Les réassureurs imposent leur loi-URGENCE Malgré les hausses tarifaires généralisées, les réassureurs peinent à trouver le juste prix. Garanties " cat' ", RC ou attentats, la donne a changé en profondeur... Ils devront s'y faire ou se défaire.TRAITÉS : LES RÉASSUREURS PROVOQUENT LE CHANGEMENT

Les réassureurs imposent leur loi-URGENCE Malgré les hausses tarifaires généralisées, les réassureurs peinent à trouver le juste prix. Garanties " cat' ", RC ou attentats, la donne a changé en profondeur... Ils devront s'y faire ou se défaire.

TRAITÉS : LES RÉASSUREURS PROVOQUENT LE CHANGEMENT



Pour parodier un célèbre auteur anglais : " Être ou ne pas être au prix technique, telle est la question ". Elle se pose aux réassureurs avec une urgence extrême. Et ce, dans toutes les branches de risques. Car l'accélération sans précédent des catastrophes de grande ampleur et, surtout, le changement même de la nature du risque rendent impérieux le retour à la technique qu'ils invoquent désormais.

Jouer le partenariat avec les cédantes et les États

Les réassureurs n'actionnent pas seulement le levier prix. Face à l'augmentation de la demande, ils n'hésitent pas à procéder à une discrimination des expositions par branche pour déterminer l'allocation optimale du capital pour chacune d'elles. Aidés en cela par des acheteurs soucieux de la volatilité de leurs résultats et de la qualité de leurs couvertures. Ceux-ci ayant longtemps considéré les couvertures " cat' " comme un simple poste de dépenses, il n'est plus rare désormais qu'ils s'interrogent sur la pertinence de leurs achats au regard de leurs propres objectifs. Alors que les nuages semblent devoir encore s'amonceler dans le ciel de la réassurance mondiale, les acteurs du marché continuent de mettre la pression sur les cédantes et, parfois, sur les gouvernements. Leurs prix ne cessent de grimper et leurs conditions de garanties évoluent vers davantage de maîtrise des termes et un meilleur contrôle des cumuls. Pour atteindre ces objectifs et ne pas froisser leurs clients, ils jouent le partenariat. Mais quand l'exercice ne s'y prête pas, comme pour la garantie attentats, ils tentent de faire participer les États à leurs montages. Malgré l'ampleur des sinistres naturels et industriels, l'assurance RC est bien devenue le sujet majeur de préoccupation des réassureurs. Là aussi, ils agitent le chiffon rouge auprès des gouvernements pour tenter de conserver des conditions d'assurabilité minimales dans les branches sensibles de la responsabilité médicale, employeur et, plus généralement, de la RC contractuelle. Alors que les réassureurs avaient besoin de deux bonnes années pour commencer à se refaire une santé, les inondations d'Europe centrale se sont abattues comme un mauvais coup du sort. Les inquiétudes des cédantes sur l'état de santé des réassureurs se sont ravivées, justifiant s'il était encore besoin que l'avenir de ces derniers passera par la maîtrise des ratios techniques. Naguib Boudjellal.



