[DOSSIER] Le point sur... l'assurance emprunteur individuelle 4/5

Assurance emprunteur : une souscription toujours plus fluide

Assurance emprunteur : une souscription toujours plus fluide

C’est l’une des clés du développement de l’assurance individuelle : un emprunteur n’ira au bout du processus de souscription que si le parcours client est simple, rapide et fiable.

« Lorsque un client s’adresse à un courtier en crédit, il pense d’abord à son emprunt et à son taux d’intérêt », observe Stéphane Soudeix, directeur général de CBP, délégataire de gestion spécialiste de la prévoyance individuelle. De fait, la question de l’assurance arrive généralement en bout de course d’un long processus, elle n’est  bien souvent aux yeux de l’emprunteur qu’une des conditions d’accès au crédit. Conséquence : « L’assurance doit donc pouvoir être souscrite rapidement », poursuit Stéphane Soudeix.

Simplifier les formalités

Dire que cela n’a pas toujours été le cas relève de l’euphémisme : « Quand j’ai découvert le monde de l’assurance emprunteur, je n’ai eu de cesse de vouloir simplifier les offres aussi bien que les process de souscription. Car la souscription ne peut être simple que si le produit l’est aussi », se souvient Marie Vanden Hende, chef de produit Cardif Libertés Emprunteur.

Simplifier l’accès à l’assurance emprunteur exige en priorité de traiter la problématique des formalités médicales : elles sont indispensables pour évaluer les risques afin de proposer des garanties et une tarification adaptées au profil des emprunteurs. C’est ce qui fait la force de l’assurance individuelle et l’attractivité de ses tarifs. Les assureurs et réassureurs ont acquis une solide expertise dans la prise en compte du risque médical dans la tarification des garanties décès et invalidité. Ils ont également su intégrer les avancées scientifiques faites dans le traitement de nombreuses pathologies. Si bien que certains malades ou ex-malades, qui étaient considérés comme inassurables par le passé, peuvent avoir aujourd’hui accès au crédit.

La tentation de l'abandon

Et pour les autres, les formalités sont allégées. C’est ainsi que pour son nouveau contrat Cardif Libertés Emprunteur, BNP Paribas Cardif demande  de répondre à un simple questionnaire de santé en ligne pour les candidats au crédit de moins de 46 ans assurant jusqu’à 600 000 euros. Par ailleurs, la volonté est de faciliter pour l’assuré le remplissage du questionnaire, en réduisant le nombre de questions posées. L’utilisation des nouvelles technologies, et notamment des arbres décisionnels, permet de les centrer sur les informations utiles. « L’intérêt n’est pas tant de savoir si l’assuré fait de la voile, que de déterminer s’il pratique épisodiquement cette activité ou à un niveau quasi-professionnel», explique un spécialiste de l’emprunteur.

Pour indispensable qu’elle soit, la sélection médicale ne doit pas fragiliser le processus de souscription : si le choix d’un contrat individuel semble trop complexe à l’emprunteur, il peut être tenté d’abandonner au profit du contrat groupe. Les courtiers le savent très bien : au moindre obstacle dans la chaine de souscription, le risque augmente de voir le client renoncer ou même passer à la concurrence.

Comportements irrationnels

Une procédure trop lourde peut même conduire à des comportements irrationnels. Stressé à l’idée de ne pas tenir les délais et de voir son rêve immobilier lui échapper, l’emprunteur pourra être tenté de s’autoriser de petits arrangements avec la vérité afin d’éviter d’avoir à passer de nouveaux examens complémentaires. « L’emprunteur croise les doigts en espérant qu’il ne lui arrivera rien de grave. Mais en cas de sinistre, il peut mettre son foyer en péril car il sera peu ou mal couvert », rappelle un professionnel de l’emprunteur. En cas de fausse déclaration avérée, l’assureur peut effectivement refuser sa garantie.

Lorsque l’âge de l’emprunteur et le montant du prêt augmentent, les examens complémentaires deviennent plus nombreux. Mais là aussi, la volonté est de rendre les process les plus fluides. Par exemple au-delà de 1 million d’euros assurés entre 46 et 55 ans, l’offre Cardif Libertés Emprunteur laisse « le choix aux candidats à l’assurance entre un test d’effort ou un score calcique » pour le dépistage des maladies coronaires.

