[DOSSIER] Les 10 dossiers chauds de 2017 2/11

Une élection et (déjà) beaucoup d’idées…

Une élection et (déjà) beaucoup d’idées…

La campagne présidentielle, qui bat désormais son plein, est riche, à droite comme à gauche, de propositions en tout genre concernant le secteur de l’assurance.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait été marqué par de nombreuses mesures ­fiscales concernant le secteur de l’assurance (hausse de la taxe sur le chiffre d’affaires des complémentaires, hausse des prélèvements ­sociaux sur l’assurance vie, taxe ­exceptionnelle sur la réserve de capita­lisation des sociétés d’assurance, hausse de la taxe sur les conventions d’assurance…). Celui de François Hollande aura également été riche de bouleversements en tout genre : loi Eckert sur les contrats d’assurance vie en déshérence, loi Hamon sur la ­résiliation des contrats d’assurance, complémentaire santé pour tous, contrats responsables, etc. À l’attaque d’une année présidentielle qui sera marquée par l’arrivée d’un nouveau chef d’État, le monde de l’assurance n’est pas à l’abri d’énièmes changements si l’on s’appuie sur l’expérience des dix dernières années. « Si un candidat proposait de ne rien faire pendant cinq ans, il aurait ma voix », déclarait Thierry Derez, le PDG de Covéa, lors du dernier congrès ­Reavie. Pas sûr que ce dernier soit entendu au ­regard des nombreuses propositions déjà mises sur la table.

Le rétropédalage de Fillon

Le bal a commencé avec la « Primaire de la droite et du centre » conclue par la victoire, fin ­novembre, de ­François Fillon. L’ancien Premier ministre a provoqué une véritable levée de ­boucliers avec ses idées chocs (mais aussi confuses) sur le financement de la Sécurité sociale : à l’assurance ­maladie la prise en charge des patho­logies les plus lourdes via un « panier de soins solidaires », aux complémentaires, le financement du reste. Un big bang qui a essuyé un tir de barrage de ses adversaires mais aussi dans son propre camp.

Depuis, le champion des ­Répu­blicains, même s’il s’en défend, a mis de l’eau dans son vin. Mi-décembre, il réaffirmait son souhait de revaloriser la médecine libérale et d’abandonner le tiers payant généralisé. Exit, en revanche, le distinguo « petits » et « gros » risques santé, mis en avant durant la primaire. Le docu­ment de 16 pages résumant son programme santé a même été supprimé de son site de campagne. Quelles seront in fine les intentions du candidat Fillon ? Celui-ci ne devrait pas dévoiler son projet avant fin janvier, après la primaire de la « Belle Alliance populaire » organisée par le Parti socialiste et ses alliés les 22 et 29 janvier prochain.

La gauche abat ses cartes

Justement, chez les candidats à la primaire de gauche, les idées vont aussi bon train. Toujours sur la santé, l’écologiste François de Rugy propose que les Français puissent « signer un contrat de santé avec leur médecin ­généraliste et leur mutuelle » tandis que Benoît Hamon entend modifier « la répartition de l’aide à l’accès aux complé­mentaires santé » et Manuel Valls aligner la protection sociale des indépendants sur celle des saalriés. Depuis son entrée en campa­gne, ­Arnaud Montebourg, lui, répète qu’il souhaite consacrer 10 à 20 % de l’assurance vie au financement des PME, et supprimer le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) pour la grande distribution, la banque et… l’assurance. Parmi les candidats hors primaire, Emmanuel Macron s’en est pris à la régulation du secteur, indiquant vouloir « reprendre la main » sur Solvabilité 2. L’ex-ministre de l’Économie est aussi très ambitieux sur le volet de la protection sociale, puisqu’il plaide pour que les cotisations chômage et maladie acquittées par un salarié, soient supprimées et compensées par une hausse de la CSG. Objectif : doper le pouvoir d’achat des Français. Financer la protection sociale par de l’impôt plutôt que par des cotisations ? Emmanuel Macron n’est pas le seul à vouloir explorer cette voie, car Jean-Luc Mélenchon, (La France insoumise), Yannick Jadot (EELV), Nicolas Dupont-Aignan (­Debout la France) et Marine Le Pen (FN) sont aussi sur cette ligne.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 20 septembre 2019

ÉDITION DU 20 septembre 2019 Je consulte

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Désignation d'un Commissaire aux comptes

Office Public de l'Habitat (OPH) de Vitry-sur-Seine

23 septembre

94 - OPH DE VITRY SUR SEINE

Assurance complémentaire santé et de prévoyance

Deux Sèvres Habitat

23 septembre

79 - DEUX SEVRES HABITAT

Relance assistance à maîtrise d'ouvrage et étude stratégique multisectorielle relat...

Territoire de la Côte Ouest Communauté d'Agglomération

22 septembre

974 - TERRITOIRE DE LA COTE OUEST

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Une élection et (déjà) beaucoup d’idées…

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié