Télémédecine : Axa cherche le bon modèle

Télémédecine : Axa cherche le bon modèle
Les assureurs proposent plusieurs offres de téléconsultation, une pratique en progression constante.

À travers sa filiale Axa Assistance et la start-up parisienne Qare, le groupe Axa expérimente aujourd'hui différentes solutions de téléconsultation. Son objectif : faire émerger des modèles rentables dans un avenir proche.

L'annonce a fait grand bruit. Le 13 janvier, le spécialiste de la prise de rendez-vous en ligne Doctolib a annoncé le lancement de son outil de téléconsultation. Un service permettant aux patients d'obtenir une consultation vidéo parle biais d'une application mobile et de recevoir ensuite une ordonnance dans un espace sécurisé sur leur smartphone. Coût de ce service facturé à chaque médecin utilisateur : 79 € par mois.

S'agit-il là du meilleur business model ? Impossible à dire, tant le secteur peine à se structurer sur ce sujet. Cela fait ainsi quatre ans qu'Axa a investi dans la téléconsultation médicale. Pour autant, l'assureur cherche toujours la bonne formule. « Nous ne pouvons nous appuyer sur aucune stratégie économique. Nous essayons donc différents modèles, l'objectif étant de voir lequel ale plus de sens et mérite qu'on le pousse encore davantage », explique Guillaume Borie, directeur de l'innovation du groupe Axa. Explications.

Un fort potentiel pionnier de la téléconsultation en france, axa reste loin du chinois ping an

  • 1500 le nombre de consultations mensuelles revendiquées pour le service de téléconsultation d’axa assistance.
  • 10 € le prix d’un abonnement mensuel au service de téléconsultation proposé par Qare, selon axa.
  • 500 000 le nombre estimé de demandes Quotidiennes de consultations sur la plateforme en ligne chinoise de soins médicaux ping an Good Doctor.

Le service en inclusion

En 2015, Axa Assistance a lancé le premier service de téléconsultation médicale en France, proposé à tous ceux ayant souscrit un contrat d'assurance santé auprès de la compagnie. Soit potentiellement 5 millions de bénéficiaires. Au travers d'un numéro spécial utilisable 24 h / 24, ces derniers ont l'opportunité de joindre par téléphone l'un des médecins généralistes salariés d'Axa Assistance (inscrits à l'Ordre des médecins). À l'issue d'un échange téléphonique avec le patient - voire, dans certains cas, d'une consultation vidéo -, le professionnel peut délivrer une prescription directement téléchargeable dans un espace client. Quatre ans après son lancement, ce service d'accès médical non programmé est utilisé environ 1 500 fois par mois en France. « Les consultations augmentent mois après mois, sans discontinuité. Nos clients sont plus facilement disposés à utiliser ce type de prestation qu'il y a trois ou quatre ans », souligne Guillaume Borie.

Autre offre poussée par l'assureur : la plateforme de télémédecine Qare, soutenue par Axa via son incubateur Kamet (voir L'Argus n° 7562-7563). La start-up française propose des services de vidéo-consultation depuis un an. L'utilisateur y accède par l'intermédiaire d'une application mobile disponible sur AppStore et GooglePlay. De là, il peut communiquer avec des praticiens issus de dix-sept spécialités différentes : médecine générale, dermatologie, gynécologie ou psychologie, etc. Le patient a alors toutes les cartes en main : il choisit le professionnel qu'il veut avoir en visioconférence, ainsi que l'heure de son rendez-vous médical selon les créneaux proposés. En fin de consultation, le praticien peut faire une prescription ou orienter le patient vers un autre médecin. Dernière nouveauté en date : avec cette plate-forme, Qare expérimente dans plusieurs villes françaises la livraison de médicaments au domicile ou sur le lieu de travail du client. « Nous sommes entrain d'intégrer différentes briques du parcours de soin afin de pouvoir le gérer de A à Z au service du patient », indique le directeur de l'innovation d'Axa, précisant que la start-up travaille aussi à l'intégration de la carte vitale, directement via son application mobile. Pour ce service, Qare, qui emploie des médecins libéraux travaillant à temps partiel, propose deux offres. L'une en B to C à laquelle n'importe qui peut souscrire « pour environ 10 € par mois », nous indique-t-on chez Axa. Le client, une fois abonné, a alors accès aux consultations en illimité. L'autre offre, en B to B, est souscrite par des entreprises pour leurs collaborateurs. Dans ce modèle, le tarif peut alors varier, selon nos informations, de 3 à 7 € par personne. Pour ces deux propositions, Axa revendique aujourd'hui entre 150 et 200 consultations quotidiennes.

L’objectif à terme est de pouvoir gérer le parcours de soins de A à Z.

Guillaume Borie, directeur de l’innovation

Le service à la demande

Sans être abonné et via son mobile, un patient pourra avoir accès à tout moment à une consultation vidéo sur laquelle seront facturés des frais de mise en relation, en plus du prix de la consultation. À cette solution sur laquelle travaillent les équipes de Qare s'en ajoute une autre… plus futuriste : la cabine médicale connectée baptisée Consult Station, conçue par H4D, société partenaire d'Axa. Depuis un an, l'assureur propose ainsi à ses entreprises assurées la mise à disposition de cabines médicales pour leurs salariés. De fait, en étant sur leur lieu de travail, ces derniers peuvent accéder à tout moment à une consultation médicale en visioconférence auprès d'un médecin d'Axa Assistance. Dans ce modèle, seule la location des cabines est facturée aux entreprises.

Axa regarde aussi ce qui se fait à l'étranger. Et notamment en Chine, où l'application Ping An Good Doctor, avec ses 228 millions d'inscrits, est l'une des plus importantes plateformes de soins médicaux en ligne au monde. Intégré dans l'écosystème de la messagerie instantanée sur mobile Wechat, ce service revendique… 500 000 demandes de consultations quotidiennes. Un chiffre qui fait rêver.

Generali s'y met aussi

Depuis le 8 janvier, Generali france et europ assistance proposent également un service de téléconsultation. Leur promesse ? avoir accès à un généraliste, disponible 24 h / 24 et 7 j / 7, en moins de trente minutes, depuis la france et l'étranger.

Ce service, qui sert à établir un avis médical en cas d'indisponibilité du praticien traitant, sera progressivement accessible aux assurés Generali en santé, qu'ils soient particuliers, professionnels ou salariés (et leurs ayants droit).

Déployé progressivement auprès de 1,5 million de personnes, le service de téléconsultation « s'enrichira régulièrement de nouvelles fonctionnalités pour répondre toujours mieux aux attentes de nos clients », explique Yanick Philippon, membre du comité exécutif de Generali france.

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