La voiture de demain sera-elle électrique ?

Tel est le sujet d'actualité sur lequel s'est penché le Centre d'analyse stratégique, institution d'expertise et d'aide à la décision placée sous le ressort du Premier ministre, qui a rendu son rapport le 15 juin.

Soulignant la nécessaire remise en cause de nos modes de déplacement face aux urgences auxquelles nous sommes confrontés, comme la raréfaction des ressources pétrolières, les émissions de gaz à effet de serre, la congestion de nos métropoles, ce rapport étudie les probabilités de l'abandon du moteur thermique au profit du moteur électrique, et préconise des mesures à prendre au niveau européen et national. Dans un premier temps, il invite les automobilistes à revoir l'usage qu'ils font de leur voiture, afin de les inciter à développer l'autopartage et le covoiturage, à recourir davantage aux transports en commun, ou encore à pratiquer le vélo.

Le rapport fait ensuite valoir les avantages des voitures électriques. Sans qu'ils puissent être rangés dans la catégorie des véhicules à « zéro émission », ils ont le mérite de contribuer à la réduction de la pollution dans les villes. En effet, malgré qu'il faille prendre en compte la production de l'électricité consommée, ainsi que celle utilisée pour la fabrication de la batterie, les véhicules électriques ne polluent pas lorsqu'ils roulent.

Les préconisations du Centre d'analyse stratégique

- Limiter les émissions de CO2 à 70 g/km en moyenne pour les véhicules neufs. Il estime que la limite fixée à 95 g/km d'ici à 2020 au niveau européen n'est pas assez rigoureuse.

- Doter, sous trois ans maximum, les véhicules neufs d'un dispositif de type « stop and start » (coupant automatiquement le moteur lorsque le véhicule est à l'arrêt).

- Mettre en place d'un système de « malus » annuel correspondant à une taxe sur les émissions de carbone, perçue sur l'ensemble des véhicules en circulation. Ce dispositif serait le prolongement du système de bonus-malus, qui a eu un effet à court terme, selon le Conseil.

- Supprimer, d'ici à trois ans, le stationnement résidentiel, après avoir progressivement augmenté son tarif ; autoriser les péages urbains ; interdire la circulation de certains types de véhicules en centre-ville, etc.

Précisions ministérielles sur le système de recharge

- Le système de recharge des véhicules électriques est un élément très important dans leur développement. Interrogé par un député sur les modalités d'accès aux bornes de charge présentes sur le domaine public, le ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, dans une réponse ministérielle, est venu préciser trois fonctions que doit assurer ce système : « Alimentation en énergie électrique, mise en sécurité de l'utilisateur et dialogue entre l'installation et le véhicule, afin d'optimiser les conditions de cette recharge pour ce dernier comme pour le réseau électrique. » Les spécifications techniques du système doivent être standardisées le plus largement possible : au niveau international et européen. Quatre types de modes de charge pourront donc exister répondant chacune à des besoins distincts. Le ministère précise qu'« une même borne de recharge sur l'espace public pourra contenir plusieurs prises bien identifiées correspondant à chacun de ces modes ». En conséquence, rien n'empêche les constructeurs français de choisir leur mode privilégié, l'usager pouvant se raccorder à celui qui est préconisé par le constructeur du véhicule qui correspond le mieux à ses besoins.

Le point faible des véhicules électriques : leur autonomie

Pourtant, il subsiste de nombreux obstacles à leur essor. Le premier concerne le prix de ces véhicules, qui reste sensiblement plus élevé que celui de leurs équivalents thermiques. Toutefois, leur véritable point faible reste leur autonomie. En effet, il n'existe pas encore, sur le marché, de batterie « à la fois peu onéreuse, fiable sur le plan technique, disposant d'une grande autonomie et d'une longue durée de vie », comme la décrit le rapport du Centre d'analyse stratégique.

Le rôle des pouvoirs publics est important en la matière, que ce soit par un investissement dans la recherche à long terme, ou encore par le jeu d'incitations et de réglementations.

Source : rapport du Centre d'analyse stratégique, « La voiture de demain : carburants et électricité », du 15 juin 2011 ; réponse ministérielle M. Destot n° 90821, « JOANQ » du 31 mai 2011, p. 5837.


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