Solvabilité 2 : quels indicateurs communiquer aux investisseurs ? (KPMG)

Solvabilité 2 : quels indicateurs communiquer aux investisseurs ? (KPMG)
87% des sondés estiment que le ratio de solvabilité sera l’élément clé tandis que 67% d’entre eux envisagent de fournir un niveau cible, « même si définir une cible avec un indicateur volatil reste un exercice difficile », observe Viviane Leflaive.

Solvabilité 2, en vigueur depuis le 1er janvier 2016, introduit un nouveau langage pour les investisseurs marqué par une profusion d’indicateurs. Une diversité de variables, souvent source de confusion, qui ne devrait pas durer, selon les conclusions d’une étude du cabinet d’audit KPMG.

A nouvelle réglementation, nouvelle langue et nouveaux indicateurs. L’entrée en vigueur de Solvabilité 2 depuis le 1er janvier 2016 bouscule les règles de la communication financière. Nombreux sont les acteurs du secteur, en particulier les groupes cotés, à s’interroger sur les indicateurs et les paramètres de la directive à privilégier pour communiquer auprès des investisseurs et des parties prenantes (analystes financiers, auditeurs…).

Une diversité d'indicateurs passagère...

Une étude réalisée par le cabinet KPMG auprès de 16 organismes d’assurance et de réassurance dont trois en France*, révèle l’absence de consensus autour d’une base commune d’indicateurs.

« Nous sommes dans une période qui va tendre vers plus de diversité en matière de communication financière du fait de l’adaptation de cette dernière à Solvabilité 2 », souligne Viviane Leflaive, associée responsable du département Regulatory & Actuariat Assurance de KPMG à l’Argus de l’assurance. Et d’ajouter : « Nous sommes toutefois convaincus que cette diversité ne va pas perdurer dans le temps. Du point de vue des analystes et du marché, il y a plutôt une volonté de comparer sur un même outil de mesure. Nous assisterons sans doute dans les prochaines années à un mouvement de convergence. Mais vers quoi ? »

87% des sondés estiment que le ratio de solvabilité sera l’élément clé tandis que 67% d’entre eux envisagent de fournir un niveau cible, « même si définir une cible avec un indicateur volatil reste un exercice difficile », observe Viviane Leflaive. Viennent ensuite le niveau des fonds propres pour 54% et le fameux SCR (capital de solvabilité requis) pour 54%.

Le ratio de solvabilité, indicateur privilégié dans la communication aux investisseurs

Source : KPMG

Vers quel standard de marché ?

Quelles métriques obtiendront, in fine, les faveurs des organismes d’assurance ? KPMG a listé trois scénarios possibles :

  • Le premier : la majorité a raison. L’indicateur utilisé par le plus grand nombre deviendra la référence.
  • Le second : celui qui parle le plus fort ou le plus haut a raison. Quelques grands leaders européens sont susceptibles de donner le « la ».
  • Le troisième : la norme IFRS 4 Phase 2. Ce scénario dépend essentiellement de la date à laquelle la nouvelle norme IFRS sera appliquée et qui n’est pas encore connue. Il existe encore beaucoup d’incertitudes mais selon le dernier calendrier connu, une publication de la norme est attendue courant 2016, avec une entrée en vigueur en 2020. La convergence se fera-t-elle en 2020 sur la base d’IFRS 4 Phase 2 ?  « Plus l’écart sera important entre l’entrée en vigueur de S2 et celle d’IFRS 4 Phase 2, plus les groupes prendront l’habitude d’échanger sur les valeurs économiques de S2 », précise Viviane Leflaive.

La montée en puissance des indicateurs de cash

La notion de cash devient une notion centrale pour les groupes sous Solvabilité 2. La plupart des assureurs en modèle interne mettent l’accent sur la génération de cash flow disponible (remittance ratio), c’est-à-dire la remontée du cash des entités opérationnelles vers la maison mère.

Les éléments de fongibilité du capital sont encore mal appréhendés au plan de la communication financière même si leur importance est identifiée par les sociétés : « La plupart des groupes répondent favorablement à l’utilisation des indicateurs de cash. Certains confient même qu’ils prendront une place plus importante dans les rapports financiers. », explique Viviane Leflaive. Et d’ajouter : « Tout le monde sent bien l’importance de cet indicateur et en même temps, il n’y a pas encore de vision harmonisée de sa définition. Ce qui est communiqué sur le free cash flow varie fortement d’un assureur à l’autre. »

*Groupes interrogés : Aegon, Allianz, Aviva, Generali, Legal & General, Lloyds Banking Group, Munich Re, Old Mutual, Phoenix, Prudential, Standard Life, Zurich.

Consulter l'étude KPMG :

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