Tesla : un accident mortel qui jette l'opprobre sur l’industrie de la voiture autonome

Tesla : un accident mortel qui jette l'opprobre sur l’industrie de la voiture autonome
Tesla, Modèle S impliqué l'accident mortel...

Le 30 juin 2016, l’organisme responsable de la sécurité routière aux Etats-Unis (NHTSA) a ouvert une enquête suite au décès du conducteur d’un modèle semi-autonome Tesla. La fonction de pilotage automatique du véhicule n’a pas détecté un semi-remorque.

« Comment les capteurs de Tesla ont-ils pu rater un semi-remorque ? », « l’accident mortel d’une Tesla, un contre-temps pour les voitures autonomes », « Tesla donne un coup de froid à la conduite autonome » : à la télévision, à la radio et sur Internet, la médiatisation du premier accident mortel d’un conducteur américain à bord de la berline de luxe Tesla - modèle S -, truffée de technologies, et notamment de la fonction de pilotage automatique, déclenche la polémique. Il faut dire que tous les constructeurs automobiles se sont engagés sur le marché prometteur de voiture connectée. Le 14 février 2016, sur les routes californiennes, le premier accident  responsable entre une Google Car et un bus dû à la défaillance du logiciel qui aurait mal analysé la situation et l'absence de réaction du conducteur avait suscité les mêmes interrogations.

Ouverture d'une enquête

Si ce crash, cette fois funeste, a eu lieu en mai 2016 en Floride, c’est le 30 juin que le National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) - organisme responsable de la sécurité routière aux Etats-Unis - a ouvert une enquête préliminaire d’investigation. « Ce que nous savons, c’est que le véhicule était sur une double voies rapide en pilote automatique quand un semi-remorque lui a coupé la route en perpendiculaire. Ni le conducteur de la Tesla, ni le pilote automatique n’ont détecté le flanc blanc de la remorque, explique l’entreprise fondée par Elon Musk dans un communiqué sur son site Internet. Les freins n’ont donc pas fonctionné et la voiture est passé sous le camion».

Premier accident mortel à bord d'une voiture semi-autonome

Il s’agit du premier accident mortel connu « après plus de 210 millions de kilomètres d’activation du pilote automatique », poursuit la marque qui risque de voir 25 000 de ses modèles rappelés sur ordre des autorités. L'entreprise insiste pour que cette contre-publicité ne jette pas l’opprobre sur un marché prometteur en termes de réduction de nombre d’accidents et de leur gravité. Et Tesla d'affirmer, sur ce point, que si le modèle avait percuté le devant ou l’arrière du semi-remorque, même à une vitesse importante, son système avancé de sécurité anti-crash aurait prévenu les blessures.

Le conducteur doit garder les mains sur le volant

Mais le mal est fait et la polémique sur la robotisation des voitures et leur fiabilité relancée. Le constructeur automobile se défend en rappelant que l’activation du pilotage automatique – faillible - requiert de garder les deux mains sur le volant durant l’ensemble du trajet et d’être prêt à réagir à n’importe quel moment. Le système des modèles Tesla déclenche une alerte qui ralentit la vitesse du véhicule dans le cas contraire…  Soit une préconisation ni plus, ni moins, calquée sur la règle édictée par la Convention de Vienne depuis 48 ans qui impose à chaque conducteur « de rester maître de son véhicule en toutes circonstances ». Convention qui venait, toutefois, en mars dernier, de s'assouplir pour accorder une statut juridique à la voiture autonome. De son côté, le NHTSA américain avait fait part, en février dernier, de son intention de revoir ses textes, afin de considérer les systèmes d’intelligence artificielle embarqués dans les voitures autonomes comme des conducteurs, en l’absence de ­volant. L'affaire « Tesla » pourrait bien geler le projet.

Le jour de l’accident, le ciel était lumineux… Une explication qui semble, à ce stade, techniquement légère.

A noter :  l'Argus de l'assurance organise, le 18 octobre 2016 la première conférence dédiée à l'assurance de l'auto connectée. Plus de renseignements sur ce lien.

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Commentaires

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04/07/2016 10h:22

avion, voiture ... gardez le contrôle, l'intelligence artificielle est aussi faillible que nous mais n'a pas d'"intuition".

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04/07/2016 10h:31

Quid si le camion avait été lui aussi automatique ? L'accident aurait pu être évité certainement ... donc ne jetons pas la pierre à la voiture automatique ... d'ailleurs, combien d'accidents entre voitures automatiques et non automatiques pour le même nombre de km ? Il est totalement naïf de croire que la voiture automatique n'aura jamais aucun accident, mais qu'elle en aura un taux extrêmement réduit doit être un argument en faveur des voitures autonomes ... préfère-t-on quelques morts en voiture autonome ou des millions de morts dans le monde avec des voitures non autonomes ?

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04/07/2016 10h:42

Des avions se crashent encore à cause de problèmes techniques.Pourtant on ne stoppe pas leur usage.Faire un drame (au delà de la mort d'une personne qui sera toujours dramatique) de cet accident est stupide.Oui il faut l'analyser et améliorer le système. mais la question à se poser est : l'accident se serait il produit sans l'auto-pilot ? Oui semble t-il. Accident ou le véhicule n'est pas en tord qui plus est.Donc, remettre en question un système faillible simplement par peur excessive ....

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04/07/2016 10h:56

Et alors?Avec ce genre d'argument on vivrait encore dans les cavernes. ..Bon, c'est vrai que dans les cavernes on ne risquait pas de mourir dans une voiture autonome, ... puisqu'on vivait rarement assez vieux pour passer le permis :-)

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04/07/2016 11h:23

Si le conducteur avait été attentif à sa conduite au lieu de regarder un film (vu sur une autre source), l'accident aurait, peut-être, pu être évité. Dans tous les cas, quelque que soit le système de sécurité (Abs, ESP, pilotage Auto, etc) il s'agit d'aide à la conduite et non d'un remplacement du conducteur...

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04/07/2016 11h:24

Lors de la création de l'aviation et même de l'automobile, il y a eu nombre d'accidents mortels et cela n'a freiné personne.

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