Tiers payant : la CSMF relance l’idée d’une solution monétique

Tiers payant : la CSMF relance l’idée d’une solution monétique
Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF

Le premier syndicat de médecins libéraux demande à la ministre des Solidarités et de la Santé de clarifier sa position sur le tiers payant et rappelle qu’il a déjà proposé une alternative.

Le tiers payant obligatoire, c’est toujours niet pour la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). « Les médecins libéraux refusent une obligation et soutiennent un tiers payant laissé à l’appréciation du médecin », a affirmé Jean-Paul Ortiz, président de la première organisation représentative des médecins libéraux lors d’une conférence de presse le 20 juillet. « La nouvelle ministre devra éclaircir sa position si elle veut solder ce conflit qui perdure, conflit hérité de la précédente Ministre de la Santé », a-t-il ajouté.

Une obligation de fait
La CSMF note que si la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn s’est prononcée contre un tiers payant obligatoire, le dispositif va pourtant s’imposer comme tel pour les médecins : « Obligation puisque la loi dit que le tiers payant est un droit pour tous. Qui dit droit pour le patient, dit obligation pour le médecin », a déclaré M. Ortiz. A cela s’ajoute le fait que si l’obligation du tiers payant pour les organismes complémentaires a été invalidée par le Conseil constitutionnel, son obligation pour la partie assurance maladie obligatoire est déjà une réalité depuis le 1er janvier 2017, pour les patients atteints d’ALD ou pour les femmes enceintes.

Eviter la dérive buraucratique

En alternative au tiers payant, M. Ortiz a rappelé que la CSMF a déjà proposé une dispense d’avance de frais pour tous les patients quels qu’ils soient et quelle que soit leur situation sociale, en mettant sur pied un paiement monétique avec débit différé santé. « Voilà une solution moderne utilisant les cartes bancaires ou une carte santé fournie aux populations qui n’ont pas de carte bancaire. Cela éviterait la dérive bureaucratique de notre métier, les erreurs et les différents contrôles imposés au médecin pour faire du tiers payant : vérification des droits de chaque patient, vérification des paiements effectués par les caisses, réclamations et gestion des erreurs de virement, etc. », a--t-il souligné. Une telle solution, affirme encore le syndicat, aurait aussi le mérite d’intégrer la partie couverte par les assureurs complémentaires.

Abonnés

Base des organismes d'assurance

Retrouvez les informations complètes, les risques couverts et les dirigeants de plus de 850 organismes d'assurance

Je consulte la base

Le Magazine

ÉDITION DU 23 septembre 2022

ÉDITION DU 23 septembre 2022 Je consulte

Emploi

La Mutuelle Générale

CHARGE(E) DE RECRUTEMENT - F/H - STAGE

Postuler

Relais Assur

Conseiller Commercial en Assurance H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

MARCHE PUBLIC D'ASSURANCES 2023-2026.

Ville de Choisy le Roi

25 septembre

94 - CHOISY LE ROI

Fourniture de carte de paiement et solution informatique associée, pour la gestion ...

Conseil Départemental de Seine St Denis

25 septembre

93 - CONSEIL DEPARTEMENTAL

PRESTATIONS DE SERVICE D'ASSURANCE POUR LE GROUPEMENT HOSPITALIER DE TERRITOIRE DU ...

CHU de Limoges Hôpital universitaire Dupuytren

25 septembre

87 - LIMOGES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Tiers payant : la CSMF relance l’idée d’une solution monétique

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié

24/07/2017 09h:12

La carte de paiement santé est effectivement une vrai réponse à la problématique du TP médecin, si elle est couplée aux fonctions d'un opérateur de flux traditionnel.En effet, la carte de paiement implique pour la complémentaire de faire l'avance de frais pour la part RO+RC. Il est donc nécessaire de limiter au maximum le délai d'immobilisation des fonds sur le compte intermédiaire de l'assuré.Plusieurs opérateurs proposent déjà ce type de solution : Progexia, Crédit Mutuel etc...

Répondre

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié