AZF : 4 EUROS

AZF : 4 EUROS



Les catastrophes permettront-elles de redorer le blason de l'assurance ? On pourrait le croire, tant la mobilisation générale dans le Sud-Est du pays, le bilan du sinistre AZF, l'anniversaire des attentats du 11 septembre attirent l'attention sur le secteur et placent la profession sous de flatteurs feux de la rampe. Depuis les tempêtes de décembre 1999, les assureurs ont pris la mesure des sinistres de masse, tant en termes de gestion que d'approche psychologique des victimes. Ils ont aussi appris à le dire et à médiatiser leur action. C'est vraiment remarquable. Cela dit, il n'est pas certain que toutes les leçons consécutives à ces mégasinistres aient été tirées. AZF en fournit une illustration. On retient des propositions formulées par les assureurs, la spectaculaire création d'une garantie obligatoire " catastrophe industrielle ", financée par une cotisation de 4 euros sur chaque contrat MRH. Pourquoi pas en effet. Cette mesure aurait l'avantage d'entraîner l'indemnisation directe des sinistrés. Mais au-delà de son prix élevé - une centaine de millions d'euros -, cette idée ressemble à l'arbre qui cache la forêt. Laquelle réserve de nombreuses autres pistes, peu évoquées.

1) Limiter l'inflation choquante des tarifs des réparateurs, en passant des accords avec les fédérations professionnelles.

2) Mieux utiliser les forces vives des " assisteurs " et développer leurs prestations, déjà prévues dans la plupart des contrats MRH.

3) Mettre en oeuvre une politique vigoureuse, collective et enfin efficace de prévention des risques, en faisant pression sur l'État et sur les entreprises concernées.

4) Améliorer le circuit de transmission d'informations et simplifier les procédures de recours, notamment. Les dispositifs conventionnels ont déjà fait leurs preuves dans d'autres domaines.

5) Recruter des médecins-experts, tant leurs effectifs paraissent limités. D'autres pistes restent à explorer. Les assureurs ne peuvent en faire l'économie, sauf à prendre le risque d'être accusés de choisir une solution de facilité : augmenter les primes, encore et toujours. Les talents et l'énergie de la profession dépassent largement cette approche quelque peu comptable.

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