[DOSSIER] Données personnelles 3/5

Virginie Fauvel (FFA) : «Le blockchain, première application concrète en juin 2017»

Virginie Fauvel (FFA) : «Le blockchain, première application concrète en juin 2017»
Laetitia DUARTE Virgini e Fauvel, présidente de la commission Numérique de la FFA

De retour de Las Vegas au Nevada, où s’est tenu le CES, le salon de l’électronique grand public, Virginie Fauvel a un regard aiguisé sur les avancées françaises et leurs limites dans un contexte internationalisé.

Argus de l'Assurance : Quels sont les principaux thèmes qui nourrissent les réflexions au sein de la commission Numérique de la Fédération française de l’assurance ?

Virginie Fauvel (FFA) : Les travaux de la commission Numérique de la FFA ont été très riches en 2016, notamment au sujet du développement de la blockchain. Une expérimentation est en cours, dont la première application concrète est attendue pour juin 2017. Par ailleurs, nous travaillons sur cinq chantiers. Le legal design, qui accompagne pédagogiquement des assurés afin qu’ils appréhendent plus facilement les règles du numérique, au moyen de vidéos simples que les assureurs pourront héberger sur leurs sites. La première vidéo concerne le droit d’accès et de rectification aux données personnelles (Cnil). Un autre sujet important que nous poussons est l’autodétermination informationnelle, c’est-à-dire la faculté pour chaque citoyen de décider de la communication et de l’utilisation de ses données personnelles. Enfin, nous travaillons sur le principe de level playing field selon lequel tous les acteurs d’un marché sont traités de façon équitable. Par exemple, que tous les acteurs puissent, quel que soit leur statut, bénéficier d’une capacité d’expérimentation (le «bac à sable réglementaire»). C’est le prix de la liberté d’innover pour tous.

Vous étiez au Consumer Electronic Show (CES) qui s’est tenu à Las Vegas en janvier, qu’est-ce qui vous a le plus impressionné ?

Les projets sur l’intelligence artificielle (IA) sont passionnants. Ils vont structurer l’innovation numérique pour les décennies à venir. Pour s’en convaincre, il faut avoir à l’esprit que les machines, désormais, entrent dans l’ère du machine learning et du deep learning. C’est-à-dire qu’elles sont capables de proposer des solutions à un problème que l’esprit humain n’a pas anticipé… Ainsi, au jeu de Go, la machine bat désormais son adversaire humain. Plus proche de nous, la traçabilité des véhicules et l’analyse des comportements des conducteurs sont en marche, elle aura un impact fort sur l’analyse des accidents de la circulation.

De quoi la France a-t-elle besoin pour être forte sur la scène numérique internationale ?

Il me semble essentiel que la France, et plus largement l’Europe, s’affirment comme des champions du numérique. L’enjeu est de réussir à construire les projets et à les localiser ici. La prise de conscience par les pouvoirs publics est là. En revanche, je reste perplexe sur notre capacité à retenir les talents en France, alors que la Silicon Valley attire des expatriés français… Sous un angle pragmatique, ce sujet soulève la question de la fiscalité bien entendu, mais il me semble néanmoins qu’il s’agit encore davantage d’une culture sociétale de l’innovation numérique, d’une attitude face aux changements qu’il faut développer et entretenir. La France et l’Europe peuvent et doivent jouer un rôle clé dans cette révolution.

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