[DOSSIER] Actuaires 4/4

Sondage : quel est le nouveau visage des actuaires ? (étude Argus / Institut des Actuaires)

Sondage : quel est le nouveau visage des actuaires ? (étude Argus / Institut des Actuaires)

Optimistes et prêts à voir évoluer leur métier : les actuaires, selon le sondage que nous avons réalisé en partenariat avec l’Institut des actuaires auprès de la profession, sont bien positionnés pour prendre le virage du big data et de l’intelligence artificielle. Parfaitement au fait des enjeux auxquels est confrontée l’assurance, ils sont prêts à aborder une diversification de leurs missions, par exemple au travers de l’analyse de nouvelles données, tout autant qu’un changement d’organisation de leurs entreprises, pour aller vers plus d’agilité. Logique, puisqu’ils mettent la pluridisciplinarité – après le goût des chiffres, qui arrive largement en tête – au deuxième rang des raisons pour lesquelles ils ont choisi ce métier. Et l’émergence des nouveaux usages liés notamment à l’économie collaborative, comme l’autopartage, ou de nouveaux risques, comme la cybercriminalité représente pour eux plus qu’une source de stress ou une difficulté accrue pour mesurer le risque, de nouvelles opportunités pour créer de la matière assurable.

Un nouvel enjeu, l’intelligence artificielle

L’arrivée de l’intelligence artificielle au rang des outils, en particulier, ne suscite des craintes que chez un actuaire sur cinq. Pour les quatre autres, il s’agit d’une dimen­sion nouvelle du métier, qui ne pourra que l’enrichir et le faire évoluer. « Il est trop ambitieux de concevoir que l’ensemble des travaux sur lesquels interviennent les actuaires puissent être réalisés entièrement par automatisation. Les analyses transverses, les regards critiques, les vérifications, la conformité, la certification, l’interprétation des chiffres sont autant de tâches qu’on ne peut allouer à une robotisation, note d’ailleurs l’un d’eux en réponse à l’étude. Au contraire, l’actuaire pourra davantage se concentrer sur ses tâches à valeur ajoutée que sur les travaux automatiques et chronophages qui, eux, nécessitent une automatisation. Celle-ci pourra même être une opportunité pour des actuai­res. » A contrario, les actuaires qui voient dans l’intelligence artificielle une menace sont bien conscients que « s’ils n’évoluent pas, le métier d’actuaire sera dépas­sé ». En tout état de cause, très peu d’actuaires (8 %) ont le sentiment que leur métier se confond avec celui de data scientist : au mieux, ils se perçoivent comme complémentaires, au pire ils estiment que les data scientists forment une spécialisation au sein de leur profession. Une conviction forgée à l’épreuve du terrain, si l’on en croit l’enquête que nous publions.

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