Accro aux PPICS

On connaissait les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), on nous avait parlé des MINT (Mexique, Indonésie, Nigeria, Turquie), certains évoquaient les CIVETS (Colombie, Indonésie, Vietnam, Égypte, Turquie et Afrique du Sud). Voilà que surgissent les PPICS (Pérou, Philippines, Indonésie, Colombie et Sri Lanka). Décidément, les pays émergents inspirent les acronymes en tout genre. Une chance pour les pays en « I » qui jouent toujours le rôle de l'indispensable voyelle !

Sur le papier, la martingale semble évidente, voire triviale : s'implanter là où se niche la croissance.
L'acte de naissance des PPICS remonte à la publication par la Coface du classement des dix nouveaux pays émergents. Au top 5 précité doivent être ajoutés les cinq suivants, qui n'ont pas encore été « acronymisés ». Cependant, je me prête à l'exercice et vous présente les BEKTZ : Bangladesh, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, Zambie.

Si le jeu des acronymes peut prêter à sourire, les enjeux, quant à eux, sont pour le moins sérieux. En effet, les études de la Coface ont montré que le ralentissement de la croissance en Chine, la crise économique brésilienne ou encore le conflit russo-ukrainien plombent les perspectives heureuses des BRICS, tandis que tous les espoirs se portent sur les PPICS, forts d'un niveau de climat des affaires qualifié de « convenable », d'un potentiel de croissance élevé et en accélération, de capacités de financement sérieuses pour accompagner la croissance. Sans oublier les indispensables institutions financières fiables.

D'ailleurs, certains acteurs ne s'y sont pas trompés. Axa, par exemple, a fait son entrée en Colombie en novembre 2013 à travers l'acqui-sition de 51% des activités d'assurance locales de Grupo Mercantil Colpatria. Certes, ce marché, cinquième d'Amérique latine, est encore modeste avec un chiffre d'affaires d'environ 8 Md€, mais la croissance est de l'ordre de 12% par an et le taux de pénétration de l'assurance dépasse tout juste les 2% ! De même, Aviva, constatant les excellents résultats de son concurrent Prudential en Indonésie, a créé avec l'assureur local Astra International, en janvier 2014, la joint-venture Astra Aviva Life.

Ainsi, sur le papier, la martingale semble évidente, voire triviale : s'implanter là où se niche la croissance. Reste que les PPICS ne représentent que 11% de la population mondiale, contre 43% pour les BRICS, alors que la démographie est indéniablement l'un des facteurs essentiels du développement de l'activité d'assurance. Un atout qui n'a pas échappé aux pays africains. Réunis, fin novembre, à l'occasion d'un forum organisé par le cabinet de conseil Abax, ils ont bien fait valoir l'importance de leur potentiel en soulignant qu'aujourd'hui le montant moyen des primes sur le continent était de 49 $, contre 1 862 $ en Europe, mais surtout qu'en 2050, sur les 9 milliards de Terriens, 2,5 milliards seront africains !

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 15 novembre 2019

ÉDITION DU 15 novembre 2019 Je consulte

Emploi

KAPIA RGI

Développeur Oracle PL / SQL (F/H)

Postuler

CIBLEXPERTS

Expert RC CHIMISTE H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assurances Risques dommages aux biens et Risques Annexes.

Ville d'Epinay sous Sénart

17 novembre

91 - EPINAY SOUS SENART

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Accro aux PPICS

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié