TARIFS 2003 - Jusqu'à 10 % L'inflation galopante des dépenses d'assurance maladie a une incidence très différente selon les complémentaires. D'après notre enquête, les augmentations tarifaires s'échelonnent entre 0 % et 10 %, voire plus. Tout dépend de la politique de souscription.LES HONORAIRES ...

TARIFS 2003 - Jusqu'à 10 % L'inflation galopante des dépenses d'assurance maladie a une incidence très différente selon les complémentaires. D'après notre enquête, les augmentations tarifaires s'échelonnent entre 0 % et 10 %, voire plus. Tout dépend de la politique de souscription.

LES HONORAIRES DES MÉDECINS DONNENT LA FIÈVRE



Évaluer le niveau des hausses tarifaires à appliquer est, chaque année, la grande gageure des directeurs santé des organismes complémentaires. Cette année, on ne constate pas d'augmentations presse-bouton pour les complémentaires santé. Les hausses tarifaires de la santé individuelle en 2003 trouvent bien sûr leur origine dans la progression des dépenses d'assurance maladie. Mais le niveau des hausses est fortement différencié, selon des paramètres propres à chaque intervenant : sa nature (la suppression de la taxe de 7 % aura un impact sur les sociétés d'assurances et pas sur les mutuelles), sa politique de souscription (type de clientèle, contrats ticket modérateur ou frais réels), ainsi que l'héritage technique des années précédentes. Les hausses tarifaires communiquées par les sociétés interrogées par " L'Argus " s'échelonnent de 0 % pour certains contrats de Macif et de Generali, jusqu'à près de 10 % pour Swiss Life et la Mutuelle nationale territoriale (MNT). La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) vient de publier une première estimation de la progression des dépenses de soins de ville, qui a atteint 7,6 % en 2002 pour le régime général. Parmi ces dépenses, ce sont les honoraires des généralistes (+ 6,9 %), des spé- cialistes (+ 4,7 %) et les médicaments (+ 6,8 %) qui ont le plus d'impact sur les complémentaires. La Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) retraite les chiffres de la Cnam afin de fournir aux responsables mutualistes des données plus directement assimilables. Elle établit notamment des statistiques d'évolution sur trois ans des " dépenses de médecine de ville avec ticket modérateur par personne protégée ". Selon cette étude, intitulée " Coût du risque 2003 ", les dépenses calées sur le ticket modérateur progresseraient de 5,1 % en 2003, comme en 2002, contre 5,2 % en 2001. Les dépenses " sans ticket modérateur ", c'est-à-dire prises en charge à 100 %, progressent deux fois plus vite : la FNMF estime leur hausse à 11,5 % pour 2003. Ainsi, les dépenses de pharmacie, qui croissent de 2,8 % avec ticket modérateur en 2003, bondissent de 13 % sans ticket modérateur, en raison du nombre de plus en plus important de médicaments partiellement déremboursés (dont le taux de remboursement par le régime obligatoire passe de 65 % à 35 %). Cette dichotomie entre les dépenses avec ou sans ticket modérateur expliquerait en partie que les mutuelles, dont les prestations sont proches du ticket modérateur, appliquent des hausses plus modérées que les compagnies d'assurances, axées sur des contrats plus haut de gamme.

Un pari sur les génériques

Un certain nombre de complémentaires ont annoncé des taux d'augmentation inférieurs aux 5,1 % publiés par la FNMF. Ce sont principalement des mutuelles santé : MG, Macif-Mutualité, Maaf santé, ainsi qu'un assureur, Generali. Comment font-elles ? Chez MG, l'évolution des prestations est évaluée à + 6 % pour 2003. Or la mutuelle applique une hausse pour ses trois niveaux de garantie de seulement 3,2 % pour 2003. Didier Bazzocchi, directeur général de MG, explique : " Le différentiel est pris sur les charges de fonctionnement, via des gains de productivité. La philosophie de MG est de bien verser le maximum de prestations aux adhérents pour chaque euro de cotisation. " Du côté de Macif-Mutualité (qui coordonne les mutuelles produisant l'offre santé de Macif), l'augmentation moyenne de 3 % (le même niveau qu'en 2002) est variable selon les contrats. Elle s'applique plus fortement sur la formule Ticket modérateur que sur celles avec forfaits et dépassements du contrat Pleine santé. " Sur les trois quarts de nos formules, nous constatons des hausses de dépenses inférieures à la moyenne du marché ", se réjouit Christophe Boulanger, directeur prévoyance individuelle et santé, qui explique : " Nous avons des garanties mieux maîtrisées que certains de nos concurrents. En outre, notre préoccupation est de ne jamais prendre de retard dans la mise à niveau tarifaire. " Pour élaborer ses tarifs 2003, la Macif parie en outre sur un décollage de la proportion de médicaments génériques, qui a pour effet de diminuer ce qui reste à la charge de la complémentaire. Conséquence : les médicaments contribuent à hauteur de 2,5 % (contre 5,7 % en 2001) dans le taux de hausse tarifaire de la Macif. Les honoraires des praticiens à 20 € participent à hauteur de 5 %, la lunetterie et le dentaire pour 5,5 % et l'hôpital pour 2,5 %.

