Trois avis de dirigeants sur la digitalisation de la protection sociale

Trois avis de dirigeants sur la digitalisation de la protection sociale
Magaly Siméon, Sylvain Coriat et André Renaudin

André Renaudin (AG2R La Mondiale), Sylvain Coriat (Allianz) et Magaly Siméon (CNP Assurances) se livrent dans le dernier ouvrage de Marc Nabeth. Les phrases chocs…

La digitalisation, le big data et l’e-santé sont la nouvelle sémantique du monde de l’assurance. Dans son dernier ouvrage intitulé « Quelle sera la protection sociale des Français en 2025 ? » paru fin février 2016 aux éditions L’Harmattan, Marc Nabeth, senior manager du cabinet Colombus Consulting, s’est entretenu à cœur ouvert avec de nombreux dirigeants d’assurances et de mutuelles.

Trois avis, trois dirigeants, trois phrases chocs :


André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale : gare au risque d'anti-selection


« La digitalisation constitue d’abord un outil d’amélioration de la relation client, et d’hyper-segmentation permettant un meilleur équipement, au bénéfice de l’assuré et de l’assureur (…) Pour l’instant les objets connectés relèvent plus du gadget, mais la véritable problématique qu’ils soulèvent est la démutualisation. Prenons l’exemple extrême donné par Axel Kahn : celui du test génétique qui sera complètement banalisé avant 10 ans. Tout le monde pourra alors obtenir son profil génétique en Angleterre, aux Etats-Unis ou ailleurs. Le risque d’anti-sélection sera total »

Sylvain Coriat, directeur des assurances de personnes d’Allianz France : de la complexite de la dematerialisation de la souscription


« En réalité, nous sommes sur un marché à temps de gestation très long. La digitalisation devrait effectivement se concrétiser par des gains de productivité qui doivent aujourd’hui se matérialiser pour de nombreux acteurs. (Mais) si la digitalisation apporte un certain nombre de gains, postérieurs à la vente du contrat (réduction des frais de gestion, envois de mails, de relevés dématérialisés,…) la dématérialisation de la souscription reste un sujet très compliqué et juridiquement non éprouvé ».

« Je ne crois pas aux objets connectés dans le domaine des assurances de personnes ».

Magaly Siméon, directrice de la Business Unit protection sociale et services et membre du comex de CNP Assurances : ameliorer techniquement le risque


« Il nous faut trouver une autre façon de diffuser l’assurance et d’entrer en relation avec les clients. Cela ne doit pas se faire n’importe comment. Le cimetière des technologies regorge d’une multitude d’applications inutiles ou ignorées. Nous avons donc privilégié une plateforme digitale axée sur du service. D’ailleurs, un de nos métiers de demain pourrait être celui d’agrégateurs de services. Nous souhaitons donc développer une plateforme ouverte, convaincus que les prestations proposées permettront d’améliorer techniquement le risque. Equiper le plus rapidement possible la maison d’un client en fin de vie, en dépendance, ou en incapacité partielle, permettra de réduire nos dépenses sur les frais de santé et d’accompagnement ».

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