Tempête Dirk, cyclone Bejisa, inondations en Bretagne : premier bilan des sinistres

Tempête Dirk, cyclone Bejisa, inondations en Bretagne : premier bilan des sinistres
© BFM.com La crue de la Laïta, cours d'eau finistérien.

Les trois cat' nat’ qui ont sévi en France lors des fêtes de fin d’année sonnent comme un coup dur pour les professionnels de l’assurance. Et ce, alors que le secteur se préparait déjà à une sombre année 2013 d’un point de vue technique.

Pas de trêve des confiseurs sur le front météorologique pendant les fêtes de fin d’année. Et pour cause : en l’espace de deux semaines, la France a été frappée, tour à tour, par près de trois événements climatiques de type catastrophes naturelles : la tempête Dirk, entre le 23 décembre et le 25 décembre, le cyclone Bejisa à la Réunion au lendemain de la Saint-Sylvestre et, dernièrement, les inondations à répétition qui menacent toujours les trois départements de la Bretagne ainsi que la Loire-Atlantique.

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer la charge de sinistres propre à chaque événement, une certitude néanmoins : la tempête Dirk devrait très largement dépasser, en nombre de sinistres, la tempête Christian qui s'est abattue dans le nord de la France en octobre dernier ainsi que les intempéries de juin 2013.

Dirk plus violent que Christian

Météo France avait placé 21 départements en vigilance orange «vents et vagues-submersion». Au plus fort de Dirk, environ 240 000 foyers ont été privés d’électricité, principalement en Bretagne. Des rafales de vent supérieures à 200 km/h ont été enregistrées, le 24 décembre, dans les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.

Contactée par l’Argus de l’assurance, la Maif, qui a déployé sa cellule de crise Pégase sans discontinuer entre le 23 et le 31 décembre, avançait, au matin du 6 janvier, le chiffre de 6 418 dossiers ouverts «pour la France entière et sur l’ensemble de la zone touchée», contre 5 300 pour les intempéries de juin et un peu plus de 400 pour la tempête Christian. De son côté, la Macif a ouvert 8500 déclarations de sinistres, selon les données provisoires arrêtées au 6 janvier au matin, dont 94% en MRH et 6% en auto, contre un peu plus d’un millier pour Christian. «Ce sont des dommages classiques dus aux effets du vent : tuiles envolées ou arrachées, clôtures et toitures abîmées par les arbres, infiltration d’eau sous toiture ou par façade», précise la Macif.

Pour sa part, Covéa a enregistré, au 31 décembre 2013, hors inondations en Bretagne, 14 800 sinistres en MRH, 1 000 en auto et 750 pour les professionnels.

Cyclone Bejisa : le vent plus destructeur que l’eau sur l’île de la Réunion

A l’autre extrémité de la France, dans l'océan Indien, le cyclone Bejisa a longé les côtes réunionnaises jeudi 2 janvier, presque un an jour pour jour après le passage du cyclone Dumile, le 3 janvier 2013.

La Maif recense déjà près de 500 déclarations de sinistres. Un chiffre qui devrait dépasser le millier au regard des «quelque 400 déclarations enregistrées dans la matinée du 6 janvier». Quant à la nature des dégâts, la mutuelle évoque des «dommages liés davantage aux rafales de vent qu’aux pluies diluviennes sur les habitations, tels que des toitures arrachées». A noter que peu de dommages concernent l’automobile, «la plupart des propriétaires ayant pris leurs dispositions pour confiner leur véhicule», ajoute la Maif. La Sgam Covéa a recensé, quant à elle, 2 350 sinistres en MRH, 80 en auto et 50 sinistres professionnels.

A noter que les conséquences en termes de dommages devraient être limitées pour les mutuelles d’assurance. Le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema) rappelle, en effet, la «présence moins significative de ses adhérents à la Réunion à la différence de ceux de la Fédération française des sociétés d’assurance». A ce titre, la Macif indique qu’elle ne garantit pas en Outre-Mer.

La Bretagne reste en état d’alerte contre les crues

La Bretagne, déjà touchée par Dirk, fait face depuis quelques jours à une série d’inondations à répétition. Lundi, trois des quatre départements bretons – Finistère, Morbihan et Ille-et-Vilaine – ainsi que le département de Loire-Atlantique étaient toujours placés en vigilance orange inondations par Météo France. Plusieurs cours d'eau bretons restent d’ailleurs sous surveillance accrue : la Laïta (Finistère), le Blavet (Morbihan), le Meu (Ille-et-Vilaine), l'Oust et la Vilaine médiane et aval (Morbihan, Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique).

Conséquence de ces crues : la Maif a décidé de réactiver, depuis lundi 6 janvier, sa cellule de crise Pégase, indiquant «avoir reçu de nombreux appels, principalement pour des sinistres liés aux infiltrations d’eau».

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