[DOSSIER] Rencontres 2014 : L'Amrae occupe le terrain international 6/6

Un monde de risques plus fréquents et plus intenses

Un monde de risques plus fréquents et plus intenses
Stéphane Olivier ArtePhoto

La première conférence plénière des 22e Rencontres de l’Amrae a donné l’occasion à de nombreuses personnalités du secteur ou observateurs avisés d’exprimer leur ressenti de l’évolution mondiale des risques. Des analyses qui ont conquis l’assistance.

«Nous sommes dans un monde apolaire à tendance polycentrique, avec un risque de fractionnement et de segmentation» : Jean-David Levitte, diplomate français, est formel : nous venons de rentrer dans un nouveau cycle de l’évolution mondiale qui nous avait fait passer progressivement, et en l’espace de trente ans, d’une bipolarisation du monde (US/Europe) à une unipolarisation (US) puis à une multipolarisation. Ainsi exprimé à l’occasion de la conférence plénière d’ouverture des 22e Rencontres de l’Amrae, ce nouveau rapport de force apparaît comme un facteur essentiel de la mondialisation de la gestion du risque en général et du risk-management en particulier.

Les limites du monde, facteur de risque

D’ailleurs, quelques minutes plus tôt, Gilbert Canameras, président de l’Amrae, évoquait les trois facteurs qui, selon lui nous conduisent collectivement vers des risques plus forts et plus intenses : «Nous vivons dans un monde géographiquement fini et limité en termes de ressource. Un monde que la rapidité des transports et l’avènement d’Internet a réduit, tout en lui demandant de supporter toujours plus d’habitants.» Pour lui, ces conditions de risque extrême «aux conséquences majeures sur les plans humain, économique et éthique», doivent pousser les entreprises à s’interroger sur les limites de l’exposition maximale qu’elles peuvent supporter.

Les nouveaux habits du risk manager

Le risk-manager prend alors une dimension stratégique essentielle qui l’oblige à inscrire son action sur le long terme. Une approche en phase avec les propos tenus – à distance et par vidéo interposée – par Henri de Castries, PDG d’Axa Group, qui soutient que la «phase de transformation très profonde du monde offre plus de chance qu’elle ne pose de problème, sauf pour ceux qui refusent d’accompagner le changement». Une note d’optimisme aussitôt relayée en direct de la tribune des Rencontres de l’Amrae par Bernard Spitz, président de la FFSA, qui module néanmoins en précisant qu’«il y a des opportunités à condition de le vouloir et d'en avoir l’ambition. Et ce dès lors qu’est évitée la voix de la sur-régulation, dont le principe de précaution est l’un des exemple tragique ». Avant de conclure face à une assemblée très attentive et conquise sur ce point : «Il faut revenir à la culture du risque !»

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