Action !

Cannes n'est pas la seule ville où l'on déroule le tapis rouge sous les pas des stars. À Paris, Francfort, Londres, Milan, et dans la plupart des places boursières européennes, les étoiles montantes de l'économie ont retrouvé le chemin des corbeilles et l'accueil des investisseurs est au rendez-vous. Selon PwC, les introductions en Bourse réalisées depuis le 1er janvier 2014 auraient permis de lever 11 MdE en Europe, soit trois fois plus qu'il y a un an. À Paris, par exemple, Euronext annonce quelque 875 ME, contre à peine 50 ME sur la même période en 2013. Et les projets d'introduction fleurissent avec le printemps : Elior, numéro 3 européen de la restauration collective, ou encore la Coface, puisque BPCE a annoncé début mars son intention d'ouvrir aux investisseurs la moitié du capital de l'assureur-crédit.

Ce regain d'activité n'est pas sans rapport avec le retour des investisseurs vers cette classe d'actifs un temps boudée. Résultat : le Cac 40 vient d'effacer cinquante-quatre mois de crise pour renouer avec le niveau précédant la chute de Lehman Brothers en septembre 2008. Cet engouement serait même en passe d'atteindre les assureurs, malgré les exigences en capital que Solvabilité 2 place au regard des actions. Et s'ils sont loin de « faire tapis » en misant massivement sur ces actifs, 30 % des investisseurs institutionnels (dont des assureurs) souhaitent se renforcer en actions dans les douze prochains mois, alors qu'ils ne sont que 6 % à vouloir s'en désengager. Tels sont les résultats d'un très récent sondage mené par Allianz Global Investors et commenté par les experts maison.

Pour ces derniers, les raisons de cette éventuelle réallocation sont à chercher du côté de l'amélioration des perspectives économiques mondiales, qui encourage à davantage de prise de risque, d'autant qu'avec la faiblesse persistante des taux d'intérêt, il est désormais urgent de dénicher du rendement ailleurs que dans les obligations souveraines. D'ailleurs, 57 % des investisseurs interrogés perçoivent le risque de taux comme « une menace sévère ou importante pour la performance de leurs portefeuilles dans les douze prochains mois ». En Europe tout particulièrement, les deux tiers des sondés n'imaginent pas de « normalisation » des taux d'intérêt avant 2016... En attendant, et puisque Solvabilité 2 n'entrera en vigueur qu'à cette date, pourquoi se priver de surpondérer les actifs plus risqués ? Action, donc !

La faiblesse des taux est « une menace sévère sur la performance des portefeuilles ». Il est urgent de dénicher du rendement ailleurs que dans les obligations souveraines.

Testez L'Argus de l'assurance en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Le Magazine

ÉDITION DU 23 avril 2021

ÉDITION DU 23 avril 2021 Je consulte

Emploi

Futur Associé H/F

Postuler

Cabinet DAUBRIAC ET LETRON

Gestionnaire Sinistres H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Action !

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié