Amrae 2019 : à Deauville, le courtage affiche sa bonne santé

Amrae 2019 : à Deauville, le courtage affiche sa bonne santé
Près de 3 000 personnes ont assisté, du 6 au 8 février à Deauville, aux 27e Rencontres du risk management de l'Amrae. Cette édition était placée sous le thème du risque au cœur de la transformation.

Les bonnes performances commerciales 2018 du grand courtage sur les risques d'entreprises, dévoilées aux rencontres de l'Amrae, ont presque fait oublier les négociations serrées de fin d'année entre risk managers et assureurs.

Pour cette 27e édition des Rencontres de l'Amrae, le courtage français s'affichait tout sourire sur les planches de Deauville. Et pour cause : à en croire les premières tendances avancées par les principaux cabinets de courtage, le durcissement des négociations tarifaires observées lors des renouvellements des programmes dommages au 1er janvier entre assureurs et risk managers n'ont pas entamé leurs performances commerciales. Loin delà. Gras Savoye Willis Towers Watson, n° 1 du courtage français selon notre dernier classement, enregistre une croissance globale de ses revenus de plus de 4% en risques d'entreprises en 2018, et de 3% sur le segment des grands risques. « L'activité d e nos bureaux en régions a étéplus soutenue bien que le marché se soit inscrit dans une tendance baissière. Pour la première fois en quinze ans, nous avons connu des situations où les négociations étaient encore actives fin décembre et début janvier avec effet rétroactif sur des échéances du 1er janvier. En 2018, nous avons été portés par d'importantes opérations de construction sur des projets d'investissements en infrastructures significatifs », souligne Jean Rondard, directeur risk management et membre du Comex de Gras Savoye Willis Towers Watson.

Bessé plébiscité par les risk managers

Qui est le courtier grands risques séduisant le plus les risk managers des plus grandes entreprises ? La réponse est… Bessé, selon le Baromètre risk managers 2018, réalisé par le cabinet Golder & Partners et la société de conseil OMC, fondée par Olivier Muraire, ex-directeur général de Liberty France. Présentée lors des 27e rencontres du risk management de l'Amrae, cette enquête de satisfaction - inédite - a été menée auprès d'environ 200 risk managers d'entreprises employant pour la plupart plus de 500 personnes et disposant d'un budget assurance supérieur à 10 M€. Ce sondage, réalisé par téléphone, visait à les questionner sur leurs attentes vis-à-vis de leurs courtiers et la capacité de ces derniers à répondre à leurs besoins. Sept courtiers ont été évalués : Aon, Bessé, Diot, Gras Savoye Willis Towers Watson, Marsh, Siaci Saint Honoré et Verspieren. C'est donc le deuxième qui est sorti en tête des suffrages : dans quel ordre les autres apparaissent-ils ? On ne le saura pas, car les deux cabinets de conseil se sont engagés à ne dévoiler que le nom du premier.

 

Un marché en hausse

Même drapeau vert hissé pour le deuxième acteur du marché, Marsh France, dont le chiffre d'affaires est en hausse de 2,1 % (30 M€ d'affaires nouvelles) grâce à un développement en auto et sur les spécialités, notamment en cyber, espace, marine et fusions-acquisitions. Le segment des très grands comptes (entreprises de plus de 3 Md€ de CA), qui pèse pour près de la moitié du chiffre d'affaires de Marsh France, a été marqué par « des premières réalisations de contrats perte d'exploitation sans dommages et une trentaine d'études en cours. (...) Le marché est encore à ses débuts, avec toutefois l'apparition de produits structurés, indique Fabrice Domange, son président. Certains assureurs (AGCS, Munich Re, Zurich Insurance) ont conçu des outils de modélisation. Il existe des solutions assurantielles mais ces polices de PE sans dommages sont encore assez chères. » En effet, depuis quelques mois, la demande des entreprises pour ce type de couverture a crû sous l'effet du mouvement des « gilets jaunes à l'origine de plusieurs rideaux baissés dans la grande distribution pendant la période charnière des fêtes de fin d'année. Mais les primes pratiquées sont encore largement dissuasives pour déclencher de réelles souscriptions », confie un assureur grands risques. Sur le segment des ETI (20 % du chiffre d'affaires), Marsh France fait part d'une croissance de 5% avec des affaires comme Urgo, Europcar, Brink's ou encore la Matmut. La filiale française du courtier nord-américain vise le même niveau de croissance pour l'exercice 2019.

Les autres acteurs du Top 5 français n'échappent pas à cette embellie. Verspieren (3e) a connu une hausse d'activité de 7 %, à 380 M€ (dont 3,5 % sur le IARD entreprises) et espère franchir le seuil des 400 M€ à fin 2019. Siaci Saint Honoré, dont le début d'année a été marqué par une prise de participations croisée dans le courtier bordelais CLC Assurances, a réalisé une croissance à deux chiffres en 2018, tandis qu'Aon France a dévoilé une hausse de 9,97 % de son activité pour 2018, soit un chiffre d'affaires d'un peu plus de 333 M€.

L’activité de nos bureaux en régions a été plus soutenue bien que le marché se soit inscrit dans une tendance baissière.

Jean Rondard, directeur risk management et membre du Comex de Gras Savoye Willis Towers Watson

 

Conquérir les ETI

L'activité du 5e courtier français a été principalement soutenue sur le segment des ETI, marché vers lequel convergent les principaux cabinets de courtage au regard de l'hyperconcurrence des grands comptes. « Cette année, à la différence de 2017, la croissance a été soutenue par l'assurance dommages grâce à un solde positif entre les affaires nouvelles et celles perdues, indique Robert Leblanc, PDG d'Aon France. Nous n'avons pas cherché à nous focaliser sur les plus grands comptes, lesquels ont une culture de l'appel d'offres systématique, et avons concentré l'effort commercial auprès des ETI. » Reste que dans un contexte de marché des grands risques qui se durcit, les comportements offensifs de certains cabinets prêts à promettre des rabais tarifaires conséquents aux risk managers pour capter une entreprise pourraient se raréfier. « Il est probable que nous observions une baisse des sollicitations dans l e cadre des appels d'offres dits conceptuels. Cela devient un exercice qui pourrait tenir du jeu de dupes tant le marché semble être à un tournant », confirme François Leduc, directeur général adjoint de Verspieren.

À défaut de croissance organique acquise auprès des grandes entreprises ou des ETI, les périmètres des courtiers pourraient encore s'étendre en 2019 à grands renforts d'opérations d'acquisitions en région et à l'international tant le mouvement de concentration du secteur est loin d'être achevé. « Nous restons attentifs aux opérations de croissance externe aussi bien en termes de renforcement dans les spécialités que dans une logique d'accroissement de nos savoir-faire, sans limite de plafond. Notre approche est purement opportuniste », précisait Robert Leblanc.

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