Sécurité routière : la mortalité sur les routes continue de progresser

Sécurité routière : la mortalité sur les routes continue de progresser
En mai 2016, les accidents impliquant les motos ont augmenté

Depuis janvier 2016, la mortalité routière a augmenté de 3,8%, atteignant même un pic en mai (+10,1%). Rien ne semble enrayer sa hausse continue depuis 2013, après douze ans de baisse successive.

La sécurité routière juge ces résultats « préoccupants ». Après une année 2015 où 3 461 personnes ont perdu la vie sur les routes françaises, soit 2,3 % de plus qu’en 2014 (année qui avait déjà vu le nombre de morts croître de 3,5%), les chiffres empirent en 2016. Depuis janvier, la mortalité routière a, en effet, encore augmenté de 3,8% (1308 tués), atteignant même un pic en mai (+10,1% avec 294 morts).

Rien ne semble enrayer la hausse continue de la mortalité routière depuis 2013, alors même que le gouvernement s’est saisi du problème.Sur le graphisme ci-dessous, la courbe dévie donc fatalement de l'objectif du gouvernement d'atteindre 2000 tués sur les routes en 2020...

Des mesures chocs encore sans effet

Pas moins de 55 mesures ont été annoncées, le 2 octobre dernier, par le Premier ministre  qui préside le Comité Interministériel de la sécurité routière. Actuellement, 34 sont appliquées ou dans le circuit législatif et réglementaire. Les 21 autres restantes étant en cours de rédaction. Ainsi, le 9 juin 2016, la mesure 14 d’encadrement de l’accès aux motos puissantes a été officialisée. A présent, toute personne majeure, quel que soit son âge, doit d’abord être titulaire du permis A2 (inférieur à 35 Kw) pendant un minimum de deux années avant de pouvoir prétendre au permis A. Pour obtenir ce passage du permis A2 au permis A, elle devra suivre une formation spécifique de 7 heures en école de conduite, non sanctionnée par un examen, afin d’assurer la transition en toute sécurité d’une moto de faible à forte puissance.

Mois de mai catastrophique

Interrogés par l’Argus, certains assureurs estiment que ces résultats sont le fruit d’une dérive des comportements des usagers de la route due à la mobilisation des forces de l’ordre sur le front du risque terroriste et de l’Etat d’urgence. Résultat : au mois de mai, le bilan ne souffre même plus de contraste. Si l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) déplore 294 décès , (+ 10,1% par rapport à mai 2015), c’est surtout l’ensemble des indicateurs de l'accidentalité routière qui progressent dangereusement :

  • les accidents corporels augmentent de 3,6% : 4 913 comptabilisés
  • le nombre de personnes blessées sur les routes croît de 2,9% : 6 144 personnes
  • le nombre de personnes hospitalisées progresse, quant à lui, de 2,6% : 2 331 personnes ont dû être soignées plus de 24 heures dans un établissement hospitalier après un accident de la route.


Des accidents particulièrement graves ont endeuillé le pont de l’Ascension (62 décès du mercredi au dimanche contre 41 en mai 2015, soit 21 personnes tuées en plus) et celui de la Pentecôte avec 48 décès du vendredi au lundi, contre 32 en mai 2015, soit 16 personnes tuées en plus. L’ONISR observe aussi sur ce mois de mai 2016 une forte mortalité motocycliste et piétonne.

L’état et les assureurs : main dans la main pour renforcer la prévention

Et les assureurs ? « Ils jouent un rôle essentiel, affirme-ton au Ministère de l’Intérieur. Au-delà des drames humains et des blessures souvent irréversibles, les accidents de la route ont un coût très important pour l'ensemble de la société. Plusieurs mesures ont été prises par le ministre de l'Intérieur  et le Premier ministre en faveur de l'assurance lors du Comité interministériel de la sécurité routière. La plus structurelle est la création d'un fichier des véhicules assurés consultable lors du contrôle automatisé de la vitesse ou par les lecteurs automatiques de plaques d'immatriculation des forces de l'ordre  (LAPI) pour lutter contre le défaut d'assurance. La mise en place d'un tel outil permettra de détecter les véhicules non-assurés en circulation et nous y travaillons activement. L'autre mesure importante du CISR est la signature prochaine d'une nouvelle convention quinquennale entre l’État et les assureurs. Ce partenariat fait de la prévention un outil majeur de lutte contre l'insécurité routière en vue de favoriser une réduction durable de l'accidentalité qui ne peut reposer que sur la seule répression ».


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