Prestations : entre maîtrise et marketing

Quant à lui, le groupe Generali, qui indique des augmentations tarifaires allant de 0 % à 5 % pour le client selon les sociétés et les produits en portefeuille, bénéficie pleinement de la suppression de la taxe de 7 %. " Le taux global d'affaires solidaires dans le groupe Generali est estimé dans une fourchette allant de 80 % à 90 % ", précise Michel Charton, directeur santé. En bref, chez Generali, les 7 % économisés sur la taxe épongent, fort opportunément, une grosse partie des hausses, qui, sinon, auraient atteint entre 7 % et 12 %. Azur-GMF et Swiss Life, qui répercutent quant à eux des hausses supérieures à la moyenne, ont peu bénéficié de l'effet de la suppression de la taxe de 7 %. En effet, chez Swiss Life, les contrats solidaires ne représentent qu'une part faible de son portefeuille (15 % en 2003). En revanche, la montée en puissance de sa Carte blanche, lancée en 2001, qui accrédite un certain nombre de professionnels de santé, permet de mieux maîtriser les prestations. La progression de ces dernières est soumise à rude épreuve en raison d'une part croissante de contrats plus hauts de gamme dans les ventes. " Nos prestations portent de plus en plus sur un ensemble de postes où la participation des assureurs est prépondérante, comme l'optique et le dentaire, qui sont moins bien remboursés en entrée de gamme ", explique Xavier Vankeerberghen, directeur général de Domical santé. C'est pour une tout autre raison que la Mutuelle nationale territoriale (MNT), dont les contrats sont proches du ticket modérateur, procède à une hausse des cotisations de 9,5 %. La mutuelle, qui avait ponctionné sur ses réserves les années précédentes, a finalement affiché un déficit d'exploitation en 2001 et en 2002. " Le réajustement tarifaire nous permettra de remettre à niveau notre compte de résultat en 2003 ", indique Christian Ranson, directeur du développement de MNT.



QUEL EST L'ÂGE DU CAPITAINE ?

Traditionnellement, les cotisations santé des mutuelles de fonctionnaires sont assises sur le traitement. Mais elles doivent abandonner ce système devant l'augmentation des dépenses de santé. MG a été la première à rénover ses bases tarifaires.

La Mutuelle de la gendarmerie (CNG-MG) lui a emboîté le pas en 2002. Finie la cotisation unique, quels que soient le grade et l'âge, vive la cotisation par tranche d'âge. " L'ancien système était devenu très lourd. Nous avons été obligés d'augmenter fortement les tarifs, ce qui a fait fuir les jeunes chez les concurrents ", indique Claude Leclerc, directeur de CNG-MG. Pas de quartier non plus pour les ayants-droit, qui doivent dorénavant payer plein tarif (alors que les conjoints payaient demi-tarif et les enfants un tiers).

La Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) a fait sa révolution le 1er janvier 2003. Elle avait adopté depuis 1996 une politique de redistribution des excédents, qui avait permis de revoir les cotisations à la baisse... et provoqué un résultat déficitaire en 2002. " Nous avons dû abandonner la proportionnalité sur le traitement de base indiciaire. La solidarité a une limite ", indique Bernard Carré, chargé de développement de MNH. Depuis le début de l'année, la mutuelle assoit ses cotisations sur le revenu minimum de la fonction publique et a introduit un coefficient par âge assorti d'une prime à la fidélité. De quoi améliorer le résultat de 2003.

La Mutuelle nationale de l'Éducation nationale (MGEN) reste fidèle au principe de solidarité entre générations. Mais elle doit, pour la première fois en 2003, augmenter son pourcentage sur le salaire, actuellement fixé à 2,5 %.

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