Explosion rue de Trévise : « Je ne suis pas qu’un contrat ! », s’indigne une assurée

Explosion rue de Trévise : « Je ne suis pas qu’un contrat ! », s’indigne une assurée

Une riveraine de la rue de Trévise, dans le 9e arrondissement de Paris, privée de logement depuis l’explosion au gaz survenue samedi dernier, a poussé un cri d’alarme fortement repris sur les réseaux sociaux. Elle y déplore le manque d’information et de prise en charge de la part de son assureur.

 

Quelques jours après la catastrophe survenue samedi 12 janvier rue de Trévise à Paris, près de 250 personnes sont privées d’accès à leur logement. L’explosion – supposée au gaz - d’une boulangerie dans cette rue du 9e arrondissement de la capitale a fait 4 morts, 66 blessés mais a aussi laissé des familles sinistrées privées d’accès à leur logement et à leurs effets personnels.

Si les assureurs concernés indiquaient au lendemain du drame à l’Argus de l’assurance avoir déclenché sans attendre le processus de gestion de sinistres et d’accompagnement des victimes, un autre son de cloche s’est fait entendre cette semaine dans les médias. Valérie, une mère de famille qui vit rue de Trévise avec son mari et son fils, a fait entendre sa détresse lors d’une réunion organisée par la mairie du 9e arrondissement. Interpellant directement les assureurs, elle a déploré le manque d’information et de prise en charge.

>> A Lire aussi : Explosion rue de Trévise à Paris : l'assureur de la boulangerie connu

"Je suis en colère et j"aimerais une réponse !"

« Je me suis retrouvée à la rue à 09h00 du matin avec mon enfant terrorisé en pyjama et en chaussons », raconte-t-elle au micro de France Bleu Paris. L’accès à son immeuble étant interdit – sept immeubles sont frappés d’un arrêté de péril dans le quartier - il lui est impossible pour l'instant d'aller récupérer des affaires chez elle. « On me répond que pour l'instant puisque les vêtements ne sont pas brûlés, je n'ai pas le droit à une indemnisation pour m'acheter le strict nécessaire », poursuit-elle.

Si elle a été relogée temporairement, elle ignore si cette solution pourra être prolongée. « Je ne sais pas si on peut me prolonger les cinq nuits à l'hôtel. Pour l'instant ils se renvoient la balle les uns et les autres en sachant qu'on ne peut pas accéder à l'immeuble », explique-t-elle ainsi. Le sentiment de frustration est énorme. «Je ne suis pas qu'un contrat ! Je suis une mère, je suis une femme et je suis vivante avec mon enfant et mon mari ! », s'insurge-t-elle en réclamant un logement pérenne « parce que mon habitation est détruite ». « Je suis en colère et j’aimerais une réponse ! »

La FFA répond

Les logements et commerces sinistrés sont couverts pour les dégâts matériels provoqués par l’explosion par leurs contrats d’assurance dommages aux biens (MRH, multirisques professionnelle). Lundi, lors de cette réunion, le président de la Fédération française de l’assurance (FFA), Bernard Spitz a tenté de rassurer les sinistrés en assurant qu’ils seraient indemnisés sans attendre la fin de l’enquête sur les causes de l’explosion, rapporte France Info.

Faut-il y voir un lien de cause à effet ? Mercredi, la FFA surtout a fait savoir par voie de communiqué que les assureurs membres de la fédération s’engageaient à « prendre en charge les frais de relogement de leurs assurés dont le logement est aujourd’hui inhabitable ou inaccessible, pendant une durée minimale de deux mois sur justificatif, quelles que soient les garanties prévues dans leur contrat ». Ils s’engagent, par ailleurs, à « accepter les déclarations au-delà des délais contractuels et faire preuve de compréhension quant aux moyens d’attester des dommages. Les déclarations pourront être faites par tout moyen : téléphone, internet, lettre simple etc. ». La FFA s'est aussi engagée à ce que les professionnels concernés versent « une avance immédiate aux assurés pour faire face à leurs besoins urgents ». Et d’ajouter que « la profession sera pleinement solidaire pour faciliter les démarches des sinistrés et les indemniser le plus rapidement possible ». Au lendemain du drame, Axa et Generali avaient déjà indiqué à l’Argus de l’assurance avoir mis en place un dispositif  d’accompagnement et d’aide au relogement de leurs sinistrés.

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