Coronavirus : l'impact psychologique de la crise sanitaire

Coronavirus : l'impact psychologique de la crise sanitaire
Les entreprises ont un rôle important à jouer auprès de leurs collaborateurs dans la gestion de la crise du coronavirus © rawpixel/123RF

Dans un rapport Zurich insurance met en évidence les conséquences psychologiques de la crise sanitaire que le monde est en train de traverser. L’assureur met en évidence le rôle des entreprises dans le bien-être de leurs collaborateurs même en période de confinement.

Alors que l’Italie et l’Espagne ont dépassé la Chine en nombre de décès dus au coronavirus, le nombre de cas confirmés ne cesse d’augmenter en France et en Europe. Dans un rapport intitulé « The Human Consequences of COVID 19’s Interconnected Risks » [Les conséquences humaines des risques interconnectés du COVID 19],  l’assureur Zurich évoque ainsi qu’au-delà des problématiques économiques et financières, les populations confinées peuvent rencontrer des problématiques psychologiques et psycho-sociales. Les entreprises auraient un rôle clef à jouer dans le bien-être psychologique de leurs collaborateurs.

Ainsi, l’assureur commence par rappeler le rôle de chacun et notamment celui des entreprise. Il précise que « les mesures de santé doivent être la première priorité des gouvernements, des entreprises et de la société. Il est important pour les entreprises de faire preuve de solidarité et de travailler ensemble pour protéger le personnel, les communautés locales et les clients, ainsi que pour assurer le bon fonctionnement des chaînes d'approvisionnement, de la fabrication et de la logistique. » Les entreprises ont donc un rôle important tant pour la société que pour leurs collaborateurs.

Le stress traumatique

Outre les conséquences économiques, la crise sanitaire que nous traversons aurait un coût humain important. L’assureur invite à ne pas négliger «  les coûts humains de la pandémie » qui ne se limiterait pas qu'aux pertes humaines, mais comprendrait aussi les « effets physiques sur les personnes infectées, ainsi que le traumatisme mental et la peur, auxquels presque toute la population est confrontée. »

Selon l’assureur « La peur qui émanerait des inconnues de l’évolution de la pandémie et de ses conséquences en termes sur la santé économique, physique et mentale. Dans ce contexte angoissant, et solitaire. La colère augmente et l'empathie semble décliner », décrit le rapport de Zurich Insurance.

Le confinement, l’isolement et le verrouillage des sociétés peuvent entrainer « des symptômes de stress traumatique, de confusion et de colère. Tous ces facteurs sont exacerbés par la peur de l'infection, l'accès limité aux biens de première nécessité, la circulation de fausses informations ou les difficultés économiques». Par ailleurs, le stress et l'anxiété peuvent entraîner une augmentation de la consommation d'alcool, ainsi qu'une croissance des violences domestiques. « À Jingzhou, une ville près de Wuhan dans la province du Hubei, la presse faisait état d’une multiplication par trois des violences domestiques pendant le confinement en février 2020 par rapport à février 2019 » rapportent les travaux de l’assureur.

Les attentes des collaborateurs

Le confinement général, la fermeture des établissements scolaires, ainsi que la fermeture des commerces non essentiels au bon fonctionnement de la nation pour lutter contre la propagation du coronavirus créent des pressions supplémentaires. Par ailleurs, les salariés placés en télétravail sont confrontés à toutes ces pressions tout en devant maintenir leur productivité.

Face à leur isolement, les attentes des collaborateurs à l’égard de leur entreprise et leurs managers sont extrêmement élevées. Les entreprises et les managers doivent ainsi garder une présence auprès des salariés et ne pas les laisser livrés à eux même. Le cadre professionnel se doit d'être maintenu.

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Montrer l'exemple

Ainsi, « dans ce contexte d'impacts humains, il est important que les entreprises soient les sources d'informations les plus fiables et les plus crédibles.» explique le rapport. En effet, «l’employeur serait davantage générateur de confiance que le gouvernement ou les médias » détaille l'étude. Par ailleurs, Zurich recommande « la publication de mises à jour quotidiennes sur le site Web de l'entreprise avec la contribution de scientifiques et d'experts. Elles permettent de contrer les messages politisés. » Ces attentes serait supérieure pour les grandes entreprises qui ont généralement la capacité de le faire.

Enfin, Zurich Insurance recommande également aux entreprises d’être présentes pour leurs salariés et  « de faire passer des messages clés sur ce qu’elles mettent en place pour leurs collaborateurs et dans leurs communautés. » Enfin c’est également aux entreprises et aux dirigeants de montrer l’exemple «  même les PDG peuvent montrer qu'ils travaillent à domicile et s'isolent, tout en restant efficaces dans leur leadership » conclut le rapport.

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