Complémentaire santé pour tous : « Gare aux pièges de l’ANI ! »

Complémentaire santé pour tous : « Gare aux pièges de l’ANI ! »
Thierry Faure, responsable
technicocommercial chez
Quatrem

Trois questions à Thierry Faure, responsable technicocommercial

Nous sommes dans la dernière ligne droite avant la généralisation de la complémentaire santé à l’ensemse des salariés, le 1er janvier 2016…
Oui, et nous allons être tous acteurs d’une nouvelle page de l’histoire
de la protection sociale en France. Soixante-dix ans après la généralisation de la sécurité sociale auprès des salariés, les entreprises vont devoir proposer une complémentaire santé à leurs salariés.
À chacun d’être au rendez-vous de cet événement historique.


Chacun, à commencer par les courtiers qui vont jouer un rôle de premier plan dans l’équipement des petites entreprises. Quel message souhaitez-vous leur faire passer ?
Une vague de complémentaire santé à bas coût a déjà commencé à déferler sur le marché et beaucoup, dans la précipitation et par la quantité de solutions proposées, vont trancher pour des solutions les moins coûteuses en apparence.
Cette nouvelle charge ne se résume pas en une cotisation. Il y a en contrepartie des prestations plus ou moins importantes  selon les contrats.
Certaines offres vont être de véritables bombes à retardement : elles exposent l’employeur, à un bras de fer social avec les salariés qui s’estimeront mal couverts, et à un rapide ajustement tarifaire si le régime n’est pas équilibré.
L’ ANI ne doit pas être abordé avec le chef d’entreprise uniquement par le prisme de la charge supplémentaire. Une approche pédagogique et un exposé des enjeux doivent être mis en avant auprès des employeurs et des salariés afin de prendre dès à présent les bonnes décisions.


Certains employeurs restent réfractaires à l’idée de financer la complémentaire santé de leurs salariés : peut-on les empêcher de faire le service minimum ?
Non, bien sûr. À condition de choisir une offre économiquement viable et de ne pas chercher à dissuader les salariés de souscrire.
L’employeur est tenu d’informer ses salariés sur le régime mis en place et de justifier chaque année de toutes les dispenses d’affiliation.
En cas de défaut, il s’expose à un risque Urssaf et même prud’homal si les salariés n’ont pas accès à la complémentaire santé de l’entreprise.
Certains courtiers peuvent considérer que le déploiement de l’ANI demande beaucoup de travail au regard de ce qu’il rapporte.
Cette approche n’est pas sans risque pour le futur. Il y a un vrai enjeu de défense de portefeuille pour les courtiers. Un client pluri équipé et bien équipé sur la santé, ferme ses portes aux concurrents.
Par ailleurs, sur des TPE qui choisissent de s’équiper sur les formules les plus basses du type panier de soins, Quatrem permet à ses courtiers partenaires de maximiser les commissions en les aidant à booster les ventes de surcomplémentaires.

D’où l’importance de bien expliquer à l’employeur les enjeux pour son
entreprise et ses salariés lors de la mise en place de la couverture.

Témoignage de Delphine Degache, responsable du pôle Prévoyance du cabinet Leguay Assurances à Saint-Etienne.

« J’avoue avoir été surprise par l’hostilité manifestée par la  quasi-totalité des dirigeants de PME à l’égard de l’ANI : ceux qui ont souscrit une complémentaire santé collective depuis longtemps ont le sentiment de perdre un avantage concurrentiel ; quant aux réfractaires, ils se plaignent de cette nouvelle charge financière et des risques de redressement Urssaf que la mise en place d’un tel régime peut leur faire courir.

En tant que courtiers, nous devons donc être très à l’écoute de leurs besoins et les aider à mieux comprendre leurs nouvelles obligations : les dirigeants de PME ne manquent pas d’informations sur l’ANI – ils en ont reçu de toutes parts ! – mais ils ont du mal à les digérer. Ils ont donc besoin d’un véritable accompagnement pour décrypter les offres, choisir leur porteur de risques, maîtriser le formalisme juridique de la mise en place d’un régime collectif, informer les salariés, gérer les affiliations…

C’est pourquoi nous avons créé un pôle « Collectives » au sein de notre cabinet : cela nous a semblé indispensable pour faire les choses bien. A fortiori maintenant, alors que la fin de l’année approche et que les assureurs risquent d’avoir du mal à gérer l’afflux de demandes de tarification et de souscription. Je n’ai donc qu’un conseil à donner aux PME qui n’ont pas encore souscrit de complémentaire santé pour leurs salariés : dépêchez-vous !

Les équipes de Quatrem ont compris les enjeux des courtiers face à la mise en œuvre de l’ANI : les inspecteurs ont été très présents et ont su faire preuve de réactivité et d’expertise juridique. Mais j’ai surtout apprécié leur proposition de vendre la surcomplémentaire à notre place. C’est vraiment novateur et très utile dans le contexte actuel, alors que nous devons gérer des flux importants de souscriptions et d’affiliations et que la surcomplémentaire est indispensable pour rentabiliser la mise en place d’un régime. »

Pour plus d'informations contactez notre pôle « Relations commerciales » au 01.53.32.98.97 ou retrouvez nos offres sur quatrem.fr

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