2013, un millésime maudit ?

2013, un millésime maudit ?
© Bernard Martinez

Si les Incas, directement relayés par Hollywood, nous annoncent la fin du monde pour 2012, c'est davantage vers 2013 que les prévisionnistes pointent des difficultés pour le marché de l'assurance. Bonne nouvelle, cela sous-entend que nous aurons passé le cap de l'apocalypse ! Mauvaise nouvelle, cela signifie que le marché n'est pas à l'abri de nouvelles modifications structurelles.

La première d'entre elles est connue, puisqu'il s'agit de l'entrée en vigueur, le 1er janvier 2013, de Solvabilité 2. Mais loin d'être une épreuve à passer, puis à oublier, c'est bien au quotidien et pour de nombreuses années que s'invite cette directive européenne qui impose un suivi au plus près de la solvabilité et de l'allocation d'actifs des sociétés d'assurances. C'est dire si les ressources déjà mises en oeuvre pour préparer cette mutation devront être maintenues.

Mais 2013 sera également la première année d'exercice du pouvoir du président de la République élu en mai 2012. Or, il y a fort à parier que le PLF 2013 annoncera de nouvelles hausses d'impôts, de nouveaux « coups de rabot » et autres mesures visant à financer l'incroyable charge de la dette qui, selon les spécialistes, gagne 3 milliards par an pour atteindre quelque 55 milliards en 2013. Déjà François Baroin, ministre du Budget, avait laissé entendre qu'après l'échéance présidentielle, il faudrait envisager une hausse, par exemple de la CRDS.

Mieux, les fiscalistes les plus experts parlent d'une refonte complète de la fiscalité envisageable dès 2013. Cette réforme pourrait sonner le glas des niches fiscales encore existantes, modifier en profondeur l'impôt sur le revenu afin d'élargir l'assiette quitte à baisser les taux, ou encore supprimer l'ISF.

Bref, dans trois ans comme aujourd'hui, pour trouver l'argent nécessaire au financement de la dette et à l'élaboration d'un budget conforme aux critères européens, l'État n'a pas d'autres issues que de juguler les dépenses et d'accroître les recettes. Or, il ne faut pas vraiment compter sur la croissance que le FMI estime à seulement 2 % en 2013, pour un taux de chômage, certes en baisse, mais encore à 9,2 %.

Nul doute que l'État prendra des mesures qui pèseront sur les épargnants et risquent de mettre à nouveau à contribution le secteur de l'assurance, toujours perçu par le Trésor comme une solution « liquide » !

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