L’élu et l’automobile

L’élu et l’automobile
Lionel Namin, conseiller scientifique de «?Jurisprudence automobile?» © DR

Ministre de l’économie, Emmanuel Macron, était apparu comme le défenseur de la filière automobile française. En plein scandale du Dieselgate, on se souviendra qu’il avait déclaré : « il ne faut pas faire la chasse au diesel ». Mais en sera-t-il de même du nouvel hôte de l’Élysée ?

Déjà on relève qu’avec En Marche !, il voulait tirer les enseignements du scandale Volkswagen, en pesant de son poids politique pour renforcer les normes anti-pollution européennes des véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles, et avec pour objectif à long terme, en 2040, aucu­ne vente de véhicule thermique.

Entre temps, face aux enjeux environnementaux et de santé publique, nul besoin d’interdire le diesel d’ici 2020, mais le rajeu­nissement du parc automobile français constitue une réelle priorité. Pour concilier l’impératif écologique sans créer de rupture sociale, une prime exceptionnelle de 1 000 € sera servie aux propriétaires de véhicules fabriqués avant 2001 dans le but de les convaincre d’acheter des voitures neuves ou d’occasion. Les experts en automobile suggèrent de parfaire ce dispositif en proposant leur intermédiation entre les particuliers et l’administration. L’idée serait d’assurer ainsi une traçabilité officielle de la destruction effective du vieux véhicule et un contrôle rigoureux de la conformité du nouveau acquis en remplacement. Également, afin de réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité appliquée au diesel devrait être alignée sur celle de l’essence d’ici la fin du quinquennat.

D’une manière générale dans le projet présidentiel, l’automobile occupe une place de choix. Celle-ci est présentée comme un élément essentiel de notre société. Mais conscient que le monde de l’automobile traverse une mutation sans précédent, le nouveau Président veut accompagner cette transition. La transformation du Cice en baisses définitives de charges, la suppression de toutes les charges générales au niveau du Smic et le fait de porter l’impôt société à 25 % sont autant de mesures qui doivent rendre de la compétitivité aux entreprises en aval de la filière automobile. De cette façon, elles seront aussi aidées pour réussir leur transformation numérique, en investissant dans la digitalisation. Reste qu’à l’heure du big data, le maintien sur le marché des entreprises de services liés à l’automobile passera par un accès légal aux données de la mobilité. Tout en promettant de protéger la vie privée des citoyens, le Président Macron prône un cadre concurrentiel permettant aux différents niveaux de la filiè­re d’accéder à ces données. Enfin, après avoir été le premier des ministres à tester le véhicule autonome, il annonce que, lui Président, il soutiendra les expéri­mentations et favorisera le cadre réglemen­taire nécessaire à son développement. Tout un programme !

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