Smacl Assurances : Jean-Luc de Boissieu préside un conseil de surveillance renouvelé

Smacl Assurances : Jean-Luc de Boissieu préside un conseil de surveillance renouvelé
En 2013, la Smacl a dégagé un résultat net de 6,1 M€ pour un chiffre d'affaires de 341 M€.

La Smacl, mutuelle des collectivités locales, affiche un chiffre d'affaires 2013 en hausse de 20%. Son nouveau président, Jean-Luc de Boissieu, ancien secrétaire général du Gema,  évoque de possibles partenariats avec des opérateurs du monde bancaire.

Passation de pouvoirs à la tête de la Smacl, la mutuelle des collectivités locales. Jean-Luc de Boissieu, ex-secrétaire général du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (Gema), a été porté à la présidence du conseil de surveillance de la mutuelle d’assurance, le 20 juin, à l’issue de l’assemblée générale réunie à Evian.

Un conseil de surveillance «fit and proper»

L’arrivée de Jean-Luc de Boissieu coïncide avec le renouvellement de neuf des dix-huit membres du conseil de surveillance. Parmi les nouveaux entrants, notons, entre autres, la venue de Jean Auroux, fondateur de la fédération des villes moyennes, ancien maire de Roanne (42) et ancien ministre du Travail, de 1981 à 1983, sous la présidence de François Mitterrand, Patrick Ayache, directeur général des services de la ville de Besançon et Jean-Louis de Mourgues, diplômé de l’ENA, délégué général d'AG2R de 1990 à 2007 et maire adjoint de Crépon.

«Ce renouvellement s’inscrit dans la perspective de Solvabilité 2. Nous souhaitions qu’il donne une juste image du sociétariat tout en poussant la compétence de nouvelles personnalités», souligne Jean-Luc de Boissieu. Et d’ajouter : «Je présente à l’Autorité de contrôle prudentiel et de régulation (ACPR) un conseil représentatif avec un degré de compétence collective indiscutable.» De quoi convaincre le régulateur du caractère «fit and proper» («compétence et honorabilité») du conseil de surveillance dans la perspective de la directive Solvabilité 2.

Une santé financière solide en 2013

La mutuelle niortaise a dévoilé, dans le même temps, ses comptes pour l’exercice 2013. Il en ressort un chiffre d’affaires de 341 M€ (+20 M€ par rapport à 2012), pour un résultat net de 6,1 M€, contre 1,2 M€ l’an passé, «acquis malgré une sinistralité climatique forte», rappelle Christian Ottavioli, président du directoire de Smacl Assurances depuis 2008. La tempête Dirk et les intempéries de fin d’année ont pesé entre 2 et 3 M€ sur le résultat net final.

Malgré cela, le ratio sinistres à cotisations (S/C) s'établit à 84% toutes branches confondues, en amélioration de 5 points par rapport à 2012, pour un ratio de frais généraux de 19,8%. «Le marché n’est pas encore, de mon point de vue, à maturité. Le ratio S/C peut passer sous le seuil des 80% ou 75% en net de réassurance», précise Christian Ottavioli.

Au plan financier, la Smacl renforce ses fonds propres de 11% pour atteindre 62,3 M€ et maintient sa marge de solvabilité à 161% hors plus values latentes et à 200% avec plus values latentes.

Des partenariats à venir

A propos de ses perspectives, la Smacl, ancrée historiquement dans l’assurance dommages des collectivités, n’exclut pas de nouer des partenariats futurs avec «des opérateurs financiers de la banque qui souhaitent construire avec nous», avance Jean-Luc de Boissieu, à l’instar du partenariat existant depuis dix ans avec Pacifica.

L’objectif : conserver le leadership de la Smacl sur le marché de l’assurance des risques territoriaux, loin devant son concurrent direct, Groupama. A ce jour, la mutuelle, qui emploie 700 salariés, assure une commune française sur quatre, 56% des villes de plus de 2500 habitants, 90% des conseils régionaux et généraux, 31% des communautés de communes et 75% des communautés d’agglomérations.

La réduction du mille-feuille administratif : une opportunité

Concernés au premier plan par le projet de loi portant sur la réforme territoriale présenté au Conseil des ministres du 18 juin 2014, les dirigeants de la Smacl y voient davantage «une opportunité, plus qu’un handicap». Parmi les principales dispositions du texte, le projet de loi prévoit notamment un regroupement des régions, la suppression des départements et des intercommunalités de moins de 20 000 habitants.

«Les intercommunalités qui lanceront des appels d’offres le feront avec une plus forte expertise. Nous avons observé que plus les cahiers des charges étaient denses, meilleur était notre taux de pénétration», rappelle Michel Paves, président sortant du conseil de surveillance. Et d’ajouter : «Nous ne redoutons pas une mise en concurrence organisée, bien au contraire.»

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