[Journal de confinés] « Aider les assurés, c’est notre travail : nous sommes payés pour ça ! »

[Journal de confinés] « Aider les assurés, c’est notre travail : nous sommes payés pour ça ! »

[La patronne de start-up] Hind Elidrissi est la cofondatrice et dirigeante de l’assurtech Wemind, spécialisée dans l’assurance santé et prévoyance des entrepreneurs et autres travailleurs freelances. En première ligne face à la hausse des inquiétudes des assurés, elle doit en même temps gérer toute une équipe dans ce contexte inédit.

« Je pense que mes équipes vont tenir longtemps. » Hind Elidrissi dirige l’assurtech WeMind, qu’elle a cofondée en 2017, pour proposer une protection sociale différenciante pour les travailleurs freelances et depuis, plus généralement, entrepreneurs. La pandémie de Covid-19 l’a ainsi impacté en trois dimensions : sur la vie de ses employés, sur celle de son entreprise… et sur sa vie personnelle.

Une cohésion d'équipe à maintenir

« Au vu des informations disponibles, la mise en place du télétravail a été décidée avant le confinement officiel : le jeudi (12 mars), on a demandé à tout le monde de prendre ses ordinateurs portables », raconte-t-elle. Un télétravail généralisé qui, pour une start-up comme Wemind, pourrait paraître moins problématique que pour d’autres structures de plus grosse taille. « Tout le monde chez Wemind travaille depuis toujours sur des portables, nos équipes bossent déjà sur des plateformes comme Slack et Trello… De plus, l’équipe faisait déjà du télétravail partiel avant cette pandémie. »

Si, techniquement, les équipes de Wemind n’ont pas connu de difficulté majeure, humainement, le constat est tout autre. « Les trois premiers jours du télétravail intégral ont été très durs pour l’équipe, l’esprit collectif est très fort dans notre entreprise… ». Après ce démarrage compliqué, le fonctionnement a commencé à devenir « acceptable » : « nous avons fait en sorte que les équipes puissent passer pas mal de temps ensemble : une réunion d’équipe globale le lundi matin, des réunions par sous-équipes, des pauses-café en visio pendant la journée… ». Face au stress ambiant, alors qu’un masseur venait auparavant dans les locaux de l’assurtech, un plan B a été rapidement concocté avec des cours collectifs de méditation et yoga en visio. « Cette pandémie nous a forcés à trouver des solutions pour garder et nourrir la cohésion d’équipe. »

« Il y aura un avant et un après »

De par son activité axée majoritairement en santé et prévoyance, WeMind s’est retrouvée fortement exposée aux demandes et inquiétudes de sa communauté d’assurés. « Tous nos appels, les premiers jours, ne concernaient QUE le coronavirus, autant d’inquiétudes qui se sont ajoutées à celles de mes collaborateurs ». Résultat : « au bout de la première semaine, toute l’équipe a fini sur les rotules avec cette double contrainte ». Ceci étant, Hind Elidrissi relativise : le contexte est certes inédit, mais le métier d’assureur a justement pour essence de s’y adapter. « L’assurance intervient dans ce mouvement d’aide aux personnes en tant que financeur des soins, c’est notre travail, nous sommes payés pour ça ! »

La dirigeante de Wemind souligne par ailleurs, face à l’afflux de requêtes des assurés durant les premiers jours, que chaque demande écrite entraînait une réponse… téléphonique : « Notre travail est de les rassurer, le téléphone reste idéal pour ça. Comme nous avons par conséquent un peu moins de travail en gestion, puisque les assurés vont moins chez le médecin par exemple, nous avons un peu moins de demandes en ce sens… du temps qu’on peut libérer pour le conseil téléphonique. » Hind Elidrissi constate un surplus d’activité en santé plus qu’en prévoyance, mais surtout d’importantes baisses de souscriptions sur les assurances professionnelles. « Notre croissance est donc ralentie, mais notre modèle économique est assez solide pour qu’on puisse tenir longtemps, nous avons déjà fait nos projections. ».

Si les équipes de Wemind se sont adaptées à ce contexte particulier, Hind Elidrissi également. « Mes journées de travail, c’est 8h-20h du lundi au samedi », résume-t-elle. Elle conserve autant que faire ce peut des routines pour impacter aussi peu que possible sa vie personnelle : « quand je coupe, je coupe… même si c’est parfois difficile ». Parallèlement à Wemind, Hind Elidrissi fait partie des lanceurs du syndicat independants.co qui s’attelle aussi à défendre les droits des indépendants dans ce nouveau monde qui s’ouvre désormais, bien qu’encore fondamentalement incertain. « De nouvelles normes vont être créées, il y aura un avant et un après. Ce qui est plutôt enthousiasmant en soi », conclut-elle.

>> À retrouver, les deux premiers épisodes de nos « Journaux de confinés » :

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