagissent au lancement d’une pétition

Le réseau de mutuelles étudiantes régionales emeVia, la LMDE et la Smerep ont réagi au lancement, jeudi 30 janvier, par l’UFC- Que Choisir et la Fédération des associations générales étudiants (Fage) d’une une pétition en ligne appelant à une «refondation» de la Sécurité sociale étudiante, dont la gestion leur est déléguée. La réaction la plus virulente émane de emeVia, qui déclare que l’organisation d'étudiants et l'association de consommateurs dérapent, estimant notamment que la seconde se transforme en «structure partisane».

De «fausses affirmations»

Dans un communiqué, emeVia rectifie les «fausses affirmations» de l’UFC-Que Choisir et de la Fage, lesquelles plaident que la fin de la délégation de service public aux mutuelles étudiantes permettraient de réaliser des économies. Et de noter que les mutuelles étudiantes perçoivent 52 € pour gérer la santé d’un jeune, contre 65,8 € en moyenne pour gérer celle d’un assuré social dans les CPAM les plus performantes. EmeVia indique aussi que ses mutuelles traitent 90% des appels téléphoniques, alors que le manifeste affirme que 93% des appels ne sont pas traités.

emeVia critique la LMDE…

Dans un second communiqué, emeVia ajoute que «plusieurs rapports ont démontré l’incapacité d’un seul acteur à gérer convenablement le régime [de Sécurité sociale étudiante] : la LMDE». Elle ajoute qu’il est «crucial» d’établir un distinguo entre sa gestion «responsable» et celle, «hasardeuse», de la LMDE. EmeVia s’inquiète aussi de «la perspective de la création d’un monopole», plusieurs indices et faits convergents donnant selon elle à penser que le gouvernement veut confier le régime étudiant à la seule LMDE.

… qui demande un opérateur unique

Dans un communiqué diffusé après celui d’emeVia, la LMDE ne répond aux attaques de son homologue. Elle demande une réforme du fonctionnement du régime de Sécurité sociale étudiante, dont «le sous-financement chronique» est une source de difficultés pour les mutuelles. Entre autres pistes de réforme, la LMDE «demande notamment le retour à un opérateur unique pour la gestion du régime étudiant de Sécurité sociale, garant d'économies budgétaires et de meilleure lisibilité pour ses usagers».

Un discrédit généralisé

Enfin, la Smerep, mutuelle étudiante régionale basée en Ile-de-France, explique dans un communiqué que l'«on ne peut que se féliciter face au débat qui est de nouveau relancé». Elle affirme que le régime étudiant ne coûte «pas plus cher que le régime général», estimant que «seule le LMDE est en cause» et que la situation de cette mutuelle a «jeté un discrédit sur l’ensemble des mutuelles étudiantes».

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