Avenir en C majeur

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© Bernard Martinez

Les CGPI, discrets par nature et par fonction, sont aujourd'hui sous les feux de la rampe. En effet, une proposition de loi déposée par le député Louis Giscard d'Estaing et un projet de réforme soutenu par Bercy se disputent le privilège de régler les contours d'une profession aux multiples facettes. Pendant ce temps, les sociétés de gestion ne savent plus quoi faire pour séduire, capter et garder ceux qui semblent être les seuls à avoir su profiter de la crise financière. Enfin, car c'est bien là le nerf de la guerre, les clients affluent dans leurs bureaux au standing rassurant.

Alors que s'ouvrent grandes les portes de Patrimonia, beaucoup s'attendent à ne croiser dans les allées du congrès que de larges sourires et des regards confiants. Et pour cause : là se massent en nombre ceux qui, ayant su prendre une clientèle aux assureurs, aux banques privées et, surtout, aux banques de détail, parient encore sur une hausse de leur collecte en 2010. Le baromètre Cardif, qui, depuis quatre ans, fixe en ce mois de septembre une photographie précise de cette profession (1) est formel : elle a le vent en poupe. Pour preuve, 79 % des CGPI imaginent les cinq années à venir comme une période propice à leur développement.

Mais attention, la rose des vents peut être capricieuse, et, déjà, les annonces de modification de la fiscalité sur les contrats multisupport font grincer les dents. Pire, la délocalisation fiscale, loin d'être une pratique du passé tendrait à s'intensifier..., y compris sur des niveaux de fortune considérés autrefois comme trop faibles pour franchir nos frontières. Enfin, pour assurer à leur clientèle le rendement justifiant le prix de leurs avis autorisés, ces conseillers ne risquent-ils pas de préconiser de nouvelles formes de produits, souvent complexes. Or, engagée dans sa mission principale de protection de l'épargnant, l'Autorité des marchés financiers regarderait d'un oeil méfiant l'absence de simplicité de tels produits.

Certes, il n'y a pas encore de quoi tarir la bonne humeur des CGPI, mais une grande majorité d'entre eux, conscients des changements en cours, insiste désormais davantage sur le « C » de leur sigle. Ce « C » de conseil doit en effet être le fondement de l'évolution de leur profession, le seul leur permettant, à terme, de justifier, dans leur rémunération, une part plus élevée d'honoraires, et par là même le valoriser !

1. Lire l'Argus de l'assurance n° 7182, p. 26.

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