Garanties " cat' " : le prix technique n'est pas connu

On ose à peine l'avouer chez les réassureurs, mais le prix des couvertures de périls naturels ne fait que frôler le niveau technique. Et les récentes inondations d'Europe centrale n'ont certainement pas permis de redresser la barre. Le niveau technique est plus élevé que prévu, ce qui pose la question cruciale des capacités allouées à cette branche. Swiss Re n'aurait pas l'intention de baisser ses capacités pour l'Europe ni, d'ailleurs, de les augmenter. Même raisonnement chez Munich Re, qui n'envisage aucun changement dans sa politique, à condition que la rentabilité soit au rendez-vous. Scor pourrait, de son côté, sortir de certains marchés, notamment en Allemagne, si les conditions tarifaires des risques cat' ne s'améliorent pas. La capacité est donc devenue une denrée chère et précieuse et chacun la gère dans les limites du capital qui lui est alloué. C'est pourquoi les deux premiers réassureurs mondiaux contrôlent de plus en plus finement les capitaux qu'ils affectent à cette branche, en fonction de différents scénarios d'allocation du capital, de manière à mieux sélectionner les affaires. L'objectif est d'optimiser la diversification des risques pour limiter leurs engagements de pointes. Car la bonne gestion de cette partie importante de portefeuille permettra de ne pas déséquilibrer tout le reste. Il y a donc fort à parier sur la progression des prix, qui sera, certes, plus lente que lors des 24 derniers mois. Pour le groupe Scor, les taux sont encore insuffisants et la fermeté reste une ligne de conduite intangible. Les nouvelles capacités bermudiennes ne devraient d'ailleurs pas provoquer une guerre des prix, car ces nouveaux investisseurs attendent des ROE très élevés. Seul hic, les acheteurs ne partagent pas forcément cette vision. Les cédantes pensent que les taux pratiqués ont désormais atteint des niveaux techniques. Axa cessions, l'un des plus gros acheteurs du marché mondial, estime même que les prix pratiqués sont déjà excessifs. Les réassureurs ne se contentent plus des données du passé et prennent dorénavant en considération l'évolution future des risques, notamment climatiques, pour déterminer leurs tarifs. Ainsi, la question des glissements de terrain est une donnée de plus en plus importante dans l'analyse de la sinistralité future. L'alternance de périodes de chaleur puis de forte pluviométrie finit par fragiliser les sous-sols, et donc, à terme, les constructions. Or, la situation risque bien de se bloquer rapidement, les budgets cat' des cédantes, qui ont déjà doublé depuis Lothar et Martin, n'étant pas extensibles à l'infini. Du coup, pour tenir compte de cette évolution, les assureurs augmentent fortement leurs rétentions pour éviter de continuer à payer des primes toujours plus chères à leurs fournisseurs. Au point que certains estiment que les cédantes sont devenues les premiers réassureurs.

Pour améliorer leurs conditions d'achat, les cédantes sont de plus en plus précises dans les informations qu'elles transmettent. Du géocodage à la transmission de données informatiques en direct, elles permettent aux réassureurs d'augmenter leur visibilité sur leurs expositions aux risques. La transparence devient bénéfique pour obtenir du capital, et l'opacité se paie de plus en plus cher. Naguib Bougjellal.



1999 RESTE L'ANNÉE DU TOURNANT

Lothar et Martin ont coûté 8,5 Md€ aux assureurs. Qu'en sera-t-il de 2002 ?





LES TARIFS CAT' CONNAISSENT UN NOUVEAU PIC

Les réassureurs anticipent une aggravation des sinistres cat' nat'.





TROIS QUESTIONS À...

, directeur des cessions externes de réassurance de Groupama

" LE RATING FOURNISSEURS N'EST PAS LE SEUL CRITÈRE DE CESSION "

Les prix des programmes cat' sont-ils au seuil technique ?

D'une façon générale, les programmes tempêtes et tous ceux relevant des périls naturels sont fortement influencés par la sinistralité. Le jeu de l'offre et de la demande a révélé que des capacités étaient encore disponibles. Même après Lothar et Martin, les capacités de tous les réassureurs n'étaient pas totalement saturées et le marché des investisseurs est resté très actif. Par conséquent, les prix se sont rapidement stabilisés et les taux payés aujourd'hui par les cédantes sont suffisants. Toutefois, le marché reste tendu car l'incertitude sur la fréquence des tempêtes est très grande.

Avez-vous changé votre politique d'achat ?

Non. Nous jugeons toujours nos fournisseurs sur les actes. En tant que groupe, nous ne sommes pas à la recherche systématique du meilleur " rating " car d'autres facteurs sont à considérer. Même si nos exigences de sécurité pour les risques de long terme sont fortes, nous voulons d'abord des partenaires qui tiennent une ligne de conduite constante lors des renouvellements de programmes. La notation ne dit en effet rien de la volonté d'un réassureur de poursuivre son activité dans une branche ou une zone données. Par conséquent, le comité de sécurité de Groupama veille à la qualité des signatures, mais analyse également le comportement " qualitatif " des fournisseurs.

Comment observez-vous le marché des Bermudes ?

Nous ne mettons pas tous les Bermudiens dans le même panier. Parmi eux, certains investissent pour le long terme. En revanche, ceux qui n'ont pas de fonds de commerce investissent plutôt pour le court terme. Dès lors, l'arbitrage que nous opérons s'effectue en priorité vers des sociétés qui inscrivent leur action dans la durée.

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