Secteur de l’assurance : les organisations doivent devenir data-centric

Secteur de l’assurance : les organisations doivent devenir data-centric

La donnée est au cœur de toutes les problématiques qui se posent et s’imposent actuellement aux compagnies d’assurance, aux mutuelles et aux bancassureurs, qu’il s’agisse de respect des réglementations, de connaissance du client, de gestion du risque, de rénovation des processus de gestion, de baisse des coûts d’exploitation…

L’assurance, un monde (trop) cloisonné
Prospects, clients, partenaires, produits, souscriptions, contrats, sinistres, investissements, risques… sont autant de silos de données coexistant dans les systèmes d’information des compagnies d’assurance, quand ceux-ci ne sont pas doublés, ou plus, du fait des évolutions successives. Les organisations sont donc structurées autour des applications de gestion, et non des données. Or c’est la mise en œuvre du concept de data centricity qui permet de disposer d’une vision à 360° des clients, des opérations, des risques, des produits…

On voit dans d’autres secteurs que ce recentrage autour de la donnée est la clef de la digitalisation. Le constat est le suivant : si les données sont cohérentes et à jour, souvent en temps réel, au niveau de chaque application, les nombreux transferts entre applications et vers les entrepôts de données détruisent cette cohérence et provoquent des décalages qui empêchent d’avoir une vision consolidée et partagée entre les différents métiers. De plus, l’aspect « temps réel » disparaît du fait des délais de mise à jour des informations.

Tout l’enjeu consiste donc à moderniser progressivement les systèmes d’information (SI) pour supprimer les effets de silos et de cloisonnement afin de créer une vision globale d’un ensemble cohérent de données en temps réel. Cela permettra ensuite d’être capable de gérer des transactions fonctionnelles impliquant un ensemble d’applications indépendantes. C’est le cas par exemple pour une souscription en ligne, opération où CRM, tarificateur, moteur géospatial, évaluateur comportemental, formulaire dynamique, détecteur de fraude… sont sollicités tout au long de ce processus complexe pour aboutir à une acceptation du risque par signature électronique.


La donnée au cœur de la digitalisation
Digitaliser un processus d’assurance, c’est donc s’affranchir de la notion d’application métier pour articuler la transaction autour de la donnée. Digitaliser une compagnie d’assurance, c’est basculer de cet état de centralisation autour des applications vers une organisation centrée sur la donnée, peu importe sa provenance.
Des initiatives sont en cours dans de nombreuses compagnies pour amorcer ce recentrage, avec la constitution de data lakes dans des projets dits Big Data. Néanmoins, de nombreux écueils émaillent ce chemin.

Le principal est la multiplicité de nouvelles applications à mettre en place. Certes, les données sont déversées dans un réceptacle unique de type Hadoop qui a le mérite de tenter de casser les silos. Mais il faut créer les liens entre ces données pour effectivement décloisonner, et pas seulement reconstituer les silos dans un entrepôt central, puis gérer leur indexation – pour les retrouver plus rapidement. Il faut également ajouter un moteur de recherche, une base gérant les données non structurées, un serveur d’applications, une couche d’interconnexion, un évaluateur sémantique, un gestionnaire Open Data… Il faut enfin assurer la gestion de la sécurité d’accès aux données. C’est un point central du fait de l’exhaustivité des informations centralisées, particulièrement sensibles dans les métiers de l’assurance.

Les expérimentations empilent donc parfois deux douzaines de produits différents, chacun ayant ses spécificités en termes de version, d’élasticité et d‘adaptation face aux sollicitations, d’interfaçage… L’exploitation de ces nouvelles plateformes est donc forcément complexe : elles ne sont pas conçues pour gérer l’élément névralgique de la digitalisation qu’est la gestion de transactions en temps réel, se cantonnant aux interrogations.


Une plateforme 100 % data-centric
Pour répondre à ces enjeux, dès 2001, MarkLogic a conçu une plateforme intégrant une base de données gérant nativement les données structurées et non structurées, les documents, l’Open Data ou les coordonnées géospatiales, des moteurs d’indexation en temps réel, de recherche, d’analyse de liens sémantiques, un serveur d’applications et une gestion ACID des transactions, le tout avec une sécurité et une élasticité maximales. L’objectif était alors de servir les besoins d’analyses et de transactions sur des volumes importants de données de toutes sortes, dans les domaines de l’intelligence aux États-Unis et des médias, premiers secteurs fortement impactés par la digitalisation.

Cette plateforme est aujourd’hui utilisée par sept des dix plus grandes banques d’investissement. Elles gèrent leurs données provenant de divers systèmes applicatifs pour servir des besoins réglementaires, de consolidation ou de détection des fraudes. Elle a été choisie par des assureurs, dont le marketplace Obamacare regroupant un millier d’assureurs santé aux États-Unis, pour disposer d’une vue consolidée des données, afin de mieux piloter l’activité, et adapter les SI existants aux contraintes du temps réel, de la mobilité ou du service 24h/24 et 7j/7 sans impacter les applications existantes, afin de les rénover progressivement mais de façon efficace et rapide.

D’autres secteurs utilisent la plateforme MarkLogic pour intégrer des données provenant d’objets connectés dans leurs processus d’analyse comme transactionnels, ce qui constitue l’un des prochains challenges de l’assurance. Car une fois cette première étape de recentrage autour de la donnée achevée, la digitalisation continuera avec la
mobilisation autonome de l’ensemble des SI par des algorithmes ou des déclencheurs externes.

Ce sujet sera abordé lors d’un prochain article et d’un petit-déjeuner, prévu le 28 juin 2016, à La Maison des Polytechniciens sur « L’Internet des Objets et le Digital au service du client », avec des retours d’expériences de Nespresso, AXA, Pernod Ricard, PSA, Procter & Gamble, Verisure…

Par Frédéric Valluet, Solutions Director, EMEA, Insurance, Healthcare & Financial Services, MarkLogic

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