Crash du Boeing 737 Max : la facture pour les (ré)assureurs continue de grimper

Crash du Boeing 737 Max : la facture pour les (ré)assureurs continue de grimper
© Rowan Griffiths / Mirrorpix/SIPA

Le crash survenu en mars dernier pourrait être la « plus grosse catastrophe pour le secteur de l’assurance aviation », selon S&P Global Ratings. Les réassureurs disposent d’une première estimation des pertes assurées.

 

C’est « probablement le plus gros sinistre de l’histoire de l’assurance aviation », estime l’agence de notation S&P Global Ratings. Le 10 mars dernier, un Boeing 737 Max de la compagnie Ethiopian Airlines au départ de Addis Adeba et à destination de Nairobi s’est écrasé, faisant 157 morts.

837 M$ de pertes assurées

D’après les estimations des réassureurs mondiaux, les pertes assurées s’élèvent, pour l’heure, à 837 M$ pour l’ensemble du marché mondial. Le crash du Boeing 737 Max est donc, à date, la deuxième catastrophe « man-made » de ce début d’année, après l’accident ayant touché en mars dernier la plateforme de production de gaz liquéfié offshore de Ichthys LNG Construction, au large de l’Australie, détenue par l’entreprise japonaise Inpex (1,42 Md$ de pertes assurées au total).

Mais ce chiffre de 837 M$ est très en deçà encore de la facture totale pour les (ré)assureurs, le coût des indemnisations étant susceptible d’évoluer à la hausse en fonction des recours qui devraient se multiplier en cascade, ainsi que sous l’effet de la couverture des pertes d’exploitation en raison de l’immobilisation des avions. La compagnie Ethiopian Airlines a essuyé une perte de 130 M$ pour la disparition de l’appareil et l’avionneur Boeing a déboursé, à date, 330 M$ pour l’indemnisation des familles de victimes.

Un marché en mesure d'absorber le sinistre

De taille modeste, le marché de la (ré)assurance aviation sur lequel sont actifs des pools de (ré)assureurs serait toutefois « en mesure d’absorber les sinistres », estime Claude Tendil, président de l’Association des Rendez-Vous de Septembre, président de Generali IARD et administrateur du réassureur SCOR.

Parmi les premiers exposés à ce sinistre, figurent les deux premiers réassureurs mondiaux Munich Re et Swiss Re, tous deux appartenant au pool de (ré)assureurs de Boeing. L’avionneur américain est, en effet, couvert par un consortium mené par la compagnie britannique Global Aerospace, qui est détenue à 51% par Munich Re et à 49% par Berkshire Hathaway, le conglomérat du milliardaire américain Warren Buffet. Quant à la compagnie aérienne Ethiopian Airlines, elle est principalement assurée par l’américain Chubb, Willis Towers Watson étant son courtier.

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