Belle résistance !

En publiant son premier Observatoire européen des intermédiaires en assurance (1), l’assureur CGPA (2) livre de nombreux sujets de réflexion. Cette compilation, qui organise et confronte de multiples sources issues principalement de seize pays européens, démontre globalement une belle résistance des intermédiaires en assurance, agents généraux et courtiers, qui conservent une part de marché de 57%, dont 66% en non-vie et 51% en vie.

Depuis le temps que leur disparition est annoncée à chaque arrivée d’un nouveau circuit de distribution, les intermédiaires ont prouvé leur capacité à faire face.

Ainsi, les attaques concurrentielles des bancassureurs puis du direct auraient certes rogné sur l’activité, mais sans mettre en péril un réel leadership.

Toutefois, comme toutes les moyennes, celle-ci cache d’importantes disparités et « exceptions culturelles », dont la France se fait (comme d’ordinaire) la championne. Dans l’Hexagone, entre 1990 et 2012, la part de marché des intermédiaires aurait reculé de 22 points en vie et de 12 points en non-vie, situation surtout visible chez les agents généraux. D’ailleurs, alors qu’en non-vie les intermédiaires italiens raflent 89 % du marché, leurs homologues allemands 86% et anglais 61%, les agents généraux et courtiers français passent tout juste la barre des 50%… Et que dire de la vie, où leur part de marché s’établit à 18%… Là encore, méfions-nous des chiffres, car il s’agit en réalité d’une performance ! En effet, avec une densité de 79 inter­médiaires pour 100 000 habitants, les résultats sont bien plus spectaculaires qu’en Italie (403), en Allemagne (303) ou même qu’au Royaume-Uni (181).

Et en dépit des nouvelles réglementations européennes (Mif 2, PRIPs et Dia 2), qui, selon notre propre observatoire, inquiètent les agents généraux et les courtiers (3), ces circuits de distribution ont su mettre bien des atouts de leur côté en pariant, depuis des années, sur la fidélisation et le multiéquipement. Ainsi, leurs frais généraux en assurance non-vie sont-ils inférieurs à ceux des bancassureurs (32,3% contre 33,9%) tout en restant plus élevés que ceux de la vente directe (29,8%) et par Internet (31,1%). Quant aux frais d’acquisition et de gestion de sinistres, ils font jeu égal avec ces deux derniers canaux autour de 23%, tandis que les bancassureurs affichent 28,3%.

Reste que cette situation devrait, dans les prochains mois, se heurter au principe de réalité de la résiliation infra-annuelle et de la révolution digitale. Là encore, nos propres observatoires révèlent à la fois l’inquiétude, mais aussi la capacité à faire face. Les intermédiaires ont sans doute gagné en sang-froid. Depuis le temps que les oiseaux de mauvais augure annoncent leur disparition du fait de l’arrivée des mutuelles sans intermédiaires, des bancassureurs, du direct, de l’Internet…, ils ont prouvé leur résistance. ?

1. Associations professionnelles, régulateurs, Union européenne.2. Assureur spécialisé dans la responsabilité civile des intermédiaires en assurance.3. Tous les résultats des baromètres des agents généraux et du courtage sur le www.argusdelassurance.com

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