Sylvie Peretti (DRH de Generali France) : « Notre objectif a toujours été de revenir à la situation de 2015 »

Sylvie Peretti (DRH de Generali France) : « Notre objectif a toujours été de revenir à la situation de 2015 »
Sylvie Peretti, la DRH de Generali France, se satisfait de la signature de trois nouveaux accords sociaux au sein de la compagnie d'assurance.

Un mois et demi après l'annulation de l'accord sur le temps de travail chez Generali France, trois nouveaux accords sociaux ont été signés au sein de l'assureur. Alors que les syndicats FO et CGT contestent la qualification de ces accords et ont décidé de porter plainte contre la compagnie d'assurance et sa DRH, Sylvie Peretti fait le point sur la situation. 

Combien d’organisations syndicales de Generali France ont finalement paraphé les trois nouveaux accords sociaux ouverts à signature jusqu’au 11 juin dernier ?

Trois organisations syndicales, représentant plus de 70% de la représentativité au sein de l’entreprise, ont signé ces nouveaux accords. Il s’agit de la CFDT, de la CFE-CGC et de l’Unsa.

Quelles sont les différences entre ces trois nouveaux accords et ceux du Nouveau contrat social (NCS) de 2015 ?

Par rapport aux accords de 2015, il n’y a pas de différence majeure. A deux nuances près. Premièrement, les nouveaux textes ont été allégés des mesures transitoires inscrites dans les précédents accords. Deuxièmement, nous les avons inscrits dans le cadre de l’article L.2254-2 du Code du travail, ce que les ordonnances Macron appellent un accord de performance collective (APC). De cette façon, nous avons sécurisé le dispositif existant, en nous appuyant sur un texte législatif qui renforce la portée des accords collectifs. 

Dans un communiqué daté du 7 juin dernier, FEC-FO Assurances considère ces accords de performance collective comme « une machine de guerre contre le droit des salariés »…

Sur le fond, je le répète, les nouveaux accords ne changent rien. Aucune modification n’a été ajoutée concernant les aménagements par consensus, le télétravail ou même la revalorisation des primes et du variable. En négociant de nouveaux accords, notre objectif a toujours été de revenir à la situation de 2015. Une situation appréciée par une large majorité des salariés, puisque plus de 1 200 salariés ont déjà adopté le télétravail et que les aménagements d’horaire ont été acceptés par plus de 95% des équipes. 

Pourquoi avoir ouvert une nouvelle concertation sociale moins de trois semaines après l’annulation de l’accord sur le temps de travail par la Cour d’appel de Paris ?

Notre objectif, sur cette nouvelle négociation, a toujours été de sécuriser le plus rapidement possible les salariés pour atténuer l’impact de l’annulation et de l’inapplicabilité du Nouveau contrat social (NCS) suite à l’arrêt de la Cour d’Appel. Tout ce qui touchait au temps de travail - la durée du travail, les aménagements par consensus et le télétravail – ont été regroupés dans un premier accord. Ensuite, toute la dimension rémunération a été rassemblée dans un deuxième accord. Le troisième concerne uniquement la rémunération variable des inspecteurs des réseaux intermédiés. Finalement, il n’y a qu’une chose que nous n’avons pas repris : c’est tout ce qui concerne les nouveaux espaces de travail et la modernisation des locaux. Car entre temps, le programme a été lancé ! 

Suite à la décision de la Cour d’Appel d’annuler l’accord sur le temps de travail chez Generali France, FO et la CGT revendiquent une compensation sous forme de salaires ou de congés des jours ou heures travaillés non payés depuis janvier 2016. Que leur répondez-vous ?

A partir du moment où un accord a été négocié et signé, il va se substituer au précédent. Il n’y aura aucune conséquence pour les salariés. Pour FO et la CGT, l’annulation des accords de 2015 entraîne la nécessité d’une compensation financière. Nos avocats n’ont pas la même approche. 

Confirmez-vous que la signification de l’arrêt de la Cour d’Appel aurait eu comme conséquence l’arrêt immédiat du télétravail, à domicile et en télécentre, chez Generali France ?

S’il n’y avait pas eu de nouvel accord, tous les dispositifs en place seraient tombés. Les personnes bénéficiaires du télétravail n’auraient ainsi pas pu continuer à en profiter. Dans les avenants individuels signés avec chaque télétravailleur, il y avait en effet une clause qui précisait que dans le cas où l’accord sur le télétravail devenait inapplicable, l’avenant qui liait la personne à l’entreprise serait lui aussi inapplicable. C’est pour cette raison que nous avons travaillé rapidement avec les organisations syndicales pour proposer une solution de substitution .

Est-ce, pour vous, la fin des débats sur ces accords sociaux ?

Les équipes RH sont désormais complètement focalisées sur la transformation de l’entreprise. L’épisode des accords sociaux est maintenant derrière nous.  

 

Emploi

BNP PARIBAS

Architecte IT H/F

Postuler

CIBLEXPERTS

Expert RC construction ou mécanique H/F

Postuler

ADECCO GS

Gestionnaire Sinistres (H/F)

Postuler
Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Prestations de services d'assurances

Ville de Broons

21 août

22 - Broons

Réalisation d'une mission de commissariat aux comptes - relance

Laval Agglomération

21 août

53 - LAVAL AGGLOMERATION

Prestations de Contrôle du service fait (CSF) des bilans des opérations programmées...

FPSPP Fonds Paritaire de Securisation des Parcours Proféssionnels

21 août

75 - FPSPP

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Sylvie Peretti (DRH de Generali France) : « Notre objectif a toujours été de revenir à la situation de 2015 »

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié