Uber va tester des voitures autonomes à la fin du mois d'août

Uber va tester des voitures autonomes à la fin du mois d'août
La société américaine Uber vient d’annoncer la signature d’un partenariat avec le constructeur suédois Volvo en vue de tester dès la fin du mois d’août un service de voitures autonomes.

La société américaine de réservation de véhicules par téléphone mobile s’est associée avec le constructeur Volvo pour tester les premiers trajets de véhicules sans chauffeur aux Etats-Unis à la fin du mois. Avec l’objectif de les déployer sur son réseau d’ici 2021.

Après les taxis, Uber est, cette fois-ci, en passe « d’ubériser » les voitures de transports avec chauffeur (VTC). La société américaine vient, en effet, d’annoncer la signature d’un partenariat avec le constructeur suédois Volvo en vue de tester dès la fin du mois d’août 2016 un service de voitures autonomes. Ces trajets gratuits seront, dans un premier temps, réservés à Pittsburgh aux Etats-Unis, ville où Uber a installé son centre de recherches dédié au véhicule autonome.

Des clients encadrés lors des tests

Au cours de ces essais, les clients seront accompagnés de deux personnes. La cause est  d’abord réglementaire : les textes n’autorisent pas encore ces voitures à circuler. Le National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a fait part, en février dernier, de son intention de revoir sa réglementation, afin de considérer les systèmes d’intelligence artificielle embarqués dans les voitures autonomes comme des conducteurs, en l’absence de ­volant.

La raison est aussi scientifique : les personnes à bord seront chargées d’analyser les performances du véhicule et d’empêcher d’éventuelles collisions. Les deux entreprises, qui ont investi environ 300 M$ dans ce projet, envisagent de déployer une centaine de véhicules dans les rues de Pittsburgh d’ici la fin de l’année. Avec l’objectif de déployer ces véhicules complètement autonomes d’ici 2021.

Un vrai coup d’accélérateur

Depuis quelques mois, une certaine effervescence s’empare des  constructeurs, Gafa (Google, Amazon, Facebook et Apple), pouvoirs publics… et assureurs ! Google figure parmi les premiers à investir cette innovation avec sa Google Car, rejoint depuis par Apple. La marque à la pomme aurait d’ailleurs reporté son projet « Titan » de 2019 à 2021. Le groupe chinois Baidu veut, quant à lui, proposer son premier modèle en 2018.

Côté constructeurs, Ford a annoncé son intention de produire un véhicule sans volant ni pédale pour 2021 et de les proposer… à Uber et son concurrent Lyft. Mais ces projets, aussi innovants soient-ils, présentent encore quelques failles. Le 7 mai dernier, un accident mortel à bord d’une Tesla Model S a eu lieu en Floride, le premier impliquant un système d'aide à la conduite. Dans un rapport préliminaire rendu public début août, l’Agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) reconnait que le conducteur se trouvait en excès de vitesse (119 km/h sur une portion de route dont la vitesse maximale autorisée était de 104 km/h).

Depuis cet accident, le constructeur automobile a décidé de poursuivre l’activation de son système d’aide à la conduite, rappelant qu’il s’agissait du premier accident mortel sur les 200 millions de kilomètres parcourus en mode pilotage automatique par ses voitures (contre 150 millions de kilomètres parcourus par les voitures classiques).

Des premiers tests sur les routes de France

La France compte bien prendre part à l’industrie de la voiture autonome. Le Conseil des ministres, qui s’est réuni le 3 août dernier, a donné son feu vert à un projet d’ordonnance relative à l’expérimentation de « véhicules à délégation partielle ou totale de conduite (VDPTC) » sur les voies publiques. Le projet d’ordonnance, présenté par Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, était inscrit à l’article 37 de la loi n°2015-992 relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

L’article en question habilite le gouvernement à autoriser par ordonnance des tests sur tous types de VDPTC, « qu’il s’agisse de voitures particulières, de véhicules de transport de marchandises ou de véhicules de transport de personnes, à des fins expérimentales, dans des conditions assurant la sécurité de tous les usagers et en prévoyant, le cas échéant, un régime de responsabilité approprié. »

Allianz France expérimente une offre pour la voiture semi-autonome

La voiture autonome ne suscite pas que l’engouement des seuls constructeurs et géants du web. Les assureurs, conscients que les usages associés à la voiture sans chauffeur auront des conséquences sur l’approche du risque et sa tarification, se positionnement également. Début août, Allianz France a lancé  la première offre dédiée aux voitures semi-autonomes. Concrètement, le propriétaire d’un tel véhicule pourra prétendre à une réduction de sa prime d’assurance jusqu’à 25%.

L’enjeu de cette expérimentation porte à la fois sur l’amélioration de la sécurité routière et la réduction de la sinistralité. Et pour cause : en 2015, le ratio combiné de la branche automobile s’est dégradé de deux points, de 104% à 106%, selon les données de la Fédération française de l'assurance (FFA).

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