« Le test d’effort peut être perçu comme un examen difficile et contraignant, explique Frédéric Pitiot, référent Métier et expertise prévoyance de BNP Paribas Cardif. Il prend du temps et doit impérativement avoir lieu dans un hôpital ayant un service d’urgence ou de réanimation. » Mais les centres médicaux qui pratiquent le score calcique réalisé à partir d’un scanner, qui a l’avantage de ne requérir aucun effort de la part du patient, sont encore rares. Pour simplifier encore ces examens, les emprunteurs peuvent être orientés vers des centres médicaux agréés, avec avance de fonds et transmission sécurisée des résultats.

La digitalisation, passage obligé

En parallèle de l’allégement  des formalités médicales, la simplification du process de souscription passe naturellement par la digitalisation : « Sur le marché de l’assurance emprunteur, la souscription en ligne est un passage obligé, explique Stéphane Soudeix. La signature électronique est ainsi devenue un standard du marché. » L’emprunteur peut souscrire quasi instantanément : « Nos moteurs permettent à l’assureur de lui donner une réponse immédiate dans 80 % des cas. »

Aux yeux du directeur général de CBP, la digitalisation n’est pas seulement un enjeu d’efficacité. « C’est aussi un enjeu de conformité, insiste Stéphane Soudeix. Les documents sont validés, tracés et archivés. C’est du confort pour l’assureur et de la disponibilité d’esprit pour le courtier qui peut ainsi se recentrer sur sa valeur ajoutée : le conseil. » Tous les documents rendus indispensables par la Directive sur la distribution d’assurance (DDA) entrée en vigueur le 18 octobre 2018 sont intégrés et validés à chaque étape du parcours de souscription en ligne. De plus, le secret médical est respecté de bout en bout de la chaine et les données de santé sont sécurisées à toutes les étapes : « Lors des transferts de données et dans l’espace personnel des assurés. »

Une offre co-construite

La digitalisation permet, en effet, à l’assuré de disposer d’un espace privé, intégrant ses données personnelles, son contrat, l’historique de ses échanges avec l’assureur… « Cet espace lui permet aussi de gérer ses  formalités médicales en toute confidentialité, explique Stéphane Soudeix. L’assuré n’a pas forcément envie de parler de ses problèmes de santé avec son courtier. Le self care est plus confortable pour lui et pour le courtier, qui évite ainsi de poser des questions trop indiscrètes. » C’est pourquoi « nous avons construit notre nouvelle offre Cardif Libertés Emprunteur avec les courtiers, en restant à l’écoute de leurs besoins et de leurs aspirations », explique Marie Vanden Hende. Le tarif est un critère important mais la simplicité, la rapidité et la fiabilité du process de souscription suivent de très près.

Innovation : le Passeport Cardif Libertés emprunteur

A 38 ans, Guillaume considère quil est temps dacquérir son logement. Ingénieur commercial, il se rend chez un courtier pour valider sa capacité demprunt et obtenir les meilleures offres de crédit. Le courtier attire son attention sur les taux dintérêt auxquels il se réfère, qui nintègrent pas lassurance obligatoire. Il en profite pour lui expliquer qu’il peut choisir une assurance de prêt individuelle, y compris sil a des antécédents de santé. Guillaume se penche sur l’assurance emprunteur avec son courtier qui lui établit un devis d’assurance et lui ouvre un espace adhésion Cardif. Guillaume effectue ensuite les éventuelles démarches médicales, et obtient ainsi une proposition d’assurance. Grâce au Passeport Cardif Libertés Emprunteur il dispose de 12 mois pour valider cette proposition : c’est la durée pendant laquelle la décision médicale est conservée. Guillaume peut donc effectuer ses démarches immobilières à son rythme. Six mois plus tard, Guillaume a enfin trouvé lappartement de ses rêves. Deux autres acquéreurs sont sur les rangs. Il espère les prendre de vitesse en bouclant très rapidement son plan de financement. En effet, il a déjà anticipé les démarches d’assurance en amont de la recherche de son bien immobilier et de l’obtention de son crédit. La dernière étape est de mettre à jour la proposition d’assurance avec les éléments de crédit qu’il a obtenus de son courtier et de signer électroniquement.

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