Les entreprises veulent investir mieux, mais pas plus

TENDANCES La loi « Fillon » n'est pas la panacée. Les demandes sont plus fréquentes, mais les signatures tardent à venir. En santé, les entreprises chassent le gaspi et refusent de financer davantage.

Les préoccupations actuelles des entreprises tournent plus que jamais autour de la mise en conformité de leurs régimes aux nouvelles dispositions réglementaires. De fait, les équipes techniques et commerciales des courtiers et des assureurs ont intensifié leur communication auprès des DRH et des salariés pour expliquer les nouveaux textes relatifs aux contrats collectifs. Ce besoin d'information s'est traduit par une augmentation sensible des simulations, souligne-t-on chez Verspieren. Dans le même temps, DRH et partenaires sociaux se sont tournés vers les courtiers pour étudier avec eux les possibilités d'améliorer les contrats en retraite. « De nombreux chantiers sont en cours », confirme Didier Clareboudt, responsable retraite chez Verspieren, convaincu que « ce marché va exploser ».

Le pilotage devient le nerf de la guerre

Néanmoins, la loi « Fillon » ne paraît pas être la panacée. « La retraite et l'épargne salariale suscitent plus d'intérêt que de décisions », note le cabinet Servyr. « On constate une réelle hésitation sur les solutions à retenir entre retraite collective et épargne salariale », renchérit-on chez Verspieren. Finalement, « nous recherchons des solutions innovantes de gestion financières pour optimiser les régimes à cotisations définies notamment, et utiliser au mieux les leviers fiscaux », ajoute Frank Allard. Bref, les « articles 83 » constituent toujours le coeur de la demande de produits, suivis des « articles 39 ».

En santé, marché très équipé, les courtiers sont contraints de changer leur fusil d'épaule. Ce que les entreprises leur demandent désormais, c'est de placer les risques, bien sûr, mais surtout de les piloter, d'être capables de fournir des tableaux de bord prospectifs pour les grosses entreprises et de jouer un rôle de pédagogue pour les aider à se retrouver dans le maquis réglementaire. « Ces évolutions nous obligent à disposer d'une base de connaissances juridiques, fiscales et sociales suffisante et à garantir une présence quotidienne dans l'entreprise avec nos chargés de clientèle », explique Gilles Beneplanc, de Mercer. Les entreprises ne sont pas prêtes pour l'heure à augmenter leur budget. Elles sont plutôt enclines à conserver un régime de base avec de nombreuses options individuelles. Ce qui oblige les courtiers à imaginer d'autres processus de gestion, à mettre en place des surcomplémentaires.

Bref, le marché doit rivaliser d'ingéniosité pour s'adapter à la demande des entreprises. Seule l'innovation peut faire la différence.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Acquisition de titres restaurant

MSA Mutualité Sociale Agricole du Languedoc

22 avril

48 - MSA DU LANGUEDOC

Prestations de services d'assurances.

Ville de Meylan

21 avril

38 - MEYLAN

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Les entreprises veulent investir mieux, mais pas plus

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié