Sécurité routière : un tiers des morts sur la route ont moins de 25 ans

Sécurité routière : un tiers des morts sur la route ont moins de 25 ans
Le bilan définitif de l'accidentologie routière en 2015 est négatif avec une hausse du nombre de décès routier

Le bilan définitif de la Sécurité routière, dévoilé ce 18 mai 2016, fait état de 3 461 personnes tuées sur les routes de France en 2015, soit une hausse de 2,3 % (77 personnes décédées supplémentaires) par rapport à 2014. Près d'un tiers des morts sont des jeunes et dans plus de 30% des cas d'accidents mortels, le conducteur avait un taux d'alcoolémie supérieur à la norme autorisée.

En janvier dernier, le bilan provisoire relayé par l'Argus de l'assurance faisait état d'un bond de 2,5% des morts sur les routes françaises en 2015. En définitive, la Sécurité Routière diffuse, ce 18 mai 2016, un pourcentage légèrement amendé (hausse de 2,3%) avec 3 461 personnes tuées, soit 77 décès supplémentaires. C'est donc une année contrastée pour la sécurité routière. En effet, d'un côté, la hausse de la mortalité routière persiste, mais, de l'autre, le nombre de personnes hospitalisées reste stable (26 595, en retrait de 0,2%, avec 13 % d'entre elles qui garderont des séquelles très graves) et surtout - pour les assureurs - les accidents corporels et les personnes blessées baissent respectivement de 2,7% et 3,1% (70 802 blessés dans 56 603 accidents corporels).

« L’accidentalité routière se détériore chez les automobilistes. On déplore en 2015, 1 796 décès dans un véhicule de tourisme. Cela correspond à 133 décès en plus, soit une hausse de +8 % par rapport à 2014. Ces décès supplémentaires se portent aux deux tiers sur les conducteurs masculins, et pour un tiers sur les passagers féminins. Plus de la moitié des morts sur la route en 2015 (51,9 %) étaient conducteurs ou passagers de ce type de véhicules», précise l'organisme.

mieux pour les piétons, les cyclistes, les cyclomotoristes...

Les indicateurs de toutes les autres catégories d’usagers sont à la baisse : -6,2 % pour les piétons, soit 31 décès en moins, -6,3 % pour les cyclistes (10 décès en moins), -6,1 % pour les cyclomotoristes et -1,8 % pour les motocyclistes, soit 21 décès en moins pour les usagers de deux-roues motorisés.
« Il faut toutefois nuancer ces résultats : les usagers de deux-roues motorisés comptent pour moins de 2% du trafic (1,9%) mais représentent 43% des personnes blessées graves et 22% des personnes tuées», ajojute la Sécurité Routière. A noter que les véhicules utilitaires affichent la baisse la plus forte (-16,1 %), soit 23 vies épargnées.

Les jeunes conducteurs toujours fragiles

En 2015, la route reste la première cause de mortalité des 18-24 ans qui représentent 9 % de la population, mais 18 % des morts de la route. 619 jeunes ont ainsi perdu la vie sur les routes en 2015, soit 37 de plus qu’en 2014 (+6,4 %). Les 15-17 ans enregistrent aussi une mortalité routière plus élevée avec 125 décès, ce qui correspond à une hausse de 7,8 %. Globalement les jeunes adultes de 15 à 29 ans sont surreprésentés parmi les victimes de la route puisqu’ils représentent à eux seuls un tiers des blessés graves et des personnes tuées.

À l’autre bout de la pyramide des âges, les seniors enregistrent aussi une forte hausse dans le bilan 2015 avec 831 personnes de plus de 65 ans décédées dans un accident routier. La catégorie des jeunes seniors de 65-74 ans est la plus touchée avec une augmentation de 10,2 %, suivie par celle des 75 ans et plus (+ 6,4 %).

La proportion hommes/femmes reste inchangée par rapport à 2014 : 3/4 des personnes tuées ou blessées gravement sur les routes sont des hommes.

Les autoroutes pas si sûres

Tandis que l'état du réseau routier fait débat, le bilan de la Sécurité Routière montre que la mortalité a fortement augmenté sur les autoroutes en 2015 avec 298 décès comptabilisés sur l’ensemble de ce réseau (+ 23,1 %). Cela correspond à 39 automobilistes et 14 motocyclistes tués supplémentaires. Les piétons paient toujours un lourd tribut au manque d’attention des conducteurs : 48 d’entre eux ont perdu la vie sur les autoroutes cette année, le double d’il y a deux ans.

Les routes hors agglomération, réseau le plus étendu, enregistrent une part importante de la mortalité routière avec 2 175 décès (+1,2 %, soit 25 décès supplémentaires), alors que ce réseau a vécu le tragique accident de Puisseguin dans lequel 43 personnes ont perdu la vie. La mortalité des usagers de deux-roues motorisés baisse cette année sur ce réseau (11 cyclomotoristes et 26 motocyclistes tués de moins), mais la mortalité automobiliste augmente de +5 % ce qui représente 65 personnes tuées de plus qu’en 2014.

Enfin, en agglomération, la mortalité automobiliste augmente sensiblement (+11,6 %, soit 29 automobilistes tués supplémentaires).

Vitesses, alcool et stupéfiants en cause

Selon le rapport, les vitesses moyennes pratiquées par les automobilistes attestent d’une dérive des comportements dangereux, avec +4 km/h par rapport à 2012 sur les autoroutes limitées à 130 km/h et +2 km/h sur les autoroutes et les routes limitées à 110 km/h.
Côté consommation d'alcool, 30,5 % des personnes tuées l’ont été dans un accident impliquant au moins un conducteur présentant une alcoolémie supérieure à 0,5 g/l de sang, soit plus de 2 points d’augmentation par rapport à 2014 (28,3 %). La présence de stupéfiants a aussi été constatée dans 22,8 % des accidents mortels en 2015 chez au moins un conducteur impliqué. Le cocktail cannabis/alcool multiplie par au moins 15 le risque de causer un accident mortel.

Enfin, 21 % des automobilistes tués, 38 % des usagers de véhicule utilitaires tués et 36 % des usagers de poids lourds tués ne portaient pas leur ceinture de sécurité. Même constat pour le casque qui n'était pas porté par 10 % des cyclomotoristes et 4 % des motocyclistes ayant perdu la vie.

« Les enseignements de ce bilan définitif viennent conforter la pertinence des 55 mesures décidées lors du Comité interministériel présidé par le Premier ministre, le 2 octobre 2015», affirme l'organisme étatique.

A ce jour, 24 des 26 mesures du plan pour la sécurité routière sont achevées et les deux dernières le seront très prochainement. Sur les 55 mesures du CISR, 10 d’entre elles sont d’ores et déjà appliquées, 24 autres sont dans le circuit législatif et réglementaire et les 21 restantes sont en cours de rédaction, informe le rapport.

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