Sécurité sociale : les mutuelles étudiantes dans le collimateur des sénateurs

Sécurité sociale : les mutuelles étudiantes dans le collimateur des sénateurs

Sénateurs de droite comme de gauche ont critiqué la gestion de la Sécurité sociale par les mutuelles étudiantes. La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé une série de propositions en 2014.

La Smerep, mutuelle étudiante basée à Paris et première mutuelle étudiante régionale, a décidé de se désengager de EmeVia. Elle estime que ses positions ont été «insuffisamment relayées» par ce groupement de mutuelles étudiantes régionales, en particulier suite au récent rapport de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale étudiante. «La tiédeur de la réponse apportée par EmeVia aux réactions irresponsables de la LMDE sur ce rapport, dévoilé en juillet dernier, a profondément choqué la Smerep, qui ne se reconnaît en rien dans le rapport de la Cour des comptes, dans les positions de la LMDE et dans la posture attentiste adoptée par le réseau EmeVia», déclare la mutuelle parisienne, qui met en avant sa situation financière saine.

Pas un modèle d'efficacité

Cette dissidence a été annoncée alors que les mutuelles étudiantes viennent d’être à nouveau épinglées lors d’un débat sur la Sécurité sociale étudiante tenu à la demande du groupe UMP, mardi soir au Sénat. Au nom de ce groupe, la sénatrice Catherine Procaccia a estimé que la meilleure solution pour mettre un terme aux dysfonctionnements serait de supprimer le régime délégué. «La Smerep n’est pas un modèle d’efficacité, et l’amélioration de la situation à la LMDE tarde à venir», a déclaré Catherine Procaccia, tandis que son collègue socialiste Ronan Kerdraon attribuait les difficultés que connaît encore la LMDE au processus d’affiliation et prônait une fusion entre la LMDE et la Smerep. «Il est temps de mettre fin à la concurrence commerciale sauvage que se livrent les deux organismes», a-t-il dit.

Un plan gouvernemental en 2014

Ces deux sénateurs avaient, rappelle-t-on, remis en décembre 2012 un rapport épinglant sévèrement la Sécurité sociale étudiante, gérée par la LMDE et les mutuelles de la Smerep. La qualité de gestion des mutuelles étudiantes avait aussi été critiquée par une étude de l’UFC – Que Choisir, en septembre 2012, et le rapport de la Cour des comptes, cette année. En réponse aux interpellations du Sénat, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a indiqué que l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche (IGAENR) rendront des rapports sur la Sécurité sociale étudiante. «Sur la base de vos propositions [des sénateurs auteurs au rapport, NDLR] et de celles des inspections générales, je vous présenterai au printemps prochain un plan pour améliorer les conditions de vie des 2,4 millions d’étudiants», a déclaré Geneviève Fioraso. La ministre a toutefois annoncé une première mesure, avec un avancement de la date d’affiliation au 1er septembre, dès 2014.

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