Sombres perspectives pour les assureurs français (29 juin 2012)

Sombres perspectives pour les assureurs français (29 juin 2012)
Répartition (%) des perspectives
attachées aux notes de S&P
© SOURCE : STANDARD & POOR'S

L'agence prévient que de nouvelles dégradations de note pourraient survenir dans les deux ans tant l'environnement économique et financier continue de peser sur la solvabilité et la rentabilité.

Certes, la plupart des acteurs notés par Standard & Poor's (une quarantaine) restent pour l'heure dans la catégorie A (« solide »), mais plutôt dans la partie basse. Par ailleurs, rarement l'agence n'avait procédé à autant d'abaissements de notes et de perspectives que depuis juin 2011 : 24 mouvements de note, dont 23 négatifs. Seule exception, notable : Scor, qui peut s'enorgueillir d'être passé de A à A+ depuis un an !

Les faiblesses s'accroissent

« Les raisons de ces dégradations sont multiples. Certaines étaient liées aux actions sur les notes souveraines, d'autres dues à une détérioration de la rentabilité financière et de la solvabilité ajustée des risques, dont le niveau se situe en moyenne dans la catégorie BBB », a expliqué Lotfi Elbarhdadi, directeur financial services chez Standard & Poor's, lors d'un point sectoriel de l'agence, précisant que « l'assurance est l'un des secteurs privés les mieux notés aujourd'hui ». Le marché français conserve malgré tout des atouts, avec des opportunités de croissance à long terme (prévoyance, retraite), et le risque de liquidité est faible.

Toutefois, les faiblesses du secteur s'accroissent. L'exposition aux actions, à 11%, est jugée trop élevée par l'agence. Le risque de crédit augmente pour les assureurs, avec une présence importante (entre 3 et 5% des provisions mathématiques) de dettes italiennes et espagnoles. « C'est beaucoup plus que pour la Grèce. Le risque de crédit pourrait avoir un impact important sur la solvabilité des acteurs », a prévenu Virginie Crépy, directrice déléguée institutions financières de l'agence de notation, d'autant que la baisse d'environ 10% du montant total des provisions pour participation aux excédents (PPE) accroît la vulnérabilité des assureurs en cas de nouvelles dépréciations.

Le risque de taux d'intérêt continue aussi de peser sur le rendement financier, en vie comme en dommages, et les perspectives de rentabilité restent limitées, particulièrement en assurance vie. Pour S&P, une collecte nette négative n'est pas exclue en 2012, même si le risque de rachats devrait être gérable par les assureurs. Les choix fiscaux du gouvernement seront déterminants.

Nuages en dommages

En dommages, l'agence anticipe, hors catastrophe naturelle majeure, un maintien d'une bonne rentabilité technique pour 2012 (ratio combiné à 99%), mais moins bonne pour 2013, du fait de la concurrence. À noter que S&P lancera prochainement une consultation sur son projet de nouvelle méthodologie de notation.

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