Une année à 1,8 Md€

En dépit d’un mois de décembre relativement clément au plan des intempéries, l’assurance achève cette année 2014 avec une facture climatique d’un peu moins de 2 Md€. Soit 300 M€ de plus qu’en 2013.

Les plateformes de gestion de sinistres et d’indemnisation des compagnies ont pu souffler pour le dernier mois de l’année. Et pour cause : seuls dix-neuf départements de l’Est de l’Hexagone ont été placés en vigilance orange neige et verglas, entre le 26 et le 28 décembre à l’occasion du « premier épisode neigeux significatif de la saison », selon Météo France, sans qu’aucune cellule de crise n’ait été déclenchée par les assureurs. De quoi tourner la page des dix épiso­des cévenols particulièrement violents qui ont traversé le Sud de la France entre septembre et fin novembre. Cette trêve clima­tique vient toutefois clore une année 2014 sombre au plan technique. La preuve : selon les données de l’Association française de l’assurance (FFSA et Gema, AFA) sur les onze premiers mois de l’année, le montant des dégâts occasionnés par les intem­péries en France s’élève à 1,8 Md€ pour l’ensemble du secteur, soit 300 M€ de plus que la facture climatique 2013 et que la moyenne des vingt dernières années (34 Md€ sur la période 1988-2007, soit environ 1,5 Md€ par an, chiffres AFA). Les orages de grêle durant le week-end de la Pentecôte, en juin dernier, représentent à eux seuls, près de 50 % du coût des dommages (entre 800 et 900 M€). Une tendance inflationniste à contre-courant du reste du monde. En 2014, le coût cumulé des catastrophes naturelles s’est établi à 110 Md$ (93 Md€ environ), soit un peu moins que l’année précédente (140 Md$) et que la moyenne des 30 dernières années, selon une étude publiée par le réassureur allemand Munich Re.

à noter que sur les 110 Md$ de dégâts constatés l’an dernier, 31 Md$ (soit 26 Md€ environ) des pertes étaient assurées contre 39 Md$ en 2013. Reste que la sinis­tralité liée au climat devrait menacer, une fois encore, les équilibres techniques des principaux acteurs. À une nuance près d’un point de vue bilanciel : à la différence de tempêtes de type Xynthia, ces mini-événements climatiques en cascade ne toucheront pas systématiquement les traités de réassurance. Dans ce cas, les compagnies en supportent seules les conséquences financières. À l’arrivée, le poids des intempéries en 2014 a conduit plusieurs acteurs du marché à répondre par le tarif. La plupart d’entre eux se sont, en effet, positionnés sur des hausses moyennes comprises entre 2 et 5 % en habitation au 1er janvier 2015.

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