Concurrence : Indépendants et constructeurs, la guerre continue

En attendant l'avis de l'Autorité de la concurrence, les associations défendant les indépendants ou les constructeurs continuent de se battre à coups de communiqués publics.

C'est dans un contexte bien particulier, et tendu, que l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir a rendu publique une enquête sur la réparation et l'entretien automobile. En effet, alors que l'Autorité de la concurrence doit très prochainement publier son avis définitif sur le fonctionnement de la concurrence sur le marché de l'après-vente, l'UFC-Que Choisir fait le constat que les tarifs pour une révision sont en moyenne 22% plus élevés dans les réseaux des constructeurs que chez les enseignes indépendantes.

Solutions, sanctions, information

L'association estime que les professionnels de l'industrie automobile ne respectent pas la législation en vigueur, malgré l'accumulation de textes réglementaires européens et français ainsi que la multiplication des procédures judiciaires. Par conséquent, l'UFC-Que Choisir demande trois choses.

La première est que l'Autorité de la concurrence maintienne son diagnostic dans la version finale de son rapport et propose des solutions pour que le consommateur puisse enfin bénéficier des effets positifs de la concurrence sur le marché de la réparation et de l'entretien.

Ensuite, l'UFC-Que Choisir souhaite que la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) réalise des contrôles et sanctionne les dérapages des professionnels.

Enfin, l'association de défenses des consommateurs estime que les constructeurs devraient être obligés d'informer les consommateurs sur la possibilité d'entretenir leur véhicule en dehors du réseau, notamment en insérant cette information dans leurs contrats et dans le carnet d'entretien des véhicules.

Erreur, diffamation, omission

La riposte ne s'est pas fait attendre puisque, le jour même, dans un communiqué de presse, le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), juge que cette enquête traduit une position extrême, qui n'est pas partagée par la plupart des acteurs concernés, ni vérifiée par d'autres études. Le CNPA fait ainsi part de trois remarques.

Concernant les parts de marché, selon l'UFC-Que Choisir, le consommateur ne serait pas en mesure de bénéficier des effets positifs de la concurrence dans l'après-vente automobile. Or, le CNPA estime qu'un « certain nombre d'autres éléments, basés sur des échantillons plus larges et représentatifs de la composition du parc, mettent précisément en exergue l'hypercompétition existant sur ce marché ».

Au sujet de la garantie, l'UFC-Que Choisir avance que les consommateurs seraient « sous l'emprise » des constructeurs, cherchant à faire croire que tout serait organisé « pour tromper » ou « piéger » les automobilistes. Le CNPA déclare que cette affirmation, de portée diffamatoire, est contredite en droit et en fait. « Le droit pour le consommateur de faire entretenir son véhicule hors du réseau, sans perdre le bénéfice de la garantie, n'est pas contestable. Les nombreuses campagnes de communication des centres auto en sont d'ailleurs la preuve ».

Enfin, l'UFC estime que les prix de l'entretien sont « trop chers » chez les constructeurs. Le CNPA, de son côté, attire l'attention sur l'absence de comparaison valable des prestations effectuées par les réseaux des constructeurs et les centres de réparation auto. Il ajoute que la qualité des pièces, le type et le nombre d'opérations incluses peuvent faire sensiblement varier les prix.

La liberté du commerce

Pour finir, afin de réagir à la demande qui a été faite par l'UFC-Que Choisir à la DGCCRF de réaliser des contrôles et de sanctionner les dérapages des professionnels, le CNPA souligne que, selon lui, la liberté du commerce et de choix pour les consommateurs est préférable à une vision dogmatique de la concurrence. Par ailleurs, il rappelle qu'il est favorable à ce que des contrôles se poursuivent, comme la profession en fait régulièrement l'objet.

Alors que l'UFC-Que Choisir déplore que le consommateur ne bénéficie pas des effets de la concurrence, le CNPA affirme qu'une hypercompétition règne sur l'après-vente automobile.

 

Sources

: - enquête UFC-Que Choisir « Réparation et entretien automobiles : la concurrence en panne », septembre 2012, quechoisir.org ;

- conférence de presse CNPA, « Réparation et entretien automobile : l'UFC en panne d'arguments fondés ? », 25 septembre 2012, cnpa.fr.

